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	<title>Mgr Dominique Le Tourneau</title>
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		<title>Le d&#233;roulement de la liturgie des heures</title>
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		<dc:creator>Dominique Le Tourneau</dc:creator>



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&lt;p&gt;B) Le d&#233;roulement de la Liturgie des Heures &lt;br class='autobr' /&gt;
Je me limiterai ici au d&#233;roulement de la Liturgie des Heures dans le temps ordinaire, omettant, sauf exception, toutes les particularit&#233;s propres aux diff&#233;rents temps liturgiques. L'office est introduit par l'invitatoire : &#171; Seigneur, ouvre mes l&#232;vres. Et ma bouche publiera ta louange &#187;, suivi du psaume 94. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les laudes sont destin&#233;es &#224; sanctifier les heures du matin, comme l'exprime saint Basile le Grand : &#171; Louange du matin, pour consacrer &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.dominique-le-tourneau.fr/-La-liturgie-des-heures-" rel="directory"&gt;La liturgie des heures&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.dominique-le-tourneau.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton128-c5430.jpg?1769177553' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;B) Le d&#233;roulement de la Liturgie des Heures&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me limiterai ici au d&#233;roulement de la Liturgie des Heures dans le temps ordinaire, omettant, sauf exception, toutes les particularit&#233;s propres aux diff&#233;rents temps liturgiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'office est introduit par l'invitatoire : &#171; Seigneur, ouvre mes l&#232;vres. Et ma bouche publiera ta louange &#187;, suivi du psaume 94.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les laudes sont destin&#233;es &#224; sanctifier les heures du matin, comme l'exprime saint Basile le Grand : &#171; Louange du matin, pour consacrer &#224; Dieu les premiers mouvements de notre &#226;me et de notre esprit, pour que nous n'entreprenions rien avant de nous &#234;tre r&#233;jouis &#224; la pens&#233;e de Dieu, selon ce qui est &#233;crit : &#171; Je me suis souvenu de Dieu et j'y ai pris mes d&#233;lices &#187; (Ps 76, 4), et pour que nos corps, de m&#234;me, ne se mettent pas au travail avant que nous ayons accompli ce qui est &#233;crit : &#171; Je dirigerai vers toi ma pri&#232;re, Seigneur ; au matin tu exauceras ma voix ; au matin je me tiendrai devant toi et je te verrai &#187; (Ps 5, 4-5) &#187; . Cette Heure &#233;voque aussi la R&#233;surrection du Christ, &#171; lumi&#232;re v&#233;ritable &#233;clairant tous les hommes &#187; (Jn 1, 9), &#171; soleil de justice &#187; (Mi 3, 20) et &#171; soleil levant qui vient d'en-haut &#187; (Lc 1, 78). &#171; Le matin il faut prier, dit saint Cyprien, afin que la R&#233;surrection du Seigneur soit c&#233;l&#233;br&#233;e par une pri&#232;re matinale &#187; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'office du matin commence par le verset d'introduction : &#171; Dieu, viens &#224; mon aide. Seigneur, &#224; notre secours &#187;, suivi du &#171; Gloire au P&#232;re... &#187; avec &#171; Au Dieu qui est... &#187; et l'All&#233;luia, omis en car&#234;me. Puis on chante ou l'on r&#233;cite l'hymne appropri&#233;e. Dans la c&#233;l&#233;bration communautaire, le chant doit &#234;tre pr&#233;f&#233;r&#233; &#224; la simple r&#233;citation. Saint Paul ne disait-il pas : &#171; Chantez &#224; Dieu de tout votre c&#339;ur avec reconnaissance, par des psaumes, des hymnes et des cantiques inspir&#233;s &#187; (Col 3, 16) ; &#171; R&#233;citez entre vous des psaumes, des hymnes et des cantiques inspir&#233;s ; chantez et c&#233;l&#233;brez le Seigneur de tout votre c&#339;ur &#187; (Ep 5, 1) ? Nous nous rappelons que, selon saint Augustin, qui cantat, bis orat. L'hymne a pour objet &#171; de donner &#224; chaque Heure ou &#224; chaque f&#234;te sa tonalit&#233; propre, et de rendre plus facile et plus joyeuse l'entr&#233;e dans la pri&#232;re &#187; (n&#176; 42).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Liturgie des Heures &#171; a recueilli le meilleur de la production hymnodique latine de l'Antiquit&#233; et du Moyen &#194;ge, ainsi que certaines pi&#232;ces modernes, en tout 291 hymnes&#034; . Les hymnes fran&#231;aises sont pour la plupart des cr&#233;ations contemporaines, faites avant tout pour &#234;tre chant&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'hymne est suivie de la psalmodie, &#224; savoir un psaume, un cantique de l'Ancien Testament et enfin un psaume de louange. En soi, le psaume est, pour reprendre des termes de saint Ambroise de Milan, &#171; la b&#233;n&#233;diction du peuple, la louange de Dieu, l'acclamation du peuple, l'applaudissement de tous, le discours universel, la voix de l'&#201;glise, la confession de foi retentissante, la d&#233;votion pleine d'autorit&#233;, la joie de la libert&#233;, l'expression du contentement, l'&#233;cho de la f&#233;licit&#233; &#187; . &#192; chaque Heure, &#171; chaque psaume est pr&#233;c&#233;d&#233; d'un titre indiquant son sens et son importance pour la vie humaine du croyant. (...) Pour faciliter la pri&#232;re &#224; la lumi&#232;re de la R&#233;v&#233;lation nouvelle, une phrase du Nouveau Testament et des P&#232;res y est ajout&#233;e, qui invite &#224; prier dans le sens christologique &#187; (n&#176; 111). Apr&#232;s le psaume vient la lecture br&#232;ve d'un texte de l'&#201;criture, diff&#233;rent chaque jour. Puis on dit avec son antienne le cantique de Zacharie, le Benedictus. des pri&#232;res d'intercession pour consacrer &#224; Dieu la journ&#233;e et le travail, le Notre P&#232;re et l'oraison de conclusion. La c&#233;l&#233;bration communautaire s'ach&#232;ve par une b&#233;n&#233;diction, si un pr&#234;tre ou un diacre la pr&#233;side.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'office du matin, vient l'office des lectures, qui propose &#171; une riche m&#233;ditation de la Sainte &#201;criture ainsi que les plus belles pages des auteurs spirituels &#187; (n&#176; 55). Il a &#233;t&#233; longuement question des &#201;critures lors de notre retraite &#224; Saint-Walfroy, l'an dernier. Je ne m'y attarderai donc pas. Une citation de saint Augustin suffira &#224; nous en rappeler l'importance : &#171; Dieu nous parle par ses lectures, parlons-lui par nos pri&#232;res. Si nous &#233;coutons avec ob&#233;issance ses paroles, il habitera en nous, celui que nous implorons &#187; . Comme la pri&#232;re des fid&#232;les &#171; doit aller de pair avec la lecture de la Sainte &#201;criture, pour que s'&#233;tablisse le dialogue entre Dieu et l'homme &#187;, car &#171; nous lui parlons quand nous prions, mais nous l'&#233;coutons quand nous lisons les oracles divins &#187;, &#233;crit saint Ambroise , l'office divin &#171; comporte &#233;galement des psaumes, une hymne, une oraison et d'autres formulaires ; il pr&#233;sente le caract&#232;re d'une v&#233;ritable pri&#232;re &#187; (n&#176; 56). Les psaumes sont au nombre de trois, ou d'autant de sections de psaume si le psaume est trop long. &#171; Entre la psalmodie et les lectures, on dit habituellement un verset qui fait passer, dans la pri&#232;re, de la r&#233;citation des psaumes &#224; l'audition des lectures &#187; (n&#176; 63).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re lecture est biblique et &#171; suit un cycle annuel, en tenant compte du double cycle des lectures de la messe pour qu'ils viennent les compl&#233;ter &#187; (n&#176; 153), ce qui explique l'absence des Actes des ap&#244;tres, de l'&#233;p&#238;tre aux Romains et de la premi&#232;re Corinthienne. La seconde lecture est patristique ou, &#233;ventuellement, hagiographique. Les textes patristiques sont au nombre de 596, depuis la Lettre de saint Cl&#233;ment de Rome jusqu'au concile Vatican II et &#224; Paul VI, avec une majorit&#233; de P&#232;res ant&#233;rieurs au VIIIe si&#232;cle, et une bonne repr&#233;sentation des P&#232;res orientaux. Les lectures hagiographiques sont des &#233;crits des saints, les Actes des martyrs, ou des textes contemporains en lien avec la r&#233;forme du calendrier des saints r&#233;alis&#233;e &#224; la suite du concile Vatican II.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux lectures fait suite un r&#233;pons. Dans l'&#233;dition fran&#231;aise de la Liturgie des Heures, les r&#233;pons sont enti&#232;rement originaux, en ce sens qu'ils ne sont pas la traduction du texte latin, mais sont notablement plus d&#233;velopp&#233;s et remplissent &#171; admirablement la fonction du r&#233;pons, qui est de prolonger la lecture sur un mode po&#233;tique et de nourrir la pri&#232;re &#187; . Le Te Deum est alors chant&#233; ou lu &#171; aux dimanches en dehors du car&#234;me, aux jours dans l'octave de P&#226;ques et de No&#235;l, aux solennit&#233;s et aux f&#234;tes &#187; (n&#176; 68). L'office de lecture se termine par une oraison suivie, dans la c&#233;l&#233;bration commune, de l'acclamation : &#171; B&#233;nissons le Seigneur. Nous rendons gr&#226;ce &#224; Dieu. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Heure m&#233;diane ou du milieu du jour serait &#224; placer ici. C'est l'une des trois heures de tierce, sexte et none, les deux autres &#233;tant facultatives. Elles restent obligatoires pour ceux qui m&#232;nent la vie contemplative. Cette heure commence par le m&#234;me verset d'introduction que les autres heures. On dit ensuite l'hymne appropri&#233;e, puis la psalmodie, la lecture br&#232;ve suivie du verset et l'oraison de conclusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Heure suivante est celle des v&#234;pres, dont la structure est identique &#224; celle des laudes, &#224; ceci pr&#232;s que le cantique psalmodique n'est pas tir&#233; de l'Ancien Testament mais des &#233;p&#238;tres ou de l'Apocalypse et que la cantique &#233;vang&#233;lique est exclusivement le Magnificat. L'office du soir est c&#233;l&#233;br&#233; dans la soir&#233;e, alors que le jour baisse, &#171; afin de rendre gr&#226;ce pour ce qui, en ce jour, nous a &#233;t&#233; donn&#233;, ou pour ce que nous avons fait de bien &#187; . Il peut &#234;tre compris dans un sens tr&#232;s spirituel, &#171; comme le v&#233;ritable sacrifice du soir, soit en tant qu'il est transmis par le Seigneur, notre Sauveur, aux ap&#244;tres lors de la C&#232;ne, quand il inaugurait ainsi les myst&#232;res saints et sacr&#233;s de l'&#201;glise ; soit comme le sacrifice du soir qu'il a offert &#224; son P&#232;re le jour suivant, c'est-&#224;-dire &#224; la fin des temps, par l'&#233;l&#233;vation de ses mains, pour le salut du monde entier &#187; . &#171; Enfin, pour diriger notre esp&#233;rance vers la lumi&#232;re qui ne conna&#238;t pas de cr&#233;puscule, &#171; nous prions et demandons que la lumi&#232;re revienne sur nous, nous demandons l'av&#232;nement du Christ qui doit nous apporter la gr&#226;ce de la lumi&#232;re &#233;ternelle &#187; &#187; (n&#176; 39). Et l'&#201;glise unit sa voix aux &#201;glises d'Orient en invoquant la &#171; Joyeuse lumi&#232;re de la sainte gloire du P&#232;re c&#233;leste et &#233;ternel, le bienheureux J&#233;sus-Christ ; parvenus au coucher du soleil, en voyant la lumi&#232;re du soir, nous chantons Dieu, P&#232;re, Fils et Saint-Esprit &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Complies est la derni&#232;re pri&#232;re du jour, juste avant le repos de la nuit, &#171; m&#234;me apr&#232;s minuit le cas &#233;ch&#233;ant &#187; (n&#176; 84). Il commence par le m&#234;me verset que les autres Heures : &#171; Dieu, viens &#224; mon aide &#187; avec &#171; Gloire au P&#232;re &#187;, &#171; Au Dieu qui est &#187; et &#171; All&#233;luia &#187;. L'examen de conscience peut trouver sa place ici. Suivent l'hymne appropri&#233;e et la psalmodie, une lecture br&#232;ve avec le r&#233;pons &#171; Entre tes mains je remets mon esprit &#187;, puis, avec son antienne, le cantique de Sim&#233;on, le Nunc dimittis, &#171; qui est en quelque sorte le sommet de toute cette Heure liturgique &#187; (n&#176; 89). Apr&#232;s l'oraison interviennent la b&#233;n&#233;diction, m&#234;me dans la r&#233;citation en solo, puis une antienne &#224; la Sainte Vierge, qui est toujours le Regina caeli au temps pascal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*&lt;br class='autobr' /&gt;
* *&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour terminer, rappelons que l'office divin est la pri&#232;re continuelle et officielle de l'&#201;glise. Le Christ s'y associe la communaut&#233; humaine, car, comme le dit l'Ap&#244;tre, &#171; nous ne savons pas ce que dans nos pri&#232;res il nous faut demander ; mais l'Esprit Saint interc&#232;de lui-m&#234;me pour nous par des g&#233;missements ineffables &#187; (Romains 8, 26). Saint Augustin fait remarquer pour sa part que &#171; Dieu ne pourrait pas accorder de plus grand bienfait aux hommes (...) (J&#233;sus) prie pour nous comme &#233;tant notre Chef ; nous le prions comme notre Dieu (...) Reconnaissons donc nos voix en lui et sa voix en nous (...). Il re&#231;oit nos pri&#232;res dans la forme de Dieu ; il prie dans la forme de serviteur ; cr&#233;ateur dans l'une, cr&#233;&#233; dans l'autre, il fait sienne, sans changer, la nature &#224; changer, et de nous avec lui il fait un homme, la t&#234;te et le corps &#187; .&lt;br class='autobr' /&gt; L'homme doit y r&#233;pondre par l'attention et la pi&#233;t&#233; de l'&#226;me, afin de faire siens les sentiments qui nous &#233;l&#232;vent vers le ciel et se rapprochent de ceux par lesquels &#171; nous adorerons la Sainte Trinit&#233; en lui adressant les louanges et les actions de gr&#226;ces qui lui sont dues &#187; . &#171; Quand nous psalmodions, soyons tels que notre esprit s'accorde avec notre joie &#187;, dit la R&#232;gle dite de saint Beno&#238;t . Et Pie XII de nous faire remarquer qu'il &#171; ne s'agit pas uniquement d'une r&#233;citation ou d'un chant qui, malgr&#233; la perfection due &#224; sa conformit&#233; aux r&#232;gles de l'art musical et des rites sacr&#233;s, toucherait uniquement les oreilles ; ce dont il s'agit, c'est avant tout de l'&#233;l&#233;vation de notre esprit et de notre &#226;me vers Dieu afin de lui consacrer pleinement, en union avec J&#233;sus-Christ, nos personnes et toutes nos actions &#187; .&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La structure de la liturgie des heures</title>
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		<dc:creator>Dominique Le Tourneau</dc:creator>



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&lt;p&gt;II. La structure de l'office divin &lt;br class='autobr' /&gt; La liturgie des heures qui est, nous l'avons vu, la pri&#232;re du Christ poursuivie par l'&#201;glise sous l'action de l'Esprit Saint, sans lequel &#171; aucune pri&#232;re chr&#233;tienne ne peut exister &#187; , se trouve donc distribu&#233;e tout au long de la journ&#233;e et &#171; exprime la vraie nature de l'&#201;glise priante et resplendit comme son signe merveilleux &#187;. Si la pri&#232;re priv&#233;e a toute son importance, &#171; la pri&#232;re de la communaut&#233; poss&#232;de une dignit&#233; sp&#233;ciale &#187; (n&#176; 9). Nous allons (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.dominique-le-tourneau.fr/-La-liturgie-des-heures-" rel="directory"&gt;La liturgie des heures&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.dominique-le-tourneau.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton127-2f500.jpg?1769177553' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;II. La structure de l'office divin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La liturgie des heures qui est, nous l'avons vu, la pri&#232;re du Christ poursuivie par l'&#201;glise sous l'action de l'Esprit Saint, sans lequel &#171; aucune pri&#232;re chr&#233;tienne ne peut exister &#187; , se trouve donc distribu&#233;e tout au long de la journ&#233;e et &#171; exprime la vraie nature de l'&#201;glise priante et resplendit comme son signe merveilleux &#187;. Si la pri&#232;re priv&#233;e a toute son importance, &#171; la pri&#232;re de la communaut&#233; poss&#232;de une dignit&#233; sp&#233;ciale &#187; (n&#176; 9). Nous allons voir les principes inspirateurs de l'office divin (A), puis son d&#233;roulement (B).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A) Les principes inspirateurs de l'actuelle Liturgie des heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le premier principe, d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233;, est celui de la sanctification du temps. Le pr&#233;cepte du Seigneur de prier sans d&#233;semparer (cf. Lc 18, 1) &#171; est accompli non seulement par la c&#233;l&#233;bration de l'Eucharistie, mais &#233;galement d'autres fa&#231;ons, et surtout par la Liturgie des Heures, qui a en propre, par rapport aux autres actes liturgiques, suivant l'ancienne tradition chr&#233;tienne, de consacrer tout le cycle du jour et de la nuit &#187; (n&#176; 10). Par cons&#233;quent, &#171; sanctifier la journ&#233;e et toute l'activit&#233; humaine est l'un des buts de la liturgie des Heures ; aussi le d&#233;roulement de celle-ci a-t-il &#233;t&#233; restaur&#233; de fa&#231;on &#224; rendre aux Heures, autant que possible, la v&#233;rit&#233; du temps et &#224; tenir compte &#233;galement des conditions de la vie actuelles. C'est pourquoi &#171; il importe, soit pour sanctifier v&#233;ritablement la journ&#233;e, soit pour c&#233;l&#233;brer les Heures elles-m&#234;mes avec fruit spirituel, que, dans la pri&#232;re des Heures, on observe le moment qui se rapproche le plus du temps v&#233;ritable de chaque Heure canonique &#187; (n&#176; 11).&lt;br class='autobr' /&gt; Un second principe a trait au rapport de la Liturgie des Heures avec l'Eucharistie. En effet, la Liturgie des Heures &#233;tend aux diff&#233;rents moments de la journ&#233;e la louange et l'action de gr&#226;ces, de m&#234;me que la &#171; comm&#233;moration des myst&#232;res du salut, la supplication, l'avant-go&#251;t de la gloire c&#233;leste qui sont contenues dans le myst&#232;re eucharistique &#187; (n&#176; 12), &#171; centre et sommet de toute la vie de la communaut&#233; chr&#233;tienne &#187; , ou &#171; centre et racine de la vie spirituelle du chr&#233;tien &#187; . Il nous est dit que &#171; la c&#233;l&#233;bration eucharistique trouve elle-m&#234;me dans la Liturgie des Heures une excellente pr&#233;paration, car celle-ci &#233;veille et nourrit comme il faut les dispositions n&#233;cessaires pour une c&#233;l&#233;bration fructueuse de l'Eucharistie, comme la foi, l'esp&#233;rance, la charit&#233;, la d&#233;votion et l'esprit de sacrifice &#187; (n&#176; 12).&lt;br class='autobr' /&gt; Le troisi&#232;me principe est que la fonction sacerdotale du Christ trouve son parfait accomplissement dans la Liturgie des Heures. Lui-m&#234;me &#171; pr&#233;sent dans cette liturgie pendant que la communaut&#233; est rassembl&#233;e, que la Parole de Dieu est proclam&#233;e et &#171; que l'&#201;glise prie et chante les psaumes &#187; , y r&#233;alise &#171; l'&#339;uvre de la R&#233;demption des hommes et de la parfaite glorification de Dieu &#187; (n&#176; 13). Ces psaumes, au dire de Cassiodore (v. 485-v. 580), &#171; rendent favorable le jour qui vient par la joie du matin ; ils sanctifient pour nous la premi&#232;re heure du jour ; ils consacrent pour nous la troisi&#232;me heure ; ils sont la joie de la sixi&#232;me heure dans la fraction du pain ; &#224; none, ils rompent notre je&#251;ne ; ils concluent les derniers instants du jour et, quand la nuit arrive, ils emp&#234;chent les t&#233;n&#232;bres d'envahir notre esprit &#187; .&lt;br class='autobr' /&gt; En quatri&#232;me lieu, ce n'est pas seulement quand on lit &#171; ce qui a &#233;t&#233; &#233;crit pour notre enseignement&#034; (Rm 15, 4), mais aussi &#171; quand l'&#201;glise prie ou chante, que la foi de ceux qui y participent est nourrie, que les &#226;mes sont entra&#238;n&#233;es vers Dieu pour lui offrir un hommage spirituel et pour recevoir sa gr&#226;ce plus abondamment &#187; (n&#176; 14). En effet, &#171; la sanctification de l'homme s'op&#232;re et le culte de Dieu s'exerce dans la Liturgie des Heures de mani&#232;re &#224; instaurer une sorte d'&#233;change ou de dialogue entre Dieu et les hommes &#187; (ibid.), ce qui est d'ailleurs le propre de la pri&#232;re v&#233;ritable. C'est le propre des psaumes, qui sont des cantiques de louange, comme le montre leur nom h&#233;breu Tehillim, alors que l'&#233;quivalent grec, psalmoi, signifie &#034;cantiques &#224; chanter au son du psalt&#233;rion&#034; (n&#176; 103).&lt;br class='autobr' /&gt; Ensuite, dans l'office divin, l'&#201;glise offre &#224; Dieu &#171; sans rel&#226;che &#187; (1 Th 5, 17) un sacrifice de louange. C'est &#171; la voix de l'&#201;pouse elle-m&#234;me qui s'adresse &#224; son &#201;poux, et mieux encore, c'est la pri&#232;re du Christ que celui-ci, avec son Corps, pr&#233;sente au P&#232;re &#187; . &#171; Par la louange des Heures offerte &#224; Dieu, l'&#201;glise s'associe au divin chant de louange chant&#233; de toute &#233;ternit&#233; dans les cieux ; en m&#234;me temps, elle per&#231;oit un avant-go&#251;t de la louange c&#233;leste, d&#233;crite par saint Jean dans l'Apocalypse &#187; (n&#176; 16). Le renouvellement du monde, d&#233;finitivement acquis par la mort du Christ sur la Croix est anticip&#233; d&#232;s &#224; pr&#233;sent . Par la foi, &#171; nous sommes instruits sur le sens de notre vie temporelle, pour vivre, avec toute la cr&#233;ation, dans l'attente de la manifestation des fils de Dieu. Dans la Liturgie des Heures nous proclamons cette foi, nous exprimons et nous nourrissons cette esp&#233;rance, nous participons en quelque sorte &#224; la joie de la louange perp&#233;tuelle et du jour qui ne conna&#238;t pas de cr&#233;puscule &#187; (ibid.).&lt;br class='autobr' /&gt; Selon le sixi&#232;me principe, la Liturgie des Heures interpelle le Christ et, par lui, le P&#232;re , &#171; pour le salut du monde entier &#187; (n&#176; 17). En effet, &#171; la voix qu'on entend ici n'est pas seulement celle de l'&#201;glise, mais aussi celle du Christ, puisque les pri&#232;res sont prononc&#233;es au nom du Christ, c'est-&#224;-dire &#171; par J&#233;sus-Christ notre Seigneur&#034;. Par cette pri&#232;re, l'&#201;glise exerce un &#171; v&#233;ritable r&#244;le maternel envers les &#226;mes &#187; (ibid.).&lt;br class='autobr' /&gt; L'office divin est encore la source et le sommet de l'action pastorale. &#171; Ceux qui y prennent part contribuent, par une myst&#233;rieuse f&#233;condit&#233; apostolique &#224; accro&#238;tre le peuple du Seigneur, car tout labeur apostolique vise &#171; &#224; ce que tous, devenus enfants de Dieu par la foi et le bapt&#234;me, se rassemblent, louent Dieu au milieu de l'&#201;glise, participent au Sacrifice et mangent la C&#232;ne du Seigneur &#187; (n&#176; 18). En m&#234;me temps, les lectures et les pri&#232;res de la Liturgie des Heures &#171; constituent une source de vie chr&#233;tienne &#187; (ibid.). Saint Jos&#233;maria disait d&#233;j&#224; : &#171; Ne n&#233;glige pas la lecture spirituelle. &#8212; La lecture a fait beaucoup de saints &#187; .&lt;br class='autobr' /&gt; Le dernier principe demande que l'&#226;me s'accorde avec la voix. C'est la condition pour que cette pri&#232;re soit vraiment personnelle, source de pi&#233;t&#233; et de gr&#226;ce, et pour qu'elle nourrisse la pri&#232;re personnelle et l'action apostolique.&lt;br class='autobr' /&gt; La Pr&#233;sentation g&#233;n&#233;rale de la Liturgie des Heures, apr&#232;s avoir rappel&#233; que celle-ci n'est pas une action priv&#233;e, souligne qu'elle est confi&#233;e tout sp&#233;cialement aux ministres sacr&#233;s. Elle nourrit bien entendu leur pi&#233;t&#233;, mais aussi leur &#171; action pastorale et missionnaire pour l'&#233;panouissement de toute l'&#201;glise de Dieu &#187; (n&#176; 28). Ils &#171; sont tenus de s'acquitter chaque jour de son cycle complet &#187; (n&#176; 29). La responsabilit&#233; de l'&#233;v&#234;que, comme grand pr&#234;tre de son troupeau est soulign&#233;e : Sa pri&#232;re est &#171; accomplie toujours au nom de l'&#201;glise et pour l'&#201;glise qui lui est confi&#233;e &#187; (n&#176; 28). Apr&#232;s avoir &#233;nonc&#233; ces principes, nous pouvons en venir &#224; la structure proprement dite de la Liturgie des Heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#224; suivre...)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Vatican II et la liturgie des heures</title>
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		<dc:creator>Dominique Le Tourneau</dc:creator>



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&lt;p&gt;B) La r&#233;forme men&#233;e &#224; bien par le concile Vatican II &lt;br class='autobr' /&gt;
La constitution conciliaire sur la liturgie, Sacrosanctum Concilium, consacre son quatri&#232;me chapitre &#224; l'office divin. Nous y lisons que J&#233;sus-Christ &#171; continue &#224; exercer sa fonction sacerdotale par l'&#201;glise &#187;, qui non seulement c&#233;l&#232;bre l'Eucharistie, mais aussi &#171; par d'autres moyens et surtout par l'accomplissement de l'office divin &#187; (n&#176; 83). L'office divin est la pri&#232;re officielle de l'&#201;glise quand il est accompli dans un cadre bien (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.dominique-le-tourneau.fr/-La-liturgie-des-heures-" rel="directory"&gt;La liturgie des heures&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.dominique-le-tourneau.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton126-ad8f3.jpg?1769177553' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;B) La r&#233;forme men&#233;e &#224; bien par le concile Vatican II&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La constitution conciliaire sur la liturgie, Sacrosanctum Concilium, consacre son quatri&#232;me chapitre &#224; l'office divin. Nous y lisons que J&#233;sus-Christ &#171; continue &#224; exercer sa fonction sacerdotale par l'&#201;glise &#187;, qui non seulement c&#233;l&#232;bre l'Eucharistie, mais aussi &#171; par d'autres moyens et surtout par l'accomplissement de l'office divin &#187; (n&#176; 83). L'office divin est la pri&#232;re officielle de l'&#201;glise quand il est accompli dans un cadre bien d&#233;fini (cf. nos 84-85). Il a pour finalit&#233; &#171; la sanctification de la journ&#233;e &#187; (n&#176; 88). Des orientations sont donn&#233;es en vue de restructurer l'office pour parvenir &#224; une r&#233;citation f&#233;conde (cf. nos 90-93).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sept sous-commissions ont travaill&#233; respectivement sur la distribution des psaumes, les lectures bibliques, patristiques, hagiographiques, les hymnes, les chants et la structure g&#233;n&#233;rale de l'office divin, un groupe sp&#233;cial &#233;tant charg&#233; ult&#233;rieurement de r&#233;diger les pri&#232;res de conclusion des offices du matin et du soir , en respectant le nombre des heures fix&#233; par le concile. Celui-ci, en effet, avait ordonn&#233; d'observer les normes suivantes : &#171; a) Les laudes, comme pri&#232;re du matin, et les v&#234;pres, comme pri&#232;re du soir, qui d'apr&#232;s la v&#233;n&#233;rable tradition de l'&#201;glise universelle, constituent les deux p&#244;les de l'office quotidien, doivent &#234;tre tenues pour les heures principales et elles doivent &#234;tre c&#233;l&#233;br&#233;es en cons&#233;quence ; b) les complies seront organis&#233;es de fa&#231;on &#224; bien convenir &#224; la fin de la journ&#233;e ; c) l'Heure qu'on appelle matines, bien qu'elle garde, dans la c&#233;l&#233;bration chorale, son caract&#232;re de louange nocturne, sera adapt&#233;e de telle sorte qu'elle puisse &#234;tre r&#233;cit&#233;e &#224; n'importe quelle heure du jour, et elle comportera un moins grand nombre de psaumes et des lectures plus &#233;tendues ; d) l'Heure de prime sera supprim&#233;e ; e) au ch&#339;ur on gardera les petites Heures de tierce, sexte et none. Hors du ch&#339;ur, il est permis de choisir une seule de ces trois Heures, la plus appropri&#233;e au moment de la journ&#233;e &#187; (n&#176; 89).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous voyons que la Commission de r&#233;forme jouissait, dans les autres domaines, de la plus grande latitude. Elle d&#233;cida de supprimer les lectures hagiographiques et de les remplacer par une br&#232;ve notice historique sur la vie de chaque saint, plac&#233;e en t&#234;te de l'office. Les diff&#233;rentes modifications furent soumises &#224; l'&#233;preuve de communaut&#233;s religieuses et adapt&#233;es en fonction de leurs remarques. L'ensemble du projet fut soumis &#224; l'approbation des P&#232;res d&#232;s la premi&#232;re session du concile, en 1967. Ils furent encore consult&#233;s en 1970, c'est-&#224;-dire bien apr&#232;s la cl&#244;ture du concile, en leur pr&#233;sentant l'office f&#233;rial et la m&#233;moire d'un saint. C'est le 1er novembre que Paul VI promulguait enfin le nouvel office divin, moyennant la constitution apostolique Laudis canticum d&#233;j&#224; mentionn&#233;e. Le texte de la Pr&#233;sentation g&#233;n&#233;rale fut rendu public au d&#233;but de 1971 et l'office r&#233;nov&#233; entra en vigueur pour l'Avent de la m&#234;me ann&#233;e. Il restait &#224; le traduire dans les diff&#233;rentes langues. Ce qui fut termin&#233;, pour les pays francophones, en 1980. Mais ils se servaient depuis 1969 d'une version provisoire, approuv&#233;e par le si&#232;ge apostolique, la Pri&#232;re du temps pr&#233;sent, connue dans le jargon eccl&#233;siastique sous le nom de PTP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La constitution Laudis canticum pr&#233;cise que l'office a &#233;t&#233; organis&#233; de telle sorte que, s'agissant de la pri&#232;re de l'ensemble du Peuple de Dieu, il ne soit pas limit&#233; aux seuls clercs, mais que les religieux et les la&#239;cs puissent y prendre part. Diff&#233;rentes formes de c&#233;l&#233;bration sont pr&#233;vues afin de permettre d'adapter la liturgie des heures, qui est son nouveau nom, Liturgia horarum, de l'adapter aux personnes de culture et de formation vari&#233;es. La liturgie des heures visant la sanctification de la journ&#233;e, les heures canoniques ont &#233;t&#233; revues afin qu'elles correspondent plus facilement aux heures de la journ&#233;e, compte tenu des circonstances dans lesquelles les hommes vivent de nos jours. Pour que l'esprit s'accorde &#224; la voix, et que la liturgie des heures soit &#171; la source de la pi&#233;t&#233; et l'aliment de la pri&#232;re personnelle &#187;, selon l'expression du concile , la vari&#233;t&#233; des textes a &#233;t&#233; sensiblement augment&#233;e et des &#233;l&#233;ments de m&#233;ditation des psaumes sont propos&#233;s, tels que les titres, les antiennes, les raisons, ainsi que des moments de silence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cycle hebdomadaire du psautier est aboli, comme le demandait le concile . Les psaumes sont d&#233;sormais r&#233;partis sur quatre semaines. Le texte retenu est celui de la N&#233;ovulgate promulgu&#233; par Jean-Paul II en 1979. Quelques psaumes et versets ont &#233;t&#233; omis, car leur contenu a &#233;t&#233; jug&#233; trop dur pour qu'il soit bien compris de nos jours. Des cantiques de l'Ancien Testament ont &#233;t&#233; ajout&#233;s aux laudes et des cantiques du Nouveau Testament aux v&#234;pres. Les textes de la Sainte &#201;criture sont dispos&#233;s de fa&#231;on &#224; &#234;tre en harmonie avec les lectures de la messe. Les p&#233;ricopes, qui sont de brefs passages de la Bible, sont choisies de telle mani&#232;re qu'elles recouvrent les phases les plus importantes de l'histoire du Salut. Les lectures des P&#232;res, des docteurs et des &#233;crivains eccl&#233;siastiques ont &#233;t&#233; prises chez les meilleurs auteurs. Des invocations ont &#233;t&#233; ajout&#233;es aux laudes pour offrir la journ&#233;e et le travail qui commence. Pareillement, les v&#234;pres se sont enrichies d'une pri&#232;re universelle. Dans l'un et l'autre cas, la pri&#232;re dominicale y fait suite. Ajout&#233; &#224; celle de la messe, cela permet de revenir &#224; l'usage antique de r&#233;citer le Notre P&#232;re trois fois par jour . Telles sont, bri&#232;vement indiqu&#233;es, les principales innovations apport&#233;es &#224; la liturgie des heures. C'est &#224; sa structure qu'il faut nous attaquer maintenant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#224; suivre...)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les origines de la liturgie des heures</title>
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		<dc:creator>Dominique Le Tourneau</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le sujet qui est propos&#233; &#224; notre m&#233;ditation ce soir est &#171; la liturgie des heures &#187;. Le libell&#233; inclut le terme &#171; liturgie &#187;, qui demande une explication pr&#233;alable. Nous avons bien une notion de la liturgie. Mais saurions-nous la d&#233;finir ? Rassurez-vous, les liturgistes ne sont pas arriv&#233;s &#224; en donner une qui soit d&#233;finitive ! Dans son encyclique Mediator Dei Pie XII avait d&#233;fini la liturgie comme &#233;tant &#171; le culte public que notre R&#233;dempteur rend au P&#232;re comme chef de l'&#201;glise ; c'est aussi (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le sujet qui est propos&#233; &#224; notre m&#233;ditation ce soir est &#171; la liturgie des heures &#187;. Le libell&#233; inclut le terme &#171; liturgie &#187;, qui demande une explication pr&#233;alable. Nous avons bien une notion de la liturgie. Mais saurions-nous la d&#233;finir ? Rassurez-vous, les liturgistes ne sont pas arriv&#233;s &#224; en donner une qui soit d&#233;finitive ! Dans son encyclique Mediator Dei Pie XII avait d&#233;fini la liturgie comme &#233;tant &#171; le culte public que notre R&#233;dempteur rend au P&#232;re comme chef de l'&#201;glise ; c'est aussi le culte rendu par la soci&#233;t&#233; des fid&#232;les &#224; son chef et, par lui, au P&#232;re &#233;ternel ; c'est, en un mot, le culte int&#233;gral du Corps mystique de J&#233;sus-Christ, c'est-&#224;-dire du chef et de ses membres &#187; . Cette d&#233;finition a &#233;t&#233; jug&#233;e d&#233;ficiente, car, si elle met bien en lumi&#232;re l'aspect cultuel de la liturgie, elle ne prend pas en compte sa fonction sanctificatrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi le concile Vatican II nous apporte une d&#233;finition plus pr&#233;cise et plus compl&#232;te. Nous lisons, dans la constitution sur la liturgie, que &#171; c'est &#224; juste titre que la liturgie est consid&#233;r&#233;e comme l'exercice de la fonction sacerdotale de J&#233;sus-Christ, puisqu'en elle, par des signes sensibles, est signifi&#233;e et r&#233;alis&#233;e d'une mani&#232;re propre &#224; chacun d'eux la sanctification de l'homme et est exerc&#233;e par le Corps mystique de J&#233;sus-Christ, c'est-&#224;-dire par le chef et les membres, le culte public int&#233;gral &#187; . Cette d&#233;finition s'appuie manifestement sur celle de Pie XII, mais elle y ajoute une mention explicite des &#171; signes sensibles &#187; ou sacrements qui sont constitutifs de la liturgie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mot grec leiturgia d&#233;signait une fonction publique, un service public accompli au b&#233;n&#233;fice de tout le peuple. La liturgie vise donc clairement un bien public de la communaut&#233; eccl&#233;siale, qui est le bien commun des fid&#232;les. Ce bien commun se r&#233;alise donc dans la liturgie qui &#171; est le sommet auquel tend l'action de l'&#201;glise, et en m&#234;me temps la source d'o&#249; d&#233;coule toute sa vertu &#187; . Ainsi la Liturgie est la forme d'expression la plus &#233;lev&#233;e du munus sanctificandi de l'&#201;glise, de sa &#171; fonction de sanctification &#187;. Le Code de droit canonique l'exprime en ces termes, en m&#234;me temps qu'il donne une description de la liturgie : &#171; L'&#201;glise remplit sa fonction de sanctification d'une mani&#232;re particuli&#232;re par la sainte liturgie qui, en v&#233;rit&#233;, est consid&#233;r&#233;e comme l'exercice de la fonction sacerdotale de J&#233;sus-Christ ; la sanctification des hommes y est signifi&#233;e par des choses sensibles et r&#233;alis&#233;e selon le mode propre &#224; chacun d'eux, et le culte public int&#233;gral de Dieu y est c&#233;l&#233;br&#233; par le corps mystique de J&#233;sus-Christ, T&#234;te et membres &#187; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est int&#233;ressant de jeter un coup d'&#339;il &#224; la structure du Livre IV du Code qui traite pr&#233;cis&#233;ment de &#171; la fonction de sanctification de l'&#201;glise &#187;. La premi&#232;re partie est sans surprises : elle traite des sacrements en g&#233;n&#233;ral et en particulier. Cette premi&#232;re partie est suivie d'une deuxi&#232;me, intitul&#233;e &#171; les autres actes du culte divin &#187;, o&#249; il est question des sacramentaux, de la liturgie des heures, des fun&#233;railles eccl&#233;siastiques, du culte des saints, des saintes images et des reliques, du v&#339;u et du serment. Y fait suite une troisi&#232;me partie consacr&#233;e aux lieux sacr&#233;s et aux temps sacr&#233;s, les lieux sacr&#233;s &#233;tant les &#233;glises, les oratoires et les chapelles priv&#233;es, les sanctuaires, les autels et les cimeti&#232;res, et les temps sacr&#233;s, les jours de f&#234;te et les jours de p&#233;nitence. Les sanctuaires &#233;voquent les p&#232;lerinages. Il faudrait mentionner &#233;galement les processions, mais aussi tout le culte qui entoure l'Eucharistie : L'adoration du Christ dans ce sacrement d'amour doit trouver ensuite son expression en diverses formes de d&#233;votion eucharistique : pri&#232;res personnelles devant le Saint-Sacrement, heures d'adoration, expositions br&#232;ves, prolong&#233;es, annuelles (quarante heures), b&#233;n&#233;dictions eucharistiques, processions eucharistiques, congr&#232;s eucharistiques &#187; . Nous voyons ainsi que si le culte sacramentaire occupe une place principale, la liturgie ne se r&#233;duit n&#233;anmoins pas &#224; lui, mais le d&#233;borde largement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces prol&#233;gom&#232;nes &#233;tant pos&#233;s, venons-en &#224; l'aspect de la liturgie qui doit retenir notre attention ce soir, la liturgie des heures. Il est sans doute utile d'en faire un d&#233;veloppement historique afin de d&#233;gager les &#233;volutions qui se sont fait jour au long des si&#232;cles (I), avant de passer &#224; l'examen de l'office divin, qui est un autre nom de la liturgie des heures (II).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I. L'historique de la liturgie des heures&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le point de d&#233;part est la constitution apostolique Laudis canticum, par laquelle Paul VI a promulgu&#233; l'office divin revu et corrig&#233; en fonction des orientations donn&#233;es par le concile Vatican II dans sa constitution sur la liturgie, Sacrosanctum Concilium, aux nos 83-101. Nous puiserons aussi dans l'Institutio Generalis de Liturgia horarum, ou Pr&#233;sentation g&#233;n&#233;rale de la liturgie des heures, en 286 points. Nous verrons sommairement l'&#233;tat de la question jusqu'au concile Vatican II (A), puis les modifications apport&#233;es &#224; l'office divin par le dit concile (B).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A) L'office divin jusqu'&#224; la derni&#232;re assembl&#233;e conciliaire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laudis canticum, &#171; le chant de louange &#187;. Le nom du document de Paul VI est tout &#224; fait appropri&#233;, car l'office divin poursuit le chant de louange du P&#232;re que le Christ lui-m&#234;me a entonn&#233; sur terre. L'&#201;glise s'est pli&#233;e d&#232;s le d&#233;but &#224; la prescription du Seigneur : &#171; Il faut prier toujours sans jamais se lasser &#187; (Lc 18, 1). Elle exhorte les fid&#232;les en ce sens avec des mots de l'&#233;p&#238;tre aux H&#233;breux : &#171; Par lui, J&#233;sus, offrons sans cesse &#224; Dieu une hostie de louange &#187; (He 13, 15).&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons vu, en &#233;tudiant les Actes des ap&#244;tres l'an dernier, que les premiers chr&#233;tiens &#233;taient &#171; assidus aux enseignements des ap&#244;tres et aux r&#233;unions communes, &#224; la fraction du pain et aux pri&#232;res &#187; (Ac 2, 46). La fractio panis, c'est-&#224;-dire la messe, &#233;tait pr&#233;c&#233;d&#233;e, dans la nuit du samedi au dimanche, d'une veill&#233;e de pri&#232;re comportant le chant de psaumes, la lecture d'un passage de la Bible et des oraisons . Vinrent s'y ajouter des jours de je&#251;ne, le mercredi et le vendredi, avec pri&#232;res, lectures, chants, exhortations et &#233;ventuellement l'Eucharistie. Il n'existait pas de pri&#232;re commune en dehors de ces r&#233;unions. Bient&#244;t l'usage s'&#233;tablit d'adresser &#224; Dieu des pri&#232;res priv&#233;es le matin et le soir, correspondant aux matines et aux v&#234;pres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir du IV&#232;me s., ces pri&#232;res pour diff&#233;rentes heures du jour sont r&#233;cit&#233;es en commun dans les communaut&#233;s d'asc&#232;tes et les monast&#232;res. D&#232;s le V&#232;me s. elles le sont tous les jours dans les &#233;glises, sous la pr&#233;sidence de l'&#233;v&#234;que et, au d&#233;but, en pr&#233;sence du peuple. Plus tard, ce devint une obligation du clerg&#233; de r&#233;citer l'office canonique de nuit comme de jour comme un legs des asc&#232;tes. Divers conciles, puis le Code de Justinien, rappellent cette obligation des clercs, qui va s'&#233;tendre aussi &#224; la r&#233;citation priv&#233;e de l'office lorsque le clerc n'a pas pu prendre part &#224; la c&#233;l&#233;bration commune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#232;gle de saint Beno&#238;t &#233;tablit, dans le m&#234;me sens, que &#171; les fr&#232;res qui sont &#224; fait loin au travail et ne peuvent arriver &#224; l'heure voulue &#224; l'oratoire, accomplissent l'&#339;uvre de Dieu l&#224; m&#234;me o&#249; ils travaillent... ; et de m&#234;me feront aussi les moines en voyage &#187; . La coutume identique se retrouve dans un texte d'Hincmar, &#233;v&#234;que de Reims, repris dans le D&#233;cret de Gratien .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la disparition de la vie commune des clercs, l'obligation de la psalmodie subsiste dans les &#233;glises cath&#233;drales, coll&#233;giales et conventuelles, mais les autres clercs sont tenus de r&#233;citer l'office divin en priv&#233;. Le IV&#232;me concile de Latran, en 1215, est on ne peut plus explicite. Il fustige les clercs mineurs et les pr&#233;lats qui &#171; passent presque la moiti&#233; de la nuit en festins superflus et en propos ind&#233;cents, pour ne rien dire de plus &#187; et qui passent &#171; toute la marin&#233;e dans un assoupissement continu &#187;, ainsi que ceux qui, s'il leur arrive d'assister &#224; la messe, &#171; fuyant le silence du ch&#339;ur, sont attentifs aux conversations profanes des la&#239;cs et, &#233;tant toute ou&#239;e &#224; des propos indus, ils ne pr&#234;tent aucune oreille attentive au service divin &#187;. Les P&#232;res disposent alors ce qui suit : &#171; Nous interdisons absolument sous peine de suspense de telles mani&#232;res de faire et d'autres semblables, ordonnons s&#233;v&#232;rement, en vertu de l'ob&#233;issance, qu'ils aient &#224; c&#339;ur de c&#233;l&#233;brer avec d&#233;votion l'office divin, de jour comme de nuit, autant que Dieu leur donnera de pouvoir le faire &#187; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; compter du XIII&#232;me s., canonistes et moralistes enseignent que les clercs majeurs et les b&#233;n&#233;ficiers sont tenus de r&#233;citer les heures. Le concile de B&#226;le, en 1435, statue que &#171; dans toutes les &#233;glises cath&#233;drales et coll&#233;giales, aux heures dues, (...), les louanges divines soient accomplies avec respect par tous &#224; chaque heure, non pas &#224; la course et &#224; la h&#226;te, mais en distinguant les mots, lentement, et avec la pause convenable &#187; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'obligation dont il est question est fond&#233;e sur une coutume universelle, mais est d&#233;pourvue de fondement l&#233;gal. &#192; la demande de nombreux &#233;v&#234;ques, le concile Vatican I avait pr&#233;par&#233; un texte dans lequel on peut lire que &#171; les clercs meminerint, se souviendront qu'ils sont tenus sous peine de faute grave &#224; r&#233;citer en entier l'office divin chaque jour soit dans l'&#233;glise soit en priv&#233; &#187;. Meminerint est le rappel d'une obligation existante, non l'instauration d'une nouvelle obligation. Ce texte n'a pas &#233;t&#233; soumis &#224; discussion, le concile ayant d&#251; ajourner ses travaux par suite de la guerre franco-prussienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il revint au code pie-b&#233;n&#233;dictin de 1917 d'officialiser l'obligation de la r&#233;citation de l'office par les clercs. Une disposition identique existait pour les b&#233;n&#233;ficiers, les chapitres de chanoines et les instituts religieux d'hommes et de femmes o&#249; existait l'obligation de ch&#339;ur . Ce texte pr&#233;cisait la fa&#231;on de r&#233;citer l'office divin, d&#233;termin&#233; en d&#233;tail dans les livres liturgiques approuv&#233;s par l'&#201;glise, appel&#233;s br&#233;viaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'office divin &#233;tait r&#233;alis&#233;, en effet, en suivant des textes pr&#233;cis. D'o&#249; provenait le br&#233;viaire ? L'office romain, codifi&#233; &#224; l'&#233;poque de Charlemagne, exigeait d'employer plusieurs volumes : psautiers, antiphonaires, responsoriaux, homiliaires, passionnaires, collectaires, hymnaires, martyrologes. C'&#233;tait &#224; la foi on&#233;reux et peu maniable. D'o&#249; la confection d'un abr&#233;g&#233; &#224; l'usage des &#233;glises paroissiales et des petits prieur&#233;s, qui est &#224; l'origine du br&#233;viaire, qui veut dire litt&#233;ralement &#171; abr&#233;g&#233; &#187;. Avec l'apparition de la c&#233;l&#233;bration priv&#233;e de l'office dont il a &#233;t&#233; question, la n&#233;cessit&#233; se fait jour de disposer d'un ouvrage maniable. Apparaissent ainsi des breviaria itineraria ou portatilia, dont le nom indique bien la fonction. Puis avec Innocent III (1198-1216) la premi&#232;re &#233;dition du br&#233;viaire pontifical voit le jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil du temps, des ajouts vinrent alt&#233;rer la structure de l'office divin. Une r&#233;forme du br&#233;viaire fut entreprise au concile de Trente mais, faute de temps, elle ne put &#234;tre men&#233;e &#224; son terme. C'est saint Pie V qui, en 1568, promulgua le nouveau br&#233;viaire romain, abolissant du m&#234;me coup tous les anciens br&#233;viaires existants (des ordres religieux, comme les Franciscains, avaient leur br&#233;viaire propre). Pie V introduit donc l'uniformit&#233; dans l'&#201;glise latine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des r&#233;formes mineures furent introduites notamment par les papes Sixte-Quint, Cl&#233;ment VIII, Urbain VIII, Cl&#233;ment XI. En 1911, saint Pie X promulgua un br&#233;viaire r&#233;vis&#233;, qui modifiait la distribution des psaumes, r&#233;partis d&#233;sormais sur la semaine, et permettant d'adapter l'office de la f&#233;rie et le cycle des lectures bibliques aux offices des saints. L'office du dimanche prenait d&#233;sormais habituellement le pas sur la c&#233;l&#233;bration des saints.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une r&#233;forme fut entreprise par Pie XII, qui comportait une nouvelle version du psautier pr&#233;par&#233;e par l'Institut biblique pontifical. Il consulta quatre cents &#233;v&#234;ques qui ne remirent pas en cause le caract&#232;re cl&#233;rical du br&#233;viaire. Les rubriques furent simplifi&#233;es par un d&#233;cret de 1955. Le m&#234;me Pie XII avait publi&#233; entre-temps, le 20 novembre 1947, l'encyclique Mediator Dei sur la sainte liturgie dont la troisi&#232;me partie portait sur &#171; l'office divin et l'ann&#233;e liturgique &#187;. Le bienheureux Jean XXIII qui publia en 1960 des normes de r&#233;vision intitul&#233;es Code des rubriques. Le m&#234;me Pontife romain confia au concile Vatican II le soin de r&#233;viser la liturgie en g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#224; suivre...)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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