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Les effets de la confession

samedi 28 novembre 2009

21. Les effets de la confession

L’effet principal de ce sacrement est la rémission du péché mortel par infusion de la grâce habituelle et rémission de la peine éternelle, et donc la réconciliation avec Dieu (cf. Catéchisme de l’Église catholique, n° 1468). Dans le sacrement de la Pénitence, Dieu nous pardonne nos péchés mortels et les péchés véniels, et nous confère et augmente la grâce sanctifiante. « Induimini Dominum Iesum Christum » — revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, disait saint Paul aux Romains. — C’est dans le sacrement de la Pénitence que nous nous revêtons, toi et moi, de Jésus-Christ et de ses mérites » (saint Josémaria, Chemin, n° 310). Celui qui avait commis un péché mortel récupère donc, par la confession, l’amitié avec Dieu — l’état de grâce — ; les portes du ciel s’ouvrent à lui, et la peine éternelle lui est pardonnée intégralement, mais la peine temporelle n’est pas toujours entièrement effacée. Il restera à la purger soit sur terre, en acceptant et offrant les difficultés de la vie et des privations volontaires ou en obtenant des indulgences, soit au purgatoire. C’est un aspect sur lequel je reviendrai. Le pénitent reçoit la grâce sacramentelle, c’est-à-dire la grâce propre au sacrement de pénitence, qui le rend fort pour la lutte intérieure et l’aide à éviter les péchés à l’avenir, notamment de retomber dans les mêmes fautes. La réception fréquente et régulière du sacrement de pénitence renforce toute la vie spirituelle, car elle rend l’âme plus fine, plus délicate et plus robuste. « Ce sacrement nous réconcilie avec l’Église. Le péché ébrèche ou brise la communion fraternelle. Le sacrement de Pénitence la répare ou la restaure. En ce sens, il ne guérit pas seulement celui qui est rétabli dans la communion ecclésiale, il a aussi un effet vivifiant sur la vie de l’Église qui a souffert du péché d’un de ses membres (cf. 1 Corinthiens 12, 26). Rétabli [en cas de péché mortel] ou affermi [dans le cas des péchés véniels] dans la communion des saints, le pécheur est fortifié par l’échange des biens spirituels entre les membres vivants du Corps du Christ, qu’ils soient encore en l’état de pèlerinage [sur terre] ou qu’ils soient déjà dans la patrie céleste » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 1469). La confession sacramentelle restitue la paix et la sérénité de la conscience et apporte la consolation spirituelle. « Lorsque vous sortez du confessionnal vous êtes en état de grâce ». L’état de grâce… Eh bien ! que voulez-vous, il n’y paraît pas beaucoup. Nous nous demandons ce que vous faites de la grâce de Dieu. Ne devrait-elle pas rayonner de vous ? Où diable cachez-vous votre joie ? » (G. Bernanos, Les Grands Cimetières sous la lune). Il n’en reste pas moins que la confession est « le sacrement de la joie », comme l’appelait saint Josémaria, joie de l’amour de Dieu retrouvé, joie de l’intimité accrue avec Dieu. Le pénitent ouvre ainsi « un nouvel espace pour la liberté » (Jean-Paul II, discours, 21 janvier 1983), car la confession rend libre, « de la liberté par laquelle le Christ nous a libérés » (Galates 4, 31).

(à suivre…)

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