
« Recevoir l’Eucharistie signifie se mettre en attitude d’adoration envers Celui que nous recevons. C’est ainsi, et seulement ainsi, que nous devenons un seul être avec Lui et que nous goûtons par avance, d’une certaine façon, la beauté de la liturgie céleste. » [1] S’intéresser aux fins dernières est (...)
Le royaume eschatologique demande une préparation. C’est un royaume qui vient, que nous attendons. Il n’est ni le monde ni l’Église : "L’Église pourvue des dons de son Fondateur et attachée à ses préceptes de charité, d’humilité et d’abnégation, reçoit la mission d’annoncer et d’instaurer en toutes les (...)
Le scapulaire. Pour en revenir à la liturgie, mentionnons le scapulaire du Mont Carmel. Par la bulle Sabbatine, le pape Jean XXII a accordé en 1322 le "privilège sabbatin", promettant "à ceux qui portent avec piété le scapulaire du Mont Carmel de les délivrer du purgatoire et de les faire entrer au (...)
Les suffrages. Les suffrages, puisque le mot a été prononcé, sont les messes que l’ont fait célébrer pour les défunts. Il faut savoir à ce propos que "le pape Grégoire le Grand aurait obtenu d’une révélation de Dieu la promesse que grâce au trentain l’âme serait délivrée du purgatoire et admise au paradis. (...)
C’est l’heure du jugement particulier. Nous nous présentons devant Dieu. Ce Dieu ne nous est pas inconnu. "Qui m’a vu a vu le Père", dit le Seigneur à Philippe qui venait de lui demander : "Montre-nous le Père, et cela nous suffit" [44]. Ce Dieu, le "Juste Juge" comme l’appelle l’Écriture [45], nous (...)
Bien des choses échappent à notre compréhension, car elles sont le fait de Dieu Tout-Puissant. Dans chaque cas, comme l’indique saint Thomas, "toute l’explication du fait se trouve dans la puissance de celui qui l’accomplit" [73] et qui est notre Dieu. Nous regroupons sous ce titre deux aspects : la (...)
c) Le ciel. Venons-en au ciel. Nous abordons ici de plein pied la liturgie céleste. Mais rappelons-nous ce que nous avons dit au sujet des indulgences plénières, du scapulaire, des suffrages, notamment le trentain grégorien. Il n’est pas exclu, malgré l’indignité de notre vie, que nous puissions (...)
B) Le Christ reviendra "juger les vivants et les morts" Le Livre de l’Apocalypse se clôt sur une invitation pressante : Amen ! Marana tha, "viens, Seigneur Jésus !" [97] "La résurrection de tous les morts, "des justes et des pécheurs" [98], précédera le Jugement dernier. Ce sera "l’heure où ceux qui (...)
D’après sainte Thérèse, tous les biens du monde sont incapables de faire goûter à l’homme en mille ans cette joie qui lui est donnée par Dieu en un seul instant [116]. Si la messe possède quatre finalités : de louange, d’adoration, d’expiation, d’impétration ou de demande, nous pouvons dire avec Benoît (...)
b) Le purgatoire. La deuxième voie présente un embranchement à son origine. En effet, "ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu’assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort une purification, afin d’obtenir la sainteté nécessaire pour entrer dans (...)
Nous avons relu avec respect [140], reconnaissance et admiration le texte sacré, nous rappelant ces paroles de saint Bède : « À celui qui possède l’amour de la Parole, sera aussi donnée l’intelligence pour comprendre cette Parole qu’il aime, tandis que celui qui n’aime pas la parole ne goûtera pas les (...)
L’annonce de l’Évangile aux païens n’est pas immédiate. Il ne semble pas que les apôtres aient compris le commandement missionnaire « Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples » (Mt 28, 19) comme impliquant l’évangélisation de tous les peuples. D’ailleurs, le Seigneur lui-même ne leur (...)
b) D’une toute autre importance que la conversion de l’eunuque est celle du centurion Corneille et de sa famille. Corneille nous est présenté comme un « homme pieux et craignant Dieu », lui « ainsi que toute sa maison ». En outre, « il faisait beaucoup d’aumônes au peuple et priait Dieu sans cesse » (...)
Laissons-nous donc gagner par cette conviction que la prière est l’arme toute-puissante dont nous disposons, bien souvent notre seul moyen d’action, mais que personne ne peut nous retirer. Nous pouvons toujours prier et, grâce à la prière, nous pouvons dire avec saint Paul : « Je puis tout en celui (...)
Arrivé chez Corneille, Pierre est invité à prendre la parole par Corneille en ces termes : « Maintenant nous sommes tous réunis devant Dieu, ou en présence de Dieu, pour entendre tout ce que Dieu t’a commandé de nous dire » (Ac 10, 33). Voilà la bonne attitude à avoir pour écouter ce que Dieu veut nous (...)
Nous savons que le jugement a lieu en deux temps et que la solution finale est bien le résultat de notre libre choix, formulé tout au long de notre vie jusqu’à l’instant de notre comparution devant celui que saint Paul appelle le « juste juge » (2 Tm 4, 8). La mort met un terme au « temps ouvert à (...)
Notre seconde conférence porte sur ce qu’il est convenu d’appeler « le concile de Jérusalem ». En réalité, comme nous l’avons vu en terminant notre premier exposé, nous devons commencer par étudier les réactions suscitées par la conversion de Corneille (a) avant d’aborder le concile proprement dit (b). (...)
Nous ne devons pas oublier, d’autre part, que dans notre vie c’est Dieu qui fait l’essentiel : nous, nous parlons en son nom et lui donne la croissance (voir 1 Co 3, 6). « Il n’est pas vrai que toutes les personnes de notre époque, en général et en bloc, soient hermétiques ou demeurent indifférentes à (...)
Ici se pose le problème de l’extra Ecclesiam nulla salus , « hors de l’Église, pas de salut ». Cette formule signifie que le salut vient nécessairement et exclusivement du Christ-tête, par l’Église qui est son Corps. « Appuyée sur la Sainte Écriture et sur la tradition, le concile enseigne que cette Église (...)
Pour certains auteurs, nous sommes en 49 [208]. Disons qu’il vaudrait mieux situer cette réunion vers 39-40 [209]. Faut-il parler d’assemblée ou de concile de Jérusalem. Certains préfèrent le mot d’assemblée ou d’« assemblée apostolique », puisque les apôtres sont présents au grand complet ? C’en est (...)
L’événement que nous venons de retracer peut nous aider à réfléchir notre acceptation des décisions de l’Église. Nous sommes tous tenus d’être unis à l’autorité ecclésiastique et d’adhérer à ses enseignements. La question du degré d’adhésion peut se poser et, de fait, est posée par certains, notamment par des (...)
II — SAINT PAUL EN MISSION ET À ROME Nous en venons à la dernière mission apostolique de saint Paul et à son séjour à Rome, sur lequel s’achève le Livre des Actes des apôtres. Que s’est-il passé au terme des deux années de captivité de l’apôtre des Gentils dans la Ville éternelle ? Nous ne le savons pas. (...)
Arrivé à Éphèse, Paul va rester dans cette ville de deux à trois ans, dans des conditions qui ne seront pas toujours faciles. En effet, « la première épître aux Corinthiens, écrite précisément à Éphèse, mentionne un « combat contre les bêtes » (1 Co 15, 32). […] ». On pense à « une tribulation endurée par (...)
Quelques lignes plus bas, le Livre des Actes raconte que « parmi ceux qui s’étaient adonnés aux pratiques superstitieuses, beaucoup apportèrent leurs livres et les brûlèrent devant tout le peuple. On en estima la valeur : cela faisait cinquante mille pièces d’argent » (Ac 19, 19), c’est-à-dire une (...)
Sur le chemin du retour, Paul, que Luc a rejoint comme l’authentifie le style du récit qui passe au pluriel, « nous » (voir Ac 20, 5), Paul donc s’arrête à Troas où il passe une semaine [240]. Là, « le premier jour de la semaine, comme nous étions assemblés pour la fraction du pain » (Ac 20, 7), Paul (...)
Revenons à Troas ou Troade, où nous retrouvons Paul en train de prêcher l’Évangile. Intervient ici l’épisode du jeune Eutyque qui, « assis sur le bord de la fenêtre » (Ac 20, 9), « s’endormit profondément » pendant le discours de Paul et se tua en tombant du troisième étage. La précision de la hauteur (...)
À Milet, Paul fait venir les anciens d’Éphèse. Il leur adresse un discours d’adieu émouvant. Il rappelle d’abord « comment, depuis le premier jour où j’ai mis les pieds en Asie, je me suis toujours comporté avec vous, servant le Seigneur en toute humilité, au milieu des larmes et des épreuves que me (...)
Paul et Luc abordent à Tyr. « Ayant trouvé les disciples, nous passâmes sept jours chez eux. Inspirés par l’Esprit, ils disaient à Paul de ne pas monter à Jérusalem » (Ac 21, 4). Il faut probablement comprendre qu’ils connaissent pas révélation les souffrances qui attendent Paul et que, dans l’affection (...)
Nous ne pouvons pas suivre en détail les épisodes, particulièrement denses, de la vie de Paul à Jérusalem que saint Luc décrit. Soulignons seulement qu’au moment où le centurion va le faire flageller, Paul fait état de sa condition de citoyen romain. Il ne le fait certainement pas pour échapper à la (...)
Les Juifs de Rome ignorent tout de l’apostolat de Paul et de ses avatars en Judée (voir Ac 28, 21). Ils viennent l’écouter au jour convenu. « Paul leur exposa, avec force témoignages, le royaume de Dieu, cherchant à les persuader, à partir de la Loi de Moïse et des prophètes, de ce qui concerne Jésus (...)
Le concile Vatican II présente encore l’Église comme Peuple de Dieu, image qu’il privilégie par rapport à celle de Corps mystique, qui reste, bien entendu, pleinement valide. Or, il existe une solidarité entre les membres d’une même communauté, d’un même peuple. À fortiori quand ce peuple n’a pas pour (...)
« Les chevaliers et les dames doivent aujourd’hui encore veiller à être des « soldats du Christ », combattant par la parole et le témoignage personnel pour la solution de myriades de problèmes du monde moderne. Ils ne livrent pas bataille pour la possession d’une ville particulière mais pour le monde (...)
Nous avons survolé une partie de la vie de l’Église primitive et de l’intense activité missionnaire qui a été la sienne. Nous avons assisté, en particulier, à l’ouverture de l’évangélisation aux païens, d’abord en la personne d’un Éthiopien, puis en celle du centurion Corneille et de toute sa maison. Nous (...)
La piété mariale [292] Tout ce que nous avons rappelé de notre Mère du ciel, la Panaghia des Orientaux, et du coup l’Hodigitria, celle qui nous conduit à Jésus, tout ce que nous avons pu vanter de ses qualités et de son excellence, de son rôle aux côtés de son Fils, de sa prière pour que son règne (...)
I. La dévotion mariale dans les premiers siècles chrétiens Nul ne s’étonnera si je commence l’exposé de la piété mariale à l’aube du christianisme par la prière de Marie (A). Il y aurait évidemment matière à un exposé indépendant. Je devrai être très succinct et évocateur. C’est dans un deuxième temps que (...)
La Visitation et le Magnificat Arrêtons-nous un peu à cette scène de la Visitation qui est tout entière une prière à deux, et même à quatre voix. D’abord Marie « entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth » (Lc 1, 40). Le cardinal de Bérule fait observer que Marie, jusqu’à présent silencieuse, « (...)
Nous n’aurions point de trop d’une séance consacrée rien qu’au Magnificat. « En Notre Dame, nous avons le plus bel exemple de la fidélité à la Parole divine. (Marie) a cru en l’accomplissement des paroles qui lui avaient été dites de la part du Seigneur (cf. Lc 1, 45) ; elle a espéré contre toute espérance (...)
« Désormais, toutes les générations me proclameront bienheureuse ! » (Lc 1, 48). « Cette parole de la mère de Dieu rapportée par saint Luc, comporte tout à la fois une prophétie et une mission confiée à l’Église de tous les temps. (...) L’Église n’a pas d’elle-même inventé quelque chose de nouveau (...)
B) La prière à Marie Dès les origines de l’Église, au moins depuis saint Justin (+ 165), la Mère de Jésus est appelée « La Vierge ». Ce titre lui est attribué bien avant celui de « Mère de Dieu ». Elle est et elle demeure dans le peuple chrétien : la Sainte Vierge. (...) « Le Prince de ce monde a ignoré la (...)
II. La dévotion mariale aujourd’hui Puisque la prière liturgique ou communautaire est la première manifestation du culte que nous devons rendre à Dieu, aussi bien directement qu’indirectement en passant par les saints, je commencerai par cet aspect (A) avant de préciser quelques points relatifs aux (...)
Au nombre des solennités, nous avons le 1er janvier la Maternité divine de Marie, première fête mariale de la liturgie romaine, au VIIe siècle et principale solennité de nos jours, celle qui commande toutes les autres célébrations des mystères de notre Seigneur ; l’Annonciation le 25 mars ; l’Assomption (...)
B) Les prières les plus courantes Les prières mariales que nous récitons le plus fréquemment nous conduisent à la proximité du Seigneur et de tout le mystère de la Rédemption : il s’agit avant tout de l’Ave Maria, de l’Angélus et du saint Rosaire [340]. L’Ave Maria ne se compose, mis à part la demande (...)
Le saint Rosaire est comme un résumé de l’histoire du Salut, qui présente à notre méditation les différentes étapes, complétées par Jean-Paul II, de la vie cachée et publique du Seigneur, du mystère de sa Passion, de sa mort et de sa Résurrection, et l’achèvement de cette histoire dans lequel il « (...)
D’autres prières font les délices des enfants de Marie. Vers le XVe siècle, apparaît le Memorare, « Souvenez-vous », longtemps été attribuée à saint Bernard (1090-1153) : « Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, (...)
En Marie se reconnaissent « Les femmes illustres Comme les femmes inconnues Celles qui font de l’ordinaire du quotidien Une célébration de la vie » [357]. Saint Alphonse-Marie de Ligori a exalté Les gloires de Marie. Dans notre pays, saint Louis-Marie Grignion de Montfort s’est fait le chantre de la (...)
Ipsa conteret ! Voici qu’« un grand signe apparut dans le ciel : une Femme » (Ap 12, 1). Encore et toujours une Femme. Sans autre précision. Mais nous savons désormais qui est cette Femme. Voici « une Femme vêtue du soleil, la lune sous les pieds et une couronne de douze étoiles sur la tête » (Ap 12, (...)