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Les actes du pénitent

samedi 28 novembre 2009

10. Les actes du pénitent

a) La contrition. C’est « une douleur de l’âme et une détestation du péché commis avec la résolution de ne plus pécher à l’avenir » (concile de Trente, cité par le Catéchisme de l’Église catholique, n° 1451). « Quand elle provient de l’amour de Dieu aimé plus que tout, la contrition est appelée « parfaite » (contrition de charité). Une telle contrition remet les fautes vénielles ; elle obtient aussi le pardon des péchés mortels, si elle comporte la ferme résolution de recourir dès que possible à la confession sacramentelle (cf. concile de Trente) » (Ibid., n° 1452). Cependant si l’on a commis un péché mortel, il ne faut pas communier avant de recevoir l’absolution sacramentelle même si l’on pense que la contrition est parfaite, « à moins d’un motif grave et qu’il [le fidèle] ne soit dans l’impossibilité de se confesser » (Code de droit canonique, canon 916) avant de communier. La contrition est dite « imparfaite » (ou « attrition ») quand elle « naît de la considération de la laideur du péché ou de la crainte de la damnation éternelle et des autres peines dont est menacé le pécheur (contrition par crainte). Un tel ébranlement de la conscience peut amorcer une évolution intérieure qui sera parachevée sous l’action de la grâce, par l’absolution sacramentelle. Par elle-même, cependant, la contrition imparfaite n’obtient pas le pardon des péché graves, mais elle dispose à l’obtenir dans le sacrement de la Pénitence » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 1453). Pour recevoir avec profit le sacrement de la pénitence, il est fondamental de provoquer dans l’âme la douleur des péchés. Et pour cela le mieux est de considérer l’amour de Dieu envers nous, et la façon dont nous devons y répondre. b) Le deuxième acte du pénitent est l’aveu ou confession de ses péchés. En effet, la confession est l’aveu de ses péchés fait à un prêtre. En réalité, c’est à Dieu que l’on se confesse. C’est pourquoi le fait que ce soit tel abbé ou un autre n’a, en soi, pas d’importance, même si, nous le verrons, il est souhaitable de se confesser toujours au même prêtre. « Les pénitents doivent, dans la confession, énumérer tous les péchés mortels dont ils ont conscience après s’être examinés sérieusement, même si ces péchés sont très secrets et s’ils ont été commis seulement contre les deux derniers préceptes du Décalogue (cf. Exode 20, 17 ; Matthieu 5, 28), car parfois ces péchés blessent plus grièvement l’âme et sont plus dangereux que ceux qui ont été commis au su de tous » (concile de Trente, cité Ibid., n° 1456). Les deux derniers commandements portent sur des péchés internes, c’est-à-dire non matérialisés par le passage à l’acte, concernant les pensées en rapport avec la sainte pureté et la convoitise des biens matériels.

(à suivre…)

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