Mgr Dominique Le Tourneau

L’apôtre de la paix (2)

Accueil > Articles et conférences > L’apôtre de la paix (2)

B) Les organisations et conférences internationales

1. La présence et l’action du saint-siège

Le saint-siège est présent à l’O.N.U. et dans de nombreuses organisations internationales, soit comme observateur, soit comme membre permanent. À l’occasion de la 40e Assemblée générale de l’O.N.U., Jean Paul II adresse un message appelant à renforcer l’autorité des Nations Unies au service de la paix (1985).
Parlant de la présence du saint-siège dans la communauté internationale, le cardinal Angelo Sodano, Secrétaire d’État (« Premier ministre » du pape), disait que, « en théorie, il n’y aurait pas d’obstacle à ce que le Saint-Siège devienne éventuellement membre à part entière de l’Organisation des Nations Unies. Cela ne constituerait même pas une nouveauté pour le Saint-Siège si l’on pense à ce qu’il en est auprès de certaines agences spécialisées appartenant au système de l’ONU » (à Sondrio, sept. 2003).
Jean Paul II adresse une lettre aux chefs d’État du monde entier, ainsi qu’au Secrétaire général des Nations-Unis, à propos de la Conférence internationale sur « population et développement », organisée au Caire (5-13 septembre 1994), à laquelle le saint-siège envoie une délégation : personne n’a le droit de manipuler une institution aussi fondamentale que la famille, y déclare-t-il. L’année suivante, le saint-siège participe aussi à la Conférence internationale sur la femme, à Pékin (4-15 septembre). Ces deux grands forum sont l’occasion de défendre la dignité de la femme et de la famille, et de manifester une opposition à la théorie du gender. Celle-ci voudrait que la différence sexuelle soit secondaire pour fonder le lien social du mariage et de la famille, supplantée par le « genre sexuel », indépendant du féminin et du masculin, constitué subjectivement par chacun, au profit de l’hétérosexualité, l’homosexualité, le transsexualisme, etc.

2. Les visites du pape

Les visites les plus mémorables des Pontifes romains sont évidemment celles qu’ils ont rendues à l’O.N.U. Après Paul VI, le 4 octobre 1965, s’écriant « jamais plus la guerre ! jamais plus la guerre ! », ce fut à Jean-Paul II de se rendre à New-York, une première fois le 2 octobre 1979 : « Dans l’intérêt de qui pourrait-il y avoir une nouvelle guerre ? » s’interroge-t-il, avant d’énumérer les droits inaliénables de l’homme, de rappeler la primauté des valeurs spirituelles, de relever les injustices, réclamer la liberté religieuse et souhaiter que « toutes les nations, même les plus petites, même celles qui ne jouissent pas encore de la pleine souveraineté et celles auxquelles celle-ci a été enlevée par la force, puissent se trouver dans une pleine égalité avec les autres dans l’Organisation des Nations Unies ». Puis, le 5 octobre 1995, pour le 50e anniversaire de la fondation de l’organisation, le pape rappelle la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, exprimant son regret qu’il « n’existe pas encore d’accord international analogue qui traite des droits des nations dans leur ensemble. […] C’est l’effort commun pour édifier la civilisation de l’amour, fondée sur les valeurs universelles de la paix, de la solidarité, de la justice et de la liberté. Et « l’âme » de la civilisation de l’amour, c’est la culture de la liberté. »
S’exprimant à son tour à la tribune des Nations-Unies en 2008, le pape Benoît XVI déclarait, entre autres : « Le dialogue doit être reconnu comme le moyen par lequel les diverses composantes de la société peuvent confronter leurs points de vue et réaliser un consensus autour de la vérité concernant des valeurs ou des fins particulières. Il est de la nature des religions librement pratiquées de pouvoir mener de manière autonome un dialogue de la pensée et de la vie. Si, à ce niveau là aussi, la sphère religieuse est séparée de l’action politique, il en ressort également de grands bénéfices pour les personnes individuelles et pour les communautés. D’autre part, les Nations unies peuvent compter sur les fruits du dialogue entre les religions et tirer des bienfaits de la volonté des croyants de mettre leur expérience au service du bien commun. Leur tâche est de proposer une vision de la foi non pas en termes d’intolérance, de discrimination ou de conflit, mais en terme de respect absolu de la vérité, de la coexistence, des droits et de la réconciliation. » Il a demandé qu’un conception universelle des droits de l’homme soit promue par les États membres, invitant ceux-ci à protéger leurs concitoyens contre les violations de ces droits fondamentaux.

3. L’Europe

L’Église s’est toujours intéressée à l’Europe. Les facteurs historiques l’expliquent. L’actualité ne le dément pas (cf. Le Vatican et la politique européenne, sous la direction de Joël-Benoît d’Onorio, Paris, Mame, 1994).
L’admission des pays d’Europe centrale et orientale dans l’Union européenne est une « dette de justice » à l’égard de pays qui se sont libérés eux-mêmes du communisme, tout en réclamant le respect des souverainetés nationales et des minorités ethniques. On ne peut pas se résigner aux « fractures artificielles » qui affectent l’Europe à la suite de la IIe Guerre mondiale (Jean-Paul II, St-Jacques de Compostelle, 1982). Jean Paul II précisait devant le Conseil de l’Europe : « Les pays membres de votre Conseil ont conscience de n’être pas toute l’Europe ; en exprimant le vœu ardent de voir s’intensifier la coopération, déjà ébauchée avec les autres nations, particulièrement du Centre et de l’Est, j’ai le sentiment de rejoindre le désir de millions d’hommes et de femmes qui se savent liés par une histoire commune et qui espèrent un destin d’unité et de solidarité à la mesure de ce contient » (Strasbourg, 1988). « Mon vœu de Pasteur suprême de l’Église universelle, venu de l’Europe de l’Est et qui connaît les aspirations des peuples slaves, cet autre « poumon » de notre même patrie européenne, mon vœu est que l’Europe, se donnant souverainement des institutions libres, puisse un jour se déployer aux dimensions que lui ont données la géographie et plus encore l’histoire » (au Parlement européen, 1988). On peut dire que ce vœu a été entendu, avec l’élargissement de l’Europe à 23 membres. Mais « il n’y aura pas d’unité en Europe tant qu’elle ne sera pas fondée sur l’unité de l’esprit. Ce fondement très profond de l’unité fut apporté à l’Europe et consolidé au cours des siècles par le christianisme, grâce à son Évangile, à sa compréhension de l’homme et à sa contribution au développement de l’histoire des peuples et des nations » (millénaire du martyre de saint Adalbert, 1997).
Évoquons en quelques traits le rôle joué par le pape Wojtyla dans la chute du système communiste. Pour le Secrétaire perpétuel de l’Académie Française, Mme Hélène Carrère d’Encausse, le pape « s’est posé en champion de l’Europe, se réclamant d’une conception qui n’est plus une unité militante tirée des idéologies, mais en en appelant à ce qui unit spirituellement et culturellement les deux parties de l’Europe, c’est-à-dire le christianisme. C’est ce qui a donné tant de force à son message ». Quant à Michaïl Gorbatchev, ancien président du Soviet suprême de l’U.R.S.S., il pourra déclarer en 1992 : « Aujourd’hui, on peut dire que rien de ce qui est arrivé en Europe de l’Est au cours de ces dernières années n’aurait été possible sans la présence de ce pape, sans le grand rôle — même politique — qu’il a su jouer sur la scène internationale. On passe des deux blocs aux deux poumons indispensables pour l’avenir de l’Église et du monde. Ce qui était considéré comme une opposition de forces devient alors une conjonction, en faveur de la promotion des personnes et des peuples » (dans La Stampa).
« À propos de l’Europe, je voudrais vous assurer que je suis attentivement la période qui s’ouvre avec la signature du « Traité de Lisbonne », déclarait Benoît XVI au Corps diplomatique en 2008. Cette étape relance le processus de construction de la « maison Europe », qui « sera pour tous un lieu agréable à habiter seulement si elle est construite sur une solide base culturelle et morale de valeurs communes que nous tirons de notre histoire et de nos traditions » (Rencontre avec les Autorités et le Corps diplomatique, Vienne, 7 septembre 2007) et si elle ne renie pas ses racines chrétiennes ».
En 1992, la Secrétairerie d’État publie un aide-mémoire sur la participation du saint-siège à la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (C.S.C.E.). L’action du saint-siège à cette Conférence se centre sur la proclamation et la défense de la liberté de religion, présente dans le document final de 1989. Il contribue à ce que la « Charte pour une nouvelle Europe » élaborée par le sommet des chefs d’État réunis à Paris, en 1990, à la demande de Gorbatchev, qui avait tenu à y associer le saint-siège, pose le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales comme un des piliers de la nouvelle Europe.
Par la lettre apostolique Egregæ virtutis « d’une vertu éminente », Jean Paul II déclare les saints Cyrille et Méthode patrons de l’Europe, en même temps que saint Benoît (1980). Par la lettre apostolique Spes ædificandi « l’espoir de construire », le pape nomme sainte Brigitte de Suède, sainte Catherine de Sienne et sainte Thérèse Bénédicte de la Croix (Édith Stein) co-patronnes de l’Europe (1999). La lettre apostolique Euntes in mundum « allez dans le monde », marque le millénaire du baptême de la Rus de Kiev’. Elle est accompagnée d’un message, Magnum Baptismi donum « le grand don du baptême », aux catholiques d’Ukraine, encore sous régime soviétique (1988).

C) L’action du pape à la charnière de l’Église et des États

1. L’action des nonces apostoliques

Selon le Code de droit canonique, les nonces , ou légats pontificaux, ont pour office « de représenter le Pontife romain [le pape] lui-même de façon stable auprès des Églises particulières ou également auprès des États et des Autorités publiques auprès de qui ils sont envoyés ». Leur fonction principale est de « rendre toujours plus solides et efficaces les liens d’unité qui existent entre le Siège apostolique et les Églises particulières ». Par tradition, une tradition qui remonte au Congrès de Vienne de 1815, le représentant du saint-siège est le doyen du corps diplomatique des pays alors parties prenantes à l’accord. Cette qualité a été reconnue par des pays nouvellement indépendants ou ayant recouvré leur indépendance après l’effondrement du système marxiste.
Les nonces doivent s’efforcer « d’encourager ce qui concerne la paix, le progrès et la coopération des peuples ». Accrédités auprès des États, ils ont pour charge particulière « 1° de promouvoir et d’entretenir des rapports entre le Siège apostolique et les autorités de l’État ; 2° de traiter les questions concernant les relations de l’Église et de l’État et, en particulier, de travailler à l’élaboration et à la mise en œuvre des concordats et autres conventions du même genre ».
Lorsque les efforts diplomatiques sont inopérants, le pape envoie un « représentant du pape », qui n’est donc pas un délégué officiel du saint-siège, pour applanir les difficultés.

2. La revendication de la liberté religieuse

À la suite du Concile Vatican II et de sa déclaration Dignitatis humanæ sur la liberté religieuse (cf. Fr. Basile, La Liberté religieuse et la Tradition catholique. Un cas de développement doctrinal homogène dans le magistère authentique, Abbaye Sainte-Madeleine, Le Barroux, ), Jean-Paul II a fait de la revendication de la liberté religieuse un aspect essentiel de la question des droits de l’homme et de la coopération entre les peuples (cf. Roland Minnerath, Le droit de l’Église à la liberté religieuse. Du Syllabus à Vatican II, Paris, Beauchesne, 1982). « La liberté religieuse, entendue comme le droit de vivre dans la vérité de sa foi et conformément à la dignité transcendante de sa personne », est « la source et la synthèse » des droits de l’homme (Centesimus annus). Elle permet aussi de faire progresser l’œcuménisme et les relations fraternelles entre les différentes religions, en vue d’unir leurs efforts pour créer une société plus respectueuse de l’homme. « Le droit à la liberté de religion est si étroitement lié aux autres droits fondamentaux que l’on peut soutenir à juste titre que le respect de la liberté religieuse est comme un « test » pour l’observance des autres droits fondamentaux. […] Même si un État accorde une protection spéciale à une religion, il a l’obligation de garantir par ailleurs aux minorités religieuses les libertés personnelles et communautaires qui découlent du droit commun à la liberté religieuse dans la société civile » (au Corps diplomatique, 1989). Quand les hommes ne sont pas libres d’exprimer leurs convictions religieuses, nous sommes en présence d’une « violation très grave qui déshonore l’humanité » (aux évêque canadiens, 1984) (cf. La liberté religieuse dans le monde. Analyse doctrinale et politique, sous la direction, de Joël-Benoît d’Onorio, Paris, Éditions Universitaires, 1991).
Le pape Benoît XVI dira pour sa part que « le Christ est venu pour sauver l’homme réel et concret, qui vit dans l’histoire et dans la communauté, et c’est pourquoi le christianisme et l’Église, dès les origines, ont également eu une dimension et une vertu publiques. Comme je l’ai écrit, dans l’encyclique Deus caritas est (cf. nos 28-29), sur les relations entre religion et politique, ajoute le pape, Jésus-Christ a apporté une nouveauté substantielle, qui a ouvert la voie à un monde plus humain et plus libre, à travers la distinction et l’autonomie réciproque entre l’Etat et l’Église, entre ce qui est à César et ce qui est à Dieu (cf. Mt 22, 21). La liberté religieuse elle-même, que nous percevons comme une valeur universelle, particulièrement nécessaire dans le monde d’aujourd’hui, trouve ici sa racine historique ».
Nous pouvons ranger dans cette catégorie que nous avons qualifiée « d’action charnière » la lettre de Benoît XVI aux catholiques chinois, en date du 27 mai 2007 (DC 104 (2007), p. 664-679), par laquelle il donne des orientations concernant la vie de l’Église et l’œuvre d’évangélisation en Chine, lettre acccompagnée d’une note explicative (Ibid., p. 680-682).

3. Les voyages pastoraux dans le monde

Jean Paul II a effectué 104 voyages pastoraux dans le monde, dont huit en France (cf. Christine de Montclos, Les voyages de Jean-Paul II. Dimensions sociales et politiques, Paris, Centurion, 1990). Il en a résumé la finalité en ces termes : « Faire en sorte que le message évangélique continue à modeler toujours davantage nos cœurs, se projetant avec force et efficacité sur toutes les structures de la coexistence civique et sociale » (au Pt Stroessner, Asunción, 1988). De retour de son 100e voyage apostolique, qui l’a conduit en Croatie (5-9 juin 2003), il a précisé : « Dès le jour de mon élection comme évêque de Rome, le 16 octobre 1978, j’ai profondément ressenti la priorité du commandement de Jésus : « Allez de par le monde prêcher l’Évangile à toute créature. » Je me suis donc senti le devoir d’imiter l’apôtre Pierre qui allait rendre visite à tous pour confirmer et consolider la vitalité de l’Église dans la fidélité et au service de la vérité ; pour dire à tous que Dieu les aime ; et pour recevoir d’eux l’encouragement et l’exemple de leur bonté, de leur foi. » Il a ajouté : « Pendant tous ces voyages, je me suis senti comme un pèlerin visitant le sanctuaire de son peuple. J’ai pu reconnaître le Christ, parfois défiguré sur la croix ou resplendissant comme au matin de Pâques. » Conservant dans son cœur et sa mémoire le souvenir émouvant des grands rassemblements du Peuple de Dieu, il n’a « jamais oublié les jeunes, espérance de l’Église et du pape : sur leurs visages joyeux et pensifs, j’ai vu une génération prête à se mettre généreusement à la suite du Christ, et à construire la civilisation de l’amour ». Ces voyages ont « servi le rapprochement réel et concret et même la fraternité universelle entre les peuples, […] servi à écarter toujours davantage les barrières de toutes sortes qui divisent entre eux les différents systèmes » (au sacré Collège, 1979).
Jean Paul II a réuni des foules considérables, inégalées dans l’histoire de l’humanité : de 6 à 10 millions à Mexico (2002), 4 à Manille (1995), 2 à Katowice et Jasna Gora (1983), Cracovie (1982, 1983 et 1987), Rome (2000), etc.
Certains voyages ont été particulièrement délicats et difficiles : Pays-Bas (1985), où l’épiscopat se trouvait divisé et où des « punks » ont crié « le pape dehors, pape retourne à Rome » ; Nicaragua, où des slogans marxistes sont martelés par haut-parleur pendant la messe et où le monde entier verra à la télévision Jean Paul II tancer, à son arrivée, le franciscain E. Cardenal, devenu ministre du gouvernement sandiniste (1983) ; Chili, où des manifestants anti-Pinochet se produisent dans le stade (1987). Les portes de certains pays refusent encore de s’ouvrir au pape : des pays « socialistes » d’Asie, comme la Chine, la Corée du Nord ou le Vietnam, auxquels Jean Paul II a cependant adressé des messages, des pays musulmans comme l’Arabie Séoudite, la Mauritanie ou la Malaisie, mais aussi des pays orthodoxes (la Géorgie a été le premier pays orthodoxe à recevoir un pape, en 1998), notamment la Russie, où en 2002 encore, le patriarche Alexis II refuse d’inviter Jean Paul II, malgré les pressions du président Poutine, arguant que la création de diocèses catholiques romains en Russie est « un signe de prosélytisme » inadmissible. C’est encore le cas d’un pays comme l’Irak, en raison de la situation politique.
Au cours de son voyage en Terre Sainte (2000), Jean Paul II passe sans solution de continuité de l’esplanade des Mosquées au Mur des Lamentations, et à la basilique du Saint Sépulcre, unissant dans un unique parcours d’amour musulmans, juifs et chrétiens.
Ces voyages coïncident souvent avec des événements particuliers : béatifications et canonisations, congrès eucharistique international (Kenya, 1985, Colombie, 1987, Corée du Sud, 1989), réunion de conférences d’évêques (Amérique latine, à Puebla, en 1979, et à Saint-Domingue, en 1992 ; Pacifique, aux Îles Fidji, 1986 ; Afrique australe, 1988, etc.), Katolikentag d’Autriche (1983), 450e anniversaire de la Confession d’Augsbourg (Allemagne, 1980), 4e centenaire de la mort de sainte Thérèse d’Avila (Espagne, 1982), 5e centenaire de l’évangélisation de l’Amérique (Saint-Domingue, 1992). En 2002, de Pologne, Jean-Paul II consacre l’humanité à la divine miséricorde, selon l’inspiration de sœur Faustine Kowalska, par lui canonisée deux ans plus tôt.
Benoît XVI a déjà effectué onze déplacements hors d’Italie, dont deux en Allemagne, son pays d’origine. Il vient de se rendre au Cameroun pour ouvrir le deuxième synode des évêques consacré à l’Afrique et en Angola pour le 500e anniversaire de l’évangélisation de ce pays ;
Ces voyages sont aussi l’occasion pour le pape d’effectuer des pèlerinages personnels (Sacré-Cœur de Montmartre, 1980, Fatima, 1982, Lourdes, 1983, Ars, 1986, etc.). Benoît XVI à son village natal de Marktl-am-Inn, en Bavière, le 11 septembre 2006. La rencontre avec les Églises locales lui permet « de connaître ainsi de près la vie des communautés chrétiens des divers continents », et des autres Églises et communautés ecclésiales, du judaïsme, de l’islam, et des autres religions. S’il a voulu les rencontrer, a déclaré Benoît XVI, c’est « pour réaffirmer avec conviction que c’est la tâche concrète de l’Église catholique pour la reconstruction de la pleine unité entre les chrétiens, pour son ouverture au dialogue et à la collaboration avec tous pour l’édification d’un monde meilleur ».

(à suivre...)

Dans la même rubrique