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	<title>Mgr Dominique Le Tourneau</title>
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		<title>Avons-nous encore besoin d'un pape ?</title>
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		<dc:date>2012-10-11T11:28:39Z</dc:date>
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		<dc:creator>Eric Le Meur</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le sujet retenu, &#171; avons-nous encore besoin d'un pape ? &#187; appelle quelques pr&#233;cisions liminaires. Mon propos ne portera que sur la personne et la figure du pape en tant que tel - autrement dit ind&#233;pendamment de celui qui occupe effectivement cette charge &#224; l'heure actuelle -, donc sur le personnage singulier dont le r&#244;le est &#224; la fois spirituel et temporel et qui, le constat s'impose de lui-m&#234;me, a un poids et jouit d'une respectabilit&#233; sans &#233;gaux sur la sc&#232;ne internationale. Une telle (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.dominique-le-tourneau.fr/-Conferences-" rel="directory"&gt;Articles divers&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le sujet retenu, &#171; avons-nous encore besoin d'un pape ? &#187; appelle quelques pr&#233;cisions liminaires. Mon propos ne portera que sur la personne et la figure du pape en tant que tel - autrement dit ind&#233;pendamment de celui qui occupe effectivement cette charge &#224; l'heure actuelle -, donc sur le personnage singulier dont le r&#244;le est &#224; la fois spirituel et temporel et qui, le constat s'impose de lui-m&#234;me, a un poids et jouit d'une respectabilit&#233; sans &#233;gaux sur la sc&#232;ne internationale. Une telle r&#233;alit&#233; suffirait &#224; motiver mon intervention. Le sujet trait&#233; &#233;tant ramen&#233; &#224; ces limites, en sont donc exclues les consid&#233;rations historiques : il serait pr&#233;tentieux et vain de vouloir retracer vingt si&#232;cles de pr&#233;sence de l'&#201;glise catholique et de la papaut&#233; dans le d&#233;roulement des affaires tant religieuses que politiques. Il faudrait pour cela, non pas une conf&#233;rence, mais tout un cycle, et encore.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce pr&#233;alable &#233;tant pos&#233;, notre pr&#233;sentation du pape va s'articuler autour de trois p&#244;les. Nous verrons d'abord le successeur de Pierre, en tant qu'&#233;v&#234;que de Rome et chef de l'&#201;glise catholique. Nous pr&#233;senterons ensuite le chef d'&#201;tat, ap&#244;tre de la paix, pour terminer par le pontife universel d&#233;tenteur d'une mission dont l'action s'&#233;tend au monde entier. Ceci &#233;tant, des consid&#233;rations limaires s'imposent pour pr&#233;senter l'origine de la papaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I. Le successeur de saint Pierre : l'existence d'une primaut&#233; dans l'&#201;glise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commen&#231;ons donc par examiner les fondements de la pr&#233;sence d'une figure particuli&#232;re &#224; la t&#234;te de l'&#201;glise catholique. Nos sources sont, bien entendu, en tout premier lieu, les Saintes &#201;critures et, dans celles-ci, l'&#201;vangile, les actes des ap&#244;tres et les lettres de saint Paul principalement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Qui est saint Pierre ? Un obscur p&#233;cheur du lac de Galil&#233;e, tout au plus &#224; la t&#234;te d'une modeste flotille. Pourtant, son fr&#232;re Andr&#233; qui, avec le futur ap&#244;tre et &#233;vang&#233;liste Jean, est devenu disciple de J&#233;sus de Nazareth, est all&#233; le trouver, c'est Jean qui le rapporte, pour lui dire : &#171; Nous avons trouv&#233; le Messie. &#187; Alors, &#171; le fixant du regard, J&#233;sus lui dit : &#171; Tu es Simon, le fils de Jean : tu t'appelleras C&#233;phas, ce qui se traduit par &#171; pierre &#187; (Jean 1, 41-42). J&#233;sus confirmera par la suite ce changement de nom. Remarquons que, dans la Bible, tout changement de nom suppose une mission divine. C'est le cas, par exemple, d'Abram, qui devient Abraham, c'est-&#224;-dire &#171; le p&#232;re d'une foule de nations &#187; (Gn 17, 5).&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Simon-Pierre qui confesse ouvertement que J&#233;sus est Celui qui a re&#231;u l'onction, le Fils du Dieu vivant &#187;, J&#233;sus r&#233;pond : &#171; Heureux es-tu, Simon, fils de Jean ! Car tu tiens cette r&#233;v&#233;lation non pas de la chair et du sang, mais de mon P&#232;re qui est dans les cieux. Et moi, je te le dis : Tu es Petrus, tu es Pierre, et c'est sur cette pierre que je b&#226;tirai mon &#201;glise &#187; (Mt 16, 15-18). Outre le jeu de mots, le pr&#233;nom Pierre se disant Kephas en grec, tout comme la pierre, nous avons l&#224; le fameux Tu es Petrus qui a inspir&#233; tant d'artistes, des compositeurs tels que Mendelsonnh, Saint-Sa&#235;ns, Faur&#233;, Le Flem, Durufl&#233;, des cin&#233;astes comme Maurice Cloche ou Philippe Agostini, et sur lequel s'ouvrent les acclamations carolingiennes.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; C'est sur cette pierre que je b&#226;tirai mon &#201;glise, et les portes de l'Had&#232;s, c'est-&#224;-dire le pouvoir de satan, ne l'emporteront pas sur elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu auras li&#233; sur la terre se trouvera li&#233; dans les cieux, et ce que tu auras d&#233;li&#233; sur la terre se trouvera d&#233;li&#233; dans les cieux &#187; (Mt 16, 18-19). C'est le fondement d'une juridiction qui pr&#233;sente les carac&#233;t&#233;ristiques d'&#234;tre universelle et d'avoir la primaut&#233; sur toute autre juridiction. Nous rel&#232;verons le caract&#232;re divin, non de droit humain, de ce pouvoir de gouvernement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Or, voil&#224; que celui qui se trouve ainsi plac&#233; &#224; la t&#234;te du &#171; coll&#232;ge des ap&#244;tres &#187; fait preuve d'une incroyable faiblesse quand leur Ma&#238;tre est arr&#234;t&#233;, puis arbitrairement condamn&#233; et enfin crucifi&#233;. Il fuit l&#226;chement par peur de subir le m&#234;me sort. Mais J&#233;sus avait pris les devants en lui annon&#231;ant : &#171; Moi, j'ai pri&#233; pour toi, afin que ta foi ne disparaisse pas. Et toi, quand tu seras revenu, affermis tes fr&#232;res &#187; (Lc 22, 32). Ce n'est donc pas la personne humaine de Pierre qui p&#232;se lourd dans le r&#244;le que la t&#234;te du coll&#232;ge des ap&#244;tres est appel&#233; &#224; jouer, mais sa qualit&#233; de vicaire du Christ, c'est-&#224;-dire de qui gouverne l'&#201;glise &#224; sa place et en son nom.&lt;br class='autobr' /&gt; J&#233;sus donnera &#224; Pierre l'occasion de se faire pardonner sa faute : &#171; Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? Il r&#233;pondit : &#171; Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime &#187;, et J&#233;sus lui dit alors : &#171; Pais mes agneaux &#187; (Jn 21, 15), du verbe pa&#238;tre, sois le pasteur de mon troupeau, de mon &#201;glise. Et apparaissant &#224; ses ap&#244;tres r&#233;unis, il dit : &#171; Paix &#224; vous ! Comme le P&#232;re m'a envoy&#233;, &#224; mon tour je vous envoie. Cela dit, il souffla sur eux et leur dit : &#171; Recevez l'Esprit Saint : les p&#233;ch&#233;s de ceux &#224; qui vous les remettrez leur seront remis ; ils seront retenus &#224; ceux &#224; qui vous les retiendrez &#187; (Jn 20, 21-22). C'esr ce que l'on appelle le pouvoir des cl&#233;s. C'est pourquoi saint Pierre est repr&#233;sent&#233; des clefs &#224; la main, cl&#233;s qui figurent dans les armoiries du saint-si&#232;ge.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi se trouvait constitu&#233;e dans son noyau primordial la hi&#233;rarchie de l'&#201;glise catholique : le coll&#232;ge des ap&#244;tres, qui sont les premiers &#233;v&#234;ques, avec le pape &#224; sa t&#234;te. Historiquement, Pierre a &#233;t&#233; le premier &#233;v&#234;que de Rome. Ses successeurs sont aussi &#233;v&#234;ques de Rome et se succ&#232;dent sur le si&#232;ge de Pierre (cf. Roland Minnerath, De J&#233;rusalem &#224; Rome. Pierre et l'unit&#233; de l'&#201;glise apostolique, Maris, Beauchesne, 1994). C'est ainsi que le Pontife romain actuel, le pape Beno&#238;t XVI, est le 265e pape et donc le 264e successeur de Pierre . Les &#233;v&#234;ques qui gouvernent l'&#201;glise sont les successeurs du coll&#232;ge des ap&#244;tres. Ainsi que le concile Vatican II l'expose, &#171; le Seigneur J&#233;sus, apr&#232;s avoir longuement pri&#233; son P&#232;re, appela &#224; lui ceux qu'il voulut et en institua douze pour en faire ses compagnons et les envoyer pr&#234;cher le royaume de Dieu ; &#224; cette institution des ap&#244;tres, il donna la forme d'un coll&#232;ge, c'est-&#224;-dire d'un groupe stable, et mit &#224; leur t&#234;te Pierre, choisi parmi eux. Il les envoya aux fils d'Isra&#235;l d'abord et &#224; toutes les nations pour que, participant &#224; son pouvoir, ils fassent de tous les peuples ses disciples &#187; (LG 19/a).&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Concile Vatican II a pr&#233;cis&#233; que, dans l'&#201;glise, le pouvoir s'exerce dans trois dimensions : l'enseignement, la sanctification et le gouvernement. Ce sont les aspects que nous retrouvons &#224; un degr&#233; &#233;minent chez le pape et sur lesquels nous allons nous arr&#234;ter maintenant. Nous commencerons donc par pr&#233;senter la fonction d'enseignement ou de magist&#232;re du Pontife romain et sa fonction de sanctification ou proph&#233;tique (A), pour passer ensuite &#224; sa fonction de gouvernement ou royale (B).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A) Les fonctions d'enseignement et de sanctification du pape&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Le magist&#232;re eccl&#233;siastique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mot &#171; magist&#232;re &#187; vient du latin magister, &#171; ma&#238;tre &#187;. Plus que d'entrer dans le d&#233;tail des modes d'exercice du magist&#232;re, infaillible et non infaillible qu'illustre la diapositive, ce qui nous int&#233;resse ici, c'est l'action concr&#232;te du pape.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;a) Les lettres encycliques. Le moyen le plus habituel et solennel est le recours &#224; la lettre encyclique. La premi&#232;re encyclique au sens o&#249; on l'entend aujourd'hui date de Beno&#238;t XIV (1740-1758). Mais ce genre litt&#233;raire se d&#233;veloppe surtout &#224; partir de L&#233;on XIII (1878-1903), c'est-&#224;-dire apr&#232;s la disparition des &#201;tats pontificaux suite &#224; l'unification de la p&#233;ninsule italienne, en 1870. Les Souverains pontifes se consid&#232;rent alors prisonniers au Vatican et recourent &#224; ce biais pour communiquer avec les &#233;v&#234;ques et les fid&#232;les du monde entier.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'&#233;poque contemporaine, le pape Jean-Paul II a r&#233;dig&#233; 14 encycliques, sur des sujets aussi vari&#233;s que les interrogations de l'homme dans la soci&#233;t&#233; actuelle, l'humanisme ouvert sur Dieu dont l'Amour est plus fort que la mort et que le p&#233;ch&#233;, la dignit&#233; du travail, le sens de la souffrance, la place de la Sainte Vierge dans la vie de l'&#201;glise et du monde, l'importance de l'Eucharistie, sacrement de la pr&#233;sence r&#233;elle de Dieu parmi les hommes, le r&#244;le missionnaire de l'&#201;glise, les questions sociales et la solidarit&#233; avec les pays de l'h&#233;misph&#232;re sud, la doctrine sociale de l'&#201;glise, la libert&#233; humaine et la v&#233;rit&#233; morale, les rapports entre la foi et la raison, la valeur et l'inviolabilit&#233; de la vie humaine, l'engagement en faveur de l'unit&#233; des chr&#233;tiens, etc.&lt;br class='autobr' /&gt;
Jusqu'ici l'actuel pape, Beno&#238;t XVI, a publi&#233; deux encycliques. Tout d'abord Deus caritas est, &#171; Dieu est Amour &#187;, publi&#233;e le 25 d&#233;cembre 2005, consacr&#233;e &#224; la vertu th&#233;ologale de charit&#233;. Si l'Eros est initialement essentiellement d&#233;sir, vient &#224; dire le pape, au fur et &#224; mesure qu'il se rapproche de l'autre personne il se posera toujours moins de questions sur lui-m&#234;me, il cherchera toujours plus le bonheur de l'autre, il se donnera et d&#233;sirera &#171; &#234;tre &#187; pour l'autre : c'est ainsi qu'il p&#233;n&#232;tre en lui et qu'il s'affirme au moment de l'Agap&#233;. En outre, l'amour pour le prochain, enracin&#233; dans l'amour de Dieu, en plus d'&#234;tre un devoir pour chaque fid&#232;le, l'est aussi pour toute la communaut&#233; eccl&#233;siale, qui dans son activit&#233; caritative doit refl&#233;ter l'amour trinitaire. La conscience d'un tel devoir a eu une importance constitutive pour l'&#201;glise depuis ses d&#233;buts. L'activit&#233; caritative chr&#233;tienne, en plus de la comp&#233;tence professionnelle, doit se fonder sur l'exp&#233;rience d'une rencontre personnelle avec le Christ, dont son amour a touch&#233; le c&#339;ur du croyant, suscitant en lui l'amour pour le prochain.&lt;br class='autobr' /&gt;
La seconde encyclique de Beno&#238;t XVI, Spe salvi, &#171; sauv&#233;s dans l'esp&#233;rance &#187;, publi&#233;e le 30 novembre 2007, met l'accent sur une deuxi&#232;me vertu th&#233;ologale, l'esp&#233;rance. &#171; Ce qui d&#233;finit l'esp&#233;rance chr&#233;tienne n'est pas seulement une mani&#232;re de penser. C'est plut&#244;t le contenu d'un message historiquement connu : l'amour de Dieu est plus fort que la mort. Historiquement, il a &#233;t&#233; plus fort que la mort en la personne de J&#233;sus de Nazareth. Historiquement, il a &#233;t&#233; plus fort que la mort &#224; travers la vie des g&#233;n&#233;rations de chr&#233;tiens depuis deux mille ans. Aujourd'hui encore il est plus fort que la mort pour quiconque veut bien accueillir la Bonne Nouvelle de la Promesse &#187; (pr&#233;face du Cardinal Vingt-Trois).&lt;br class='autobr' /&gt;
Une troisi&#232;me encycloqie consacr&#233;e &#224; la Doctrine sociale de l'&#201;glise est annonc&#233;e pour bient&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;b) Les autres interventions magist&#233;rielles. Bien d'autres documents viennent s'y ajouter. Mentionnons les exhortations apostoliques qui reprennent fr&#233;quemment les propositions d'un synode des &#233;v&#234;ques catholiques. Sous Jean-Paul II, elles ont trait&#233; de la valeur de la souffrance quant au salut de l'&#226;me, suivie de l'institution d'une Commission pontificale pour la sant&#233;, en 1985 ; de la sanctification du dimanche, la r&#233;citation du chapelet ou saint Rosaire, de la dignit&#233; et de la vocation de la femme, de la mission de saint Joseph, etc. Beno&#238;t XVI en a publi&#233; une sur la place du sacrement de l'Eucharistie dans la vie de l'&#201;glise et du monde, Sacramentum caritatis (2007).&lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres lettres ont &#233;t&#233; adress&#233;es aux artistes, aux personnes &#226;g&#233;es, et m&#234;me aux enfants. Les messages prononc&#233;s notamment &#224; No&#235;l et &#224; P&#226;ques, lors de la b&#233;n&#233;diction Urbi et orbi, &#224; la Ville de Rome et au monde entier, rev&#234;tent aussi une importance sp&#233;ciale. Des lettres apostoliques, par ex. sur le Rosaire de la Vierge Marie, des lettres motu proprio .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;c) Les audiences du mercredi et les Ang&#233;lus. Il faut mentionner la place importante des audiences g&#233;n&#233;rales du mercredi , qui, par exemple, ont permis &#224; plus de 17 millions de p&#232;lerins d'entendre le pape Jean-Paul II. L'on se rappellera que c'est au cours de l'une d'entre elles, sur la place Saint-Pierre, que ce m&#234;me pontife a &#233;t&#233; victime d'un attentat, le 13 mai 1981 .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;d) Les discours. Certains discours du Pontife romain font date. C'est le cas de celui que Jean-Paul II a prononc&#233; &#224; l'Unesco en 1980 sur le r&#244;le de la culture. C'est aussi le cas du discours prononc&#233; par Beno&#238;t XVI &#224; Ratisbonne, par lequel, comme le lui disait le pr&#233;sident Sarkozy, &#171; vous pensez que la sp&#233;cificit&#233; et la f&#233;condit&#233; du christianisme ne sont pas dissociables de sa rencontre avec les fondements de la pens&#233;e grecque &#187; (pt Sarkozy, &#201;lys&#233;es, 12 septembre 2008), et celui du Coll&#232;ge des Bernardins, &#224; Paris, discours dans lequel Beno&#238;t XVI a glos&#233; la n&#233;cessit&#233; de qu&#230;rere Deum, de chercher Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;e) Les rapports avec les th&#233;ologiens. La fonction magist&#233;rielle s'exerce &#233;galement dans les relations de l'&#201;glise avec les th&#233;ologiens, relations qui ont fait l'objet d'une instruction de la Congr&#233;gation pour la doctrine de la foi, le &#171; minist&#232;re &#187; de l'&#201;glise catholique charg&#233; d'une mission positive, consistant &#224; &#171; promouvoir et garantir la doctrine de la foi et des m&#339;urs dans le monde tout entier : tout ce qui touche de quelque fa&#231;on &#224; cette mati&#232;re rel&#232;ve donc de sa comp&#233;tence &#187; (Jean-Paul II, const. ap. Pastor Bonus, 28 juin 1988, art. 48). Cette instruction, appel&#233;e Donum veritatis, &#171; le don de la v&#233;rit&#233; &#187;, porte sur la vocation eccl&#233;siale du th&#233;ologien, le 24 mai 1990 (A.A.S. 82 (1990), p. 1550-1570) et pr&#233;cise les rapports de collaboration entre magist&#232;re et la th&#233;ologie ainsi que le probl&#232;me d'un &#171; dissentiment &#187; &#233;ventuel de la part de th&#233;ologiens, ce que les anglo-saxons ont qualifi&#233; de droit au dissent.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'autorit&#233; centrale a &#233;t&#233; amen&#233;e &#224; intervenir &#233;galement &#224; plusieurs reprises pour rappeler la doctrine infrangible de l'&#201;glise face &#224; des d&#233;viations doctrinales manifestes de certains auteurs, avec lesquels elle a entretenu un dialogue fraternel et paternel, parfois tr&#232;s long, sans obtenir les rectifications escompt&#233;es. Tel fut le cas, &#224; titre d'exemple, du Suisse Hans K&#252;ng, (d&#233;cl. sur quelques points de la doctrine th&#233;ologique du profeseur Hans K&#252;ng, A.A.S. 72 (1980), p. 90-92), de l'Allemand Eugen Drewermann ou du Fran&#231;ais Jacques Dupuis, S.J. (L'Osservatore Romano, 26-27 f&#233;vrier 2001). Quel que soit l'&#233;cho donn&#233; par les moyens de communication &#224; ces sanctions disciplinaires, celles-ci restent tr&#232;s limit&#233;s en nombre. &lt;br class='autobr' /&gt;
La Congr&#233;gation pour la Doctrine de la foi a rappel&#233; aussi en son temps le sens de la lib&#233;ration apport&#233;e par le Christ aux hommes, qui est fonci&#232;rement et premi&#232;rement la lib&#233;ration &#224; l'&#233;gard du p&#233;ch&#233; et des structures du p&#233;ch&#233;. Face &#224; une orientation marxisante d'une certaine th&#233;ologie de la lib&#233;ration, elle a publi&#233; coup sur coup deux instructions, la premi&#232;re Libertatis nuntius &#171; sur quelques aspects de la lib&#233;ration &#187; (A.A.S. 76 (1984), p. 876-909), le 6 ao&#251;t 1984, la seconde Libertatis conscientia &#171; sur la libert&#233; chr&#233;tienne et la lib&#233;ration &#187;, du 22 mars 1986 (A.A.S. 79 (1987), p. 554-599). La m&#234;me Congr&#233;gation s'est dot&#233;e d'une Proc&#233;dure pour l'examen des doctrines, le 29 juin 1997, lui permettant d'intervenir &#171; quand l'influence d'une publication d&#233;passe les fronti&#232;res d'une Conf&#233;rence &#233;piscopale, c'est-&#224;-dire quand le p&#233;ril pour la foi s'av&#232;re particuli&#232;rement grave &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. La nouvelle &#233;vang&#233;lisation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains d'entre vous se rappellent peut-&#234;tre avoir entendu le pape Jean-Paul II lancer depuis Saint-Jacques de Compostelle, en 1982, un appel &#224; une nouvelle &#233;vang&#233;lisation. Nous allons voir comment il se concr&#233;tise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;a) L'appel &#224; la nouvelle &#233;vang&#233;lisation&lt;br class='autobr' /&gt;
Constatant que &#171; la permissivit&#233; morale ne rend pas les hommes heureux, (que l)a soci&#233;t&#233; de consommation ne rend pas les hommes heureux. Elles ne l'ont jamais fait &#187; (Jean-Paul II, Parc des Princes, 1980), le pape Jean-Paul II entreprit de provoquer l'Europe &#224; un sursaut spirituel. Il faut que l'Europe reconstruise son unit&#233; spirituelle, dans le respect des autres religions et de la libert&#233; authentique. Face &#224; une soci&#233;t&#233; qui pr&#244;ne de plus en plus une &#171; culture de mort &#187;, oppos&#233;e au message &#233;vang&#233;lique, l'&#201;glise &#171; entend s'engager toujours plus &#224; d&#233;fendre la culture de la vie &#187; (Jean-Paul II, exhort. ap. Ecclesia in America).&lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agit en d&#233;finitive de tirer l'homme de l'ali&#233;nation de la mati&#232;re, des biens terrestres, pour lui redonner la libert&#233; dans la v&#233;rit&#233;. L'homme est &#171; ali&#233;n&#233; quand il refuse de se transcender et de vivre l'exp&#233;rience du don de soi et de formation d'une communaut&#233; humaine authentique orient&#233;e vers sa fin derni&#232;re qu'est Dieu. Une soci&#233;t&#233; est ali&#233;n&#233;e quand, dans les formes de son organisation sociale, de la production et de la consommation, elle rend plus difficile la r&#233;alisation de ce don et la constitution de cette solidarit&#233; entre les hommes &#187; (Jean-Paul II, enc. Centesimus annus).&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Si au progr&#232;s technique ne correspond pas un progr&#232;s dans la formation &#233;thique de l'homme, dans la croissance de l'homme int&#233;rieur (cf. Ep 3, 16 ; 2 Co 4, 16), souligne le pape Beno&#238;t XVI, alors ce n'est pas un progr&#232;s, mais une menace pour l'homme et pour le monde &#187; (enc. Spe salvi, n&#176; 22).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;b) Les jubil&#233;s et l'entr&#233;e dans le troisi&#232;me mill&#233;naire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mot jubil&#233; vient de l'h&#233;breu y&#244;bel, &#171; corne de b&#233;lier &#187;, utilis&#233;e comme trompe. Une sonnerie de trompe marquait l'ouverture solennelle de l'ann&#233;e. Le proph&#232;te Isa&#239;e parle d'une &#171; ann&#233;e de gr&#226;ce &#187; (Is 61, 2), ann&#233;e de r&#233;mission des p&#233;ch&#233;s et des peines dues pour les p&#233;ch&#233;s, ann&#233;e de r&#233;conciliation entre adversaires, ann&#233;e de multiples conversions et, dans l'&#201;glise, de p&#233;nitence sacramentelle et extra-sacramentelle. La tradition des jubil&#233;s pour l'&#201;glise universelle a &#233;t&#233; inaugur&#233;e en 1300 par le pape Boniface VIII.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aux jubil&#233;s rappelant en principe tous les vingt-cinq ans le myst&#232;re de l'Incarnation du Fils de Dieu devenu homme, s'ajoutent ceux qui comm&#233;morent l'&#233;v&#233;nement m&#234;me de la R&#233;demption : la Croix du Christ, sa mort sur le Golgotha et sa R&#233;surrection. &#171; En ces circonstances, l'&#201;glise cherche &#224; faire en sorte que tous les fid&#232;les puissent b&#233;n&#233;ficier plus largement de la gr&#226;ce. Voil&#224; pourquoi les jubil&#233;s sont c&#233;l&#233;br&#233;s non seulement in Urbe, &#171; dans la Ville &#187; de Rome, mais aussi extra Urbem, &#171; en dehors de la Ville &#187;. L'ann&#233;e sainte c&#233;l&#232;bre un jubil&#233; de l'ensemble de l'&#201;glise &#187; (D. Le Tourneau, Les mots du christianisme. Catholicisme - Orthodoxie - Protestantisme, Paris, Fayard, 2005, p. 346).&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce fut tout sp&#233;cialement le cas du grand jubil&#233; de l'An 2000, par lequel le pape Jean-Paul II a fait entrer l'&#201;glise dans le troisi&#232;me mill&#233;naire. Ce jubil&#233; exceptionnel a &#233;t&#233; annonc&#233; d&#232;s 1994 (lettre ap. Tertio millennio adveniente) et pr&#233;par&#233; dans le monde entier au cours des trois derni&#232;res ann&#233;es du XXe si&#232;cle. La cl&#244;ture du jubil&#233; s'est accompagn&#233;e d'un nouveau document, Novo millennio ineunte, du 6 janvier 2001, invitant les fid&#232;les &#224; proclamer J&#233;sus-Christ.&lt;br class='autobr' /&gt;
Actuellement, l'&#201;glise vit une jubil&#233; pour c&#233;l&#233;brer le deuxi&#232;me mill&#233;naire de la naissance de saint Paul, l'ap&#244;tres des nations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;c) Les Journ&#233;es mondiales de la Jeunesse&lt;br class='autobr' /&gt;
Disons un mot des Journ&#233;es mondiales de la Jeunesse. L'id&#233;e en est venu du succ&#232;s du rassemblement des jeunes convoqu&#233; &#224; Rome par le pape, &#224; l'occasion de l'Ann&#233;e mondiale de la jeunesse, d&#233;cr&#233;t&#233;e par l'ONU pour 1985. Elles ont lieu une ann&#233;e sur deux dans tous les dioc&#232;ses du monde et, l'ann&#233;e suivante, dans une ville choisie &#224; cet effet. Le message des JMJ peut se r&#233;sumer ainsi : &#171; N'ayez pas peur de pr&#234;cher l'&#201;vangile ! Ce n'est pas le moment d'en avoir honte, c'est le moment de le clamer du haut des toits &#187; (Jean-Paul II, &#224; Denver).&lt;br class='autobr' /&gt;
Less JMJ donnent lieu &#224; des rassemblements impressionnants : plus de quatre millions de jeunes &#224; Manille en 1995, 1 200 000 &#224; Paris en 1997 , deux millions &#224; Rome en 2000. Le pape Beno&#238;t XVI a pr&#233;sid&#233; aux JMJ de Cologne en 2005 et de Sydney en 2008 .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. La Doctrine sociale de l'&#201;glise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Doctrine sociale de l'&#201;glise est un &#171; corps de principes et de d&#233;clarations du magist&#232;re de l'&#201;glise sur les relations entre les hommes. Elle interpr&#232;te les r&#233;alit&#233;s humaines &#224; la lumi&#232;re de la foi et de la tradition eccl&#233;siale, pour orienter le comportement chr&#233;tien. Elle porte sur la personne humaine, sa dignit&#233;, ses droits et ses devoirs, sa libert&#233;, le respect de la vie, la famille et l'&#233;ducation, le mariage, les rapports &#233;conomiques et sociaux, l'exercice du pouvoir politique, la question ouvri&#232;re et le travail, les relations internationales, la solidarit&#233; entre les peuples... Toutefois, &#171; ce n'est pas une id&#233;ologie, ni une troisi&#232;me voie entre le capitalisme lib&#233;ral et le collectivisme marxiste, ni une autre possibilit&#233; parmi les solutions moins radicalement marqu&#233;es &#187; (Jean-Paul II).&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#201;glise a toujours eu une doctrine sociale, mais c'est L&#233;on XIII (1878-1903) qui l'a solennellement affirm&#233;e dans l'encyclique Rerum novarum, &#171; Des choses nouvelles &#187;, en 1891. Elle a insipir&#233; le catholicisme social et la d&#233;mocratie chr&#233;tienne. Jean-Paul II (1978-2005) l'a confirm&#233;e avec force &#187; (Dominique Le Tourneau, Les mots du christianisme. Catholicisme - Orthodoxie - Protestantisme, p. 222), notamment dans trois encycliques, Laborem exercens sur la valeur du travail humain (1981), &#171; l'int&#233;r&#234;t pour la question sociale &#187;, Sollicitudo rei socialis (1987) et Centesimus annus pour le centi&#232;me anniversaire de Rerum novarum (1991).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Les b&#233;atifications et les canonisations&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis les origines de l'&#201;glise, certains de ses membres plus &#233;minents sont consid&#233;r&#233;s saints et pri&#233;s comme tels. On peut consid&#233;rer que le Bon larron crucifi&#233; en m&#234;me temps de J&#233;sus, est le premier saint de la Nouvelle Alliance scell&#233;e pr&#233;cis&#233;ment par le sang vers&#233; sur la Croix. &#201;tienne, lapid&#233; par les Juifs, est le premier martyr. C'est le pape Urbain VIII (1623-1644) qui unifie la proc&#233;dure juridique de d&#233;claration de saintet&#233;, proc&#233;dure r&#233;vis&#233;e par la suite et modifi&#233;e pour la derni&#232;re fois par le pape Jean-Paul II, qui l'a notablement all&#233;g&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le proc&#232;s en b&#233;atification a lieu d'abord &#224; l'&#233;chelon dioc&#233;sain, afin de s'assurer qu'un serviteur de Dieu a v&#233;cu les vertus chr&#233;tiennes &#224; un degr&#233; h&#233;ro&#239;que. Apr&#232;s quoi, il devient v&#233;n&#233;rable. Le proc&#232;s se poursuit au Vatican, avec l'&#233;tude d'une gu&#233;rison m&#233;dicalement non explicable et la proclamation du miracle reconnu, si tel est le cas. La b&#233;atification est l'acte solennel par lequel le pape d&#233;clare qu'un v&#233;n&#233;rable serviteur de Dieu est au ciel et qu'un culte peut lui &#234;tre rendu localement. Apr&#232;s reconnaissance d'un nouveau miracle, il est proc&#233;d&#233; &#224; la canonisation .&lt;br class='autobr' /&gt;
La canonisation est l'acte solennel par lequel le Pontife romain d&#233;clare qu'un bienheureux est saint, l'inscrit au catalogue des saints et d&#233;cide qu'on peut lui rendre un culte dans l'&#201;glise universelle. Cet acte engage l'infaillibilit&#233; pontificale, c'est-&#224;-dire qu'il ne peut &#234;tre entach&#233; d'erreur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les b&#233;atifications et canonisations visent &#224; proposer aux fid&#232;les des mod&#232;les de vie chr&#233;tienne, si possible proches d'eux. Parmi tous les nouveaux bienheureux et saints figurent des martyrs de la foi sous la R&#233;volution fran&#231;aise, la guerre civile d'Espagne, la r&#233;volution mexicaine des cristeros, l'&#233;vang&#233;lisation de l'Angleterre, de la Chine, de la Cor&#233;e, de l'Irlande, du Japon, de la Pologne, d'Ukraine, du Vietnam, etc. Pour la premi&#232;re fois un tsigane a &#233;t&#233; b&#233;atifi&#233; en Espagne, en 1997 ; un &#233;v&#234;que en tant que martyr de la pers&#233;cution communiste, en 1998 ; un m&#233;nage de Romains, en 2001. Les &#233;poux Martin , parents de la petite Th&#233;r&#232;se de l'Enfant J&#233;sus ont &#233;t&#233; aussi b&#233;atifi&#233;s l'an dernier. Parmi les personnalit&#233;s les plus populaires, citons Fran&#231;ois et Jacinthe Marto, deux des voyants de Fatima, les papes Pie IX et Jean XXIII , en 2000, le padre Pio , l'indien Juan Diego et Jos&#233;maria Escriva , en 2002, m&#232;re Teresa de Calcutta , en 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. L'&#233;v&#234;que de Rome et les visites pastorales en Italie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis saint Pierre, le pape est traditionnellement l'&#233;v&#234;que de Rome. Vu sa charge de pasteur de l'&#201;glise universelle, c'est un cardinal-vicaire qui assure la direction du dioc&#232;se de Rome. Mais Jean-Paul II a manifest&#233; tout l'int&#233;r&#234;t qu'il portait &#224; sa fonction d'&#233;v&#234;que de la Ville &#233;ternelle en intervenant directement dans le synode dioc&#233;sain, en c&#233;l&#233;brant une messe de rentr&#233;e pour les &#233;tudiants, en confessant le Vendredi Saint dans la basilique Saint-Pierre, etc. Mais aussi en visitant pratiquement toutes les paroisses du dios&#232;se, 300 sur 334. Beno&#238;t XVI suit ses traces.&lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, s'il est habituel que le pape se rende place d'Espagne le 8 d&#233;cembre, pour honorer l'Immacul&#233;e Conception de la Vierge Marie repr&#233;sent&#233;e sur cette place, il n'avait plus gu&#232;re coutume de se d&#233;placer dans la p&#233;ninsule depuis 1870 et la disparition des &#201;tats pontificaux. Paul VI et Jean XXIII ont effectu&#233;s quelques d&#233;placements limit&#233;s en Italie. Jean-Paul II a effectu&#233;s quant &#224; lui 143 visites pastorales. Beno&#238;t XVI a repris le b&#226;ton de p&#232;lerin, quoiqu'&#224; un rythme moins soutenu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faudrait encore &#233;voquer l'action pastorale et sacramentelle du pape, soit qu'il administre le bapt&#234;me ou pr&#233;side lui-m&#234;me diverses c&#233;r&#233;monies liturgiques, &#224; No&#235;l ou lors de ses voyages pastoraux, comme ici lors de la procession aux flambeaux, &#224; Lourdes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#224; suivre...)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Introduction</title>
		<link>https://www.dominique-le-tourneau.fr/Introduction,295</link>
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		<dc:date>2009-08-02T09:44:27Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Le Tourneau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La pi&#233;t&#233; mariale &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout ce que nous avons rappel&#233; de notre M&#232;re du ciel, la Panaghia des Orientaux, et du coup l'Hodigitria, celle qui nous conduit &#224; J&#233;sus, tout ce que nous avons pu vanter de ses qualit&#233;s et de son excellence, de son r&#244;le aux c&#244;t&#233;s de son Fils, de sa pri&#232;re pour que son r&#232;gne vienne et pour nous, les enfants de Dieu devenus &#171; amis de Dieu &#187; (Jn 15, 14), tout cela n'existe et n'a lieu d'&#234;tre qu'en raison du privil&#232;ge premier et fondamental de la Maternit&#233; divine de Marie, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.dominique-le-tourneau.fr/-La-priere-mariale-" rel="directory"&gt;La pri&#232;re mariale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.dominique-le-tourneau.fr/local/cache-vignettes/L81xH116/arton295-becb1.jpg?1769172501' class='spip_logo spip_logo_right' width='81' height='116' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La pi&#233;t&#233; mariale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Texte retouch&#233; d'une conf&#233;rence prononc&#233;e dans le cadre d'un groupe de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ce que nous avons rappel&#233; de notre &lt;strong&gt;M&#232;re du ciel&lt;/strong&gt;, la &lt;i&gt;Panaghia&lt;/i&gt; des Orientaux, et du coup l'&lt;i&gt;Hodigitria&lt;/i&gt;, celle qui nous conduit &#224; &lt;strong&gt;J&#233;sus,&lt;/strong&gt; tout ce que nous avons pu vanter de ses qualit&#233;s et de son excellence, de son r&#244;le aux c&#244;t&#233;s de son Fils, de sa pri&#232;re pour que son r&#232;gne vienne et pour nous, les enfants de &lt;strong&gt;Dieu&lt;/strong&gt; devenus &#171; amis de Dieu &#187; (Jn 15, 14), tout cela n'existe et n'a lieu d'&#234;tre qu'en raison du privil&#232;ge premier et fondamental de la Maternit&#233; divine de Marie, par laquelle nous ouvrons l'ann&#233;e civile : &#171; &#212; chose admirable ! Je contemple Marie. &#192; quelle hauteur m'est-il donn&#233; de la voir ! Rien n'est &#233;gal &#224; Marie sinon Dieu lui-m&#234;me ! (...) De Marie, il s'est fait un Fils (le m&#234;me et pas un autre !). Ainsi, de par sa nature, ce Fils est unique : c'est le Fils commun de Dieu et de Marie. Dieu a cr&#233;&#233; toutes choses et Marie a enfant&#233; Dieu. Dieu, qui a tout fait, s'est fait lui-m&#234;me de Marie, refaisant par elle tout ce qu'il avait fait d&#232;s l'origine. Dieu est donc le P&#232;re des choses cr&#233;&#233;es et Marie la M&#232;re des choses recr&#233;&#233;es. Dieu est le P&#232;re qui construit tout et Marie, la M&#232;re de tout ce qui est reconstruit. Dieu a engendr&#233; Celui par qui tout a &#233;t&#233; fait et Marie a enfant&#233; Celui par qui tout a &#233;t&#233; sauv&#233;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;M&#233;ditations et pri&#232;res de saint Anselme.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'exercice auquel je dois me livrer ce soir est une gageure. Il faut, non exposer un th&#232;me pr&#233;cis de mariologie, mais r&#233;sumer vingt si&#232;cles de pi&#233;t&#233; et de d&#233;votion envers notre M&#232;re, deux mill&#233;naires de pri&#232;res adress&#233;es &#224; Marie par des hommes et des femmes de toutes conditions, et sous toutes les latitudes au fur et &#224; mesure o&#249; la foi se r&#233;pandait dans le monde. Et ce, parce que &#171; nous croyons que la tr&#232;s sainte M&#232;re de Dieu, nouvelle &lt;strong&gt;&#200;ve&lt;/strong&gt;, M&#232;re de l'&#201;glise, comme Jean de Valon nous l'a rappel&#233;, continue au ciel son r&#244;le maternel &#224; l'&#233;gard des membres du Christ, en coop&#233;rant &#224; la naissance et au d&#233;veloppe-ment de la vie divine dans les &#226;mes des rachet&#233;s &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Paul VI, Credo du Peuple de Dieu, 30 juin 1968, n&#176; 15.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Nous le croyons apr&#232;s avoir entendu J&#233;sus expirant dire &#224; Marie : &#171; Femme, voici ton Fils &#187;, et au disciple &#171; qu'il aimait &#187;, &#171; voici ta m&#232;re &#187; (Jn 19, 27). Dans ces mots &#171; est pleinement indiqu&#233; le motif de la dimension mariale de la vie des disciples du Christ &#187;, qui s'exprime d'une mani&#232;re sp&#233;ciale, &#171; par cette offrande filiale &#224; la M&#232;re de Dieu (...). En se livrant filialement &#224; Marie, le chr&#233;tien, comme l'&lt;strong&gt;Ap&#244;tre Jean&lt;/strong&gt;, &#171; re&#231;oit parmi ses biens personnels &#187; la M&#232;re du Christ et l'introduit dans tout l'espace de sa vie int&#233;rieure, c'est-&#224;-dire dans son &#171; moi &#187; humain et chr&#233;tien (...). Il cherche ainsi &#224; entrer dans le rayonnement de l'&#171; amour maternel &#187; avec lequel la M&#232;re du R&#233;dempteur &#171; prend soin des fr&#232;res de son Fils &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Concile Vatican II, const. dogm. Lumen gentium, n&#176; 62.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Paul II, enc. Redemptoris Mater, 25 mars 1987, n&#176; 45.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Commentant cet enseignement de &lt;strong&gt;Jean-Paul II,&lt;/strong&gt; le &lt;strong&gt;cardinal Ratzinger&lt;/strong&gt; faisait observer que &#171; Marie entre au plus profond de la vie spirituelle et culturelle, le disciple est introduit dans son existence de femme et de m&#232;re, c'est l'expression d'une confiance r&#233;ciproque qui conduit de fa&#231;on toujours nouvelle &#224; la naissance du Christ et qui op&#232;re en l'homme une configuration au Christ. Mais de plus, la mission de Marie projette une lumi&#232;re sur la femme en g&#233;n&#233;ral, sur la dimension du f&#233;minin et la t&#226;che particu-li&#232;re de la femme dans l'&#201;glise &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;J. Ratzinger, &#171; Le signe de la femme &#187;, dans card. J. Ratzinger-H. U. von (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cette conf&#233;rence conclusive consacr&#233;e &#224; la d&#233;votion mariale, sera donc juste une &#233;bauche de r&#233;flexion nourrie d'abord de la pi&#233;t&#233; mariale telle qu'elle s'exprime dans les premiers si&#232;cles de l'&#232;re chr&#233;tienne (I), puis sustent&#233;e par diverses formes actuelles de cette pi&#233;t&#233; (II).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Texte retouch&#233; d'une conf&#233;rence prononc&#233;e dans le cadre d'un groupe de spiritualit&#233; de l'Ordre &#201;questre du Saint S&#233;pulcre de J&#233;rusalem.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;M&#233;ditations et pri&#232;res de saint Anselme.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Paul VI, &lt;i&gt;Credo du Peuple de Dieu&lt;/i&gt;, 30 juin 1968, n&#176; 15.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Concile Vatican II, const. dogm. &lt;i&gt;Lumen gentium&lt;/i&gt;, n&#176; 62.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean-Paul II, enc. &lt;i&gt;Redemptoris Mater&lt;/i&gt;, 25 mars 1987, n&#176; 45.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;J. Ratzinger, &#171; Le signe de la femme &#187;, dans card. J. Ratzinger-H. U. von Balthasar, &lt;i&gt;Marie, premi&#232;re &#201;glise&lt;/i&gt;, Paris-Montr&#233;al, M&#233;diaspaul, 1998, p. 56-57.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La d&#233;votion mariale aux premiers si&#232;cles</title>
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		<dc:date>2009-08-02T09:44:17Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Le Tourneau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;I. La d&#233;votion mariale dans les premiers si&#232;cles chr&#233;tiens &lt;br class='autobr' /&gt;
Nul ne s'&#233;tonnera si je commence l'expos&#233; de la pi&#233;t&#233; mariale &#224; l'aube du christianisme par la pri&#232;re de Marie (A). Il y aurait &#233;videmment mati&#232;re &#224; un expos&#233; ind&#233;pendant. Je devrai &#234;tre tr&#232;s succinct et &#233;vocateur. C'est dans un deuxi&#232;me temps que nous verrons cette d&#233;votion se d&#233;velopper sous la forme de pri&#232;res &#224; Marie tout au long des premiers si&#232;cles de l'&#201;glise (B). &lt;br class='autobr' /&gt;
A) La pri&#232;re mariale est d'abord la pri&#232;re de Marie &lt;br class='autobr' /&gt;
La (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.dominique-le-tourneau.fr/-La-priere-mariale-" rel="directory"&gt;La pri&#232;re mariale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.dominique-le-tourneau.fr/local/cache-vignettes/L144xH108/arton294-36774.jpg?1769166645' class='spip_logo spip_logo_right' width='144' height='108' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;I. &lt;strong&gt;La d&#233;votion mariale dans les premiers si&#232;cles chr&#233;tiens&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nul ne s'&#233;tonnera si je commence l'expos&#233; de la pi&#233;t&#233; mariale &#224; l'aube du christianisme par la pri&#232;re de &lt;strong&gt;Marie&lt;/strong&gt; (A). Il y aurait &#233;videmment mati&#232;re &#224; un expos&#233; ind&#233;pendant. Je devrai &#234;tre tr&#232;s succinct et &#233;vocateur. C'est dans un deuxi&#232;me temps que nous verrons cette d&#233;votion se d&#233;velopper sous la forme de pri&#232;res &#224; Marie tout au long des premiers si&#232;cles de l'&#201;glise (B).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A) &lt;strong&gt;La pri&#232;re mariale est d'abord la pri&#232;re &lt;i&gt;de&lt;/i&gt; Marie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pri&#232;re de Marie est &#233;voqu&#233;e &#224; plusieurs reprises dans les &#201;vangiles. C'est saint Luc qui, par deux fois, souligne que Marie, apr&#232;s l'adoration des bergers, &#171; gardait tout cela en sa m&#233;moire et y r&#233;fl&#233;chissait &#187; (Lc 2, 19), puis, apr&#232;s le recouvrement de J&#233;sus au Temple, &#171; sa m&#232;re conservait tout cela en sa m&#233;moire &#187; (Lc 2, 51). Le texte de la Vulgate est plus expressif, car il dit in corde suo, &#171; dans son c&#339;ur &#187;. Luc ne dit pas seulement qu'elle &#171; gardait &#187; ces paroles et ces &#233;v&#233;nements, mais elle les &#171; rassemblait &#187; (Lc 2, 9), les &#171; parcourait &#187; (Lc 2, 51), et les &#171; confrontait en son c&#339;ur &#187; avec l'&#201;criture (Lc 2, 19) &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ren&#233; Laurentin, Vie authentique de Marie. Paris, &#201;ditions de l'&#338;uvre, 2008, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il s'agit donc bien d'une m&#233;ditation, d'un ressassement int&#233;rieur des &#233;v&#233;nements auxquels la Providence divine la m&#234;le. Marie est &#171; l'&#201;vang&#233;liste de l'enfance &#187;, dit &lt;strong&gt;L&#233;on XIII,&lt;/strong&gt; &#171; une synth&#232;se de l'&#201;vangile de &lt;strong&gt;J&#233;sus&lt;/strong&gt; &#187;, pr&#233;cise&lt;strong&gt; Jean-Paul II&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Paul II, Hom&#233;lie au sanctuaire de Notre-Dame de Suyapa (Honduras), 8 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien s&#251;r, nous pensons aussi &#224; la pri&#232;re indirecte de Marie &#224; &lt;strong&gt;Cana&lt;/strong&gt;, quand elle attire l'attention de son Fils sur la situation que sa sensibilit&#233; f&#233;minine a su saisir : &#171; Ils n'ont plus de vin &#187; (Jn 2, 3). La force de persuasion de sa M&#232;re est telle que cela suffit pour que J&#233;sus, dont l'&#171; heure n'est pas encore venue &#187;, comme il le lui fait lui-m&#234;me savoir (Jn 2, 4), accomplisse son premier miracle et que ses premiers disciples croient en lui. En d&#233;crivant l'&#233;v&#233;nement de Cana, l'ap&#244;tre &lt;strong&gt;Jean&lt;/strong&gt; &#171; dessine ce qui se manifeste concr&#232;tement comme la maternit&#233; nouvelle selon l'esprit et non selon la chair, c'est-&#224;-dire la sollicitude de Marie pour les hommes, le fait qu'elle va au-devant de toute la gamme de leurs besoins et de leurs n&#233;cessit&#233;s. (...) aller au-devant des besoins de l'homme veut dire, en m&#234;me temps, les introduire dans le rayonnement de la mission messianique et de la puissance salvifique du Christ. Il y a donc une m&#233;diation. (...) En tant que M&#232;re, elle d&#233;sire aussi que se manifeste la puissance messianique de son Fils, c'est-&#224;-dire sa puissance salvifique destin&#233;e &#224; secourir le malheur des hommes, &#224; lib&#233;rer l'homme du mal qui p&#232;se sur sa vie sous diff&#233;rentes formes et dans des mesures diverses &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Paul II, enc. Redemptoris Mater, 25 mars 1987, n&#176; 21.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Telle est sa pri&#232;re, sa toute-puissance d'intercession.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais la pri&#232;re de Marie ne s'adresse pas uniquement &#224; son Fils. Elle comprend un autre volet, qui nous concerne directement. &#171; Un autre &#233;l&#233;ment essentiel de ce r&#244;le maternel de Marie se trouve dans ce qu'elle dit aux serviteurs : &#171; Tout ce qu'il vous dira, faites-le. &#187; La M&#232;re du Christ se pr&#233;sente devant les hommes comme porte-parole de la volont&#233; du Fils, celle qui montre quelles exigences doivent &#234;tre satisfaites afin que puisse se manifester la puissance salvifique du Messie &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Paul II, Ibid.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand le Christ est remont&#233; aupr&#232;s du P&#232;re, Marie guide la pri&#232;re de l'&#201;glise. Les Onze sont r&#233;unis au C&#233;nacle et &#171; eux tous, d'un m&#234;me c&#339;ur, pers&#233;v&#233;raient dans la pri&#232;re, ainsi que des femmes, Marie, la M&#232;re de J&#233;sus, et ses fr&#232;res &#187; (Ac 1, 14). C'est dans ce climat de ferveur qu'intervient l'Esprit Saint, au jour de la Pentec&#244;te. Nous voyons donc Marie &#171; appelant elle aussi de ses pri&#232;res le don de l'Esprit qui, &#224; l'Annonciation, l'avait d&#233;j&#224; elle-m&#234;me prise sous son ombre &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Concile Vatican II, const. dogm. Lumen gentium, n&#176; 59.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La pri&#232;re de Marie n'est pas seulement dat&#233;e. C'est aussi, ne l'oublions pas, celle que nous lui demandons &#171; &#224; l'heure de notre mort &#187;. Ce sont des centaines et des milliers de fois, des centaines de milliers de fois que nous l'avons invoqu&#233;e avec confiance, lui demandant de prier pour nous maintenant - nous ne lui redisons en ce moment-m&#234;me - et &#224; l'heure de notre mort. Notre mort, qui a toutes les chances de passer inaper&#231;ue comme la sienne, de ne laisser derri&#232;re elle qu'une trace de saintet&#233;, un rayonnement, un ar&#244;me de bont&#233;, d'amour et d'union &#224; Dieu. Comment ne pas &#233;voquer la caresse maternelle de Marie, une caresse si particuli&#232;re, mais si propre &#224; celle qui a pleinement pris part &#224; la Passion de son Fils, je veux dire son intervention au moment o&#249; le pape Jean-Paul II fit l'objet de l'attentat que l'on sait ? Elle a d&#233;vi&#233; la balle, mais ne lui a pas &#233;pargn&#233; les s&#233;quelles de l'attentat, lui faisant comprendre et partager sa propre souffrance et celle de notre Seigneur, &#171; pour la gloire de Dieu et le salut des &#226;mes &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ren&#233; Laurentin, &lt;i&gt;Vie authentique de Marie&lt;/i&gt;. Paris, &#201;ditions de l'&#338;uvre, 2008, p. 373.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean-Paul II, &lt;i&gt;Hom&#233;lie au sanctuaire de Notre-Dame de Suyapa&lt;/i&gt; (Honduras), 8 mars 1983.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean-Paul II, enc. &lt;i&gt;Redemptoris Mater&lt;/i&gt;, 25 mars 1987, n&#176; 21.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean-Paul II, &lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Concile Vatican II, const. dogm. &lt;i&gt;Lumen gentium&lt;/i&gt;, n&#176; 59.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Visitation et le Magnificat</title>
		<link>https://www.dominique-le-tourneau.fr/La-Visitation-et-le-Magnificat</link>
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		<dc:date>2009-08-02T09:44:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Le Tourneau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Arr&#234;tons-nous un peu &#224; cette sc&#232;ne de la Visitation qui est tout enti&#232;re une pri&#232;re &#224; deux, et m&#234;me &#224; quatre voix. D'abord Marie &#171; entra dans la maison de Zacharie et salua &#201;lisabeth &#187; (Lc 1, 40). Le cardinal de B&#233;rule fait observer que Marie, jusqu'&#224; pr&#233;sent silencieuse, &#171; ici va, elle vient, elle parle, et parle plus qu'en aucun lieu de l'&#201;criture, et en aucun &#233;tat de sa vie. La Parole &#233;ternelle du P&#232;re qui veut &#234;tre sans parole, comme enfant la fait parler. Il est la Parole du P&#232;re, mais (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.dominique-le-tourneau.fr/-La-priere-mariale-" rel="directory"&gt;La pri&#232;re mariale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.dominique-le-tourneau.fr/local/cache-vignettes/L84xH135/arton293-6599a.jpg?1769171780' class='spip_logo spip_logo_right' width='84' height='135' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Arr&#234;tons-nous un peu &#224; cette sc&#232;ne de la Visitation qui est tout enti&#232;re une pri&#232;re &#224; deux, et m&#234;me &#224; quatre voix. D'abord &lt;strong&gt;Marie&lt;/strong&gt; &#171; entra dans la maison de &lt;strong&gt;Zacharie&lt;/strong&gt; et salua &lt;strong&gt;&#201;lisabeth&lt;/strong&gt; &#187; (Lc 1, 40). Le &lt;strong&gt;cardinal de B&#233;rule&lt;/strong&gt; fait observer que Marie, jusqu'&#224; pr&#233;sent silencieuse, &#171; ici va, elle vient, elle parle, et parle plus qu'en aucun lieu de l'&#201;criture, et en aucun &#233;tat de sa vie. La Parole &#233;ternelle du P&#232;re qui veut &#234;tre sans parole, comme enfant la fait parler. Il est la Parole du P&#232;re, mais sans parole, en sa M&#232;re, et il la fait parler, et saluer sa cousine &#201;lisabeth. Cette sacr&#233;e parole est de telle efficacit&#233; qu'elle p&#233;n&#232;tre le c&#339;ur de sainte &#201;lisabeth, qu'elle touche et ouvre le c&#339;ur de l'enfant de six mois cach&#233; dans son ventre, qu'elle ravit la m&#232;re et l'enfant, et ravit l'un et l'autre en J&#233;sus et la Vierge, qui sont les deux objets de ce ravissement sacr&#233;, et les deux sujets de la parole admirable de sainte &#201;lisabeth : &#171; Tu es b&#233;nie entre toutes les femmes et b&#233;ni est le fruit de ton sein &#187; (Luc 1, 42) &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Card. de B&#233;rulle, &#171; Vie de J&#233;sus &#187;, Les Myst&#232;res de Marie, Paris, Grasset, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Vous &#234;tes b&#233;nie entre toutes les femmes, et le fruit de vos entrailles est b&#233;ni &#187; (Lc 1, 42) &#171; Certains pr&#233;f&#233;reraient la traduction &#171; ventre &#187; ou &#171; sein &#187; plus proche du grec et du latin (&lt;i&gt;ventris tui&lt;/i&gt;). Mais outre qu'il souligne avec force le r&#233;alisme de l'Incarnation, le mot &#171; entrailles &#187; a pour lui qu'il &#233;voque en fran&#231;ais la profondeur des sentiments : &#171; on est pris aux entrailles &#187;, &#171; nos entrailles s'&#233;meuvent &#187;. Or c'est une affirmation constante de la Tradition que Marie &#171; con&#231;ut d'abord son Fils dans la foi avant de le concevoir dans la chair &#187;. Autrement dit, J&#233;sus est d'abord le fruit de la foi visc&#233;rale de Marie, avant d'&#234;tre le fruit de sa chair &#187;, note l'&lt;strong&gt;abb&#233; de Menthi&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Guillaume de Menthi&#232;re, Je vous salue Marie. L'art de la pri&#232;re, Paris, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Marie est &#171; b&#233;nie entre les femmes &#187;. Les &#233;x&#233;g&#232;tes reconnaissent &#224; la formule employ&#233;e par Luc une tournure tr&#232;s s&#233;mitique. Le participe pass&#233; (b&#233;nie) est un passif divin qui d&#233;signe clairement Dieu comme l'auteur de cette b&#233;n&#233;diction. &#171; Tu es b&#233;nie &#187; signifie &#171; Dieu t'a b&#233;nie &#187;. L'expression &#171; entre les femmes &#187; sert habituellement quant &#224; elle &#224; exprimer le superlatif. En effet, la langue h&#233;bra&#239;que ne conna&#238;t pas le superlatif et distingue donc une personne en la mettant au-dessus de la masse des autres. &#171; Tu es b&#233;nie entre les femmes &#187; signifie donc &#171; Tu es la plus b&#233;nie des femmes &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Guillaume de Menthi&#232;re, Ibid., p. 64.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; D'o&#249; m'est-il donn&#233; que la M&#232;re de mon Seigneur vienne jusqu'&#224; moi ? &#187; (Lc 1, 43) se demande &#201;lisabeth. &#171; C'est ici la plus c&#233;l&#232;bres des acad&#233;mies de l'univers, o&#249; on apprend ce que le monde ignore et ignorera encore fort longtemps ; et on l'apprend en deux paroles, car la parole de Dieu m&#234;me est abr&#233;g&#233;e en ces deux merveilles : o&#249; Dieu est fait homme et une Vierge faite M&#232;re de Dieu &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Card. de B&#233;rulle, o.c., p. 224.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; D&#232;s que mon oreille a per&#231;u ta salutation, l'enfant a tressailli d'all&#233;gresse en mon sein &#187; (Lc 1, 44). &#171; La Vierge est comme une plante vivante qui porte le fruit de vie, le donne &#224; sa cousine et &#224; cet heureux enfant ; fruit de vie bien diff&#233;rente de celle que donnait l'arbre du paradis. Car ici J&#233;sus est la vie, vie des hommes et des anges, vie divine et humaine, et la Vierge est la Terre qui a donn&#233; ce fruit : La terre produisit son fruit (Jacques 5, 18). Ce fruit donne vie nouvelle &#224; l'enfant qui n'est pas encore n&#233; et &#224; la m&#232;re qui le porte en ses entrailles ; il donne vie &#224; cet enfant et double vie, car il lui donne vie humaine en lui donnant la raison qu'il n'avait pas encore, il lui donne vie de gr&#226;ce oppos&#233;e &#224; la mort du p&#233;ch&#233; dans lequel il &#233;tait. Il est le premier a avoir go&#251;t&#233; ce fruit de vie donn&#233; au monde et plant&#233; en la Vierge &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Card. de B&#233;rulle, o.c. p. 219.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de ce qui lui a &#233;t&#233; dit de la part du Seigneur ! &#187; (Lc 1, 45). Ces mots rev&#234;tent &#171; une importance primordiale &#187; aux yeux de &lt;strong&gt;Jean-Paul II&lt;/strong&gt;. Il explique qu'ils peuvent &#234;tre rapproch&#233;s &#171; du titre &#171; pleine de gr&#226;ce &#187; dans la salutation de l'ange. Dans l'un et l'autre de ces textes se r&#233;v&#232;le un contenu mariologique essentiel, c'est-&#224;-dire la v&#233;rit&#233; sur Marie dont la pr&#233;sence dans le myst&#232;re du Christ est devenue effective parce qu'elle &#171; a cru &#187;. La pl&#233;nitude de gr&#226;ce, annonc&#233;e par l'ange, signifie le don de Dieu lui-m&#234;me ; la foi de Marie, proclam&#233;e par &#201;lisabeth lors de la Visitation, montre comment la Vierge de Nazareth a r&#233;pondu &#224; ce don &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Paul II, enc. Redemptoris Mater, 25 mars 1987, n&#176; 12.&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Notre pri&#232;re &#224; Marie est celle d'un enfant, empreinte de simplicit&#233; et de confiance. &#171; Dans l'&lt;i&gt;Ave Maria&lt;/i&gt; nous ne demandons ni pain quotidien, ni pardon, ni secours dans la tentation, rel&#232;ve l'abb&#233; de Menthi&#232;re. Contrairement au Pater, la demande n'est pas explicit&#233;e dans l'&lt;i&gt;Ave Maria&lt;/i&gt; parce que Marie est parfaitement accord&#233;e &#224; la volont&#233; de Dieu. Elle ne demandera rien pour nous qui ne convienne. Un peu comme la petite Th&#233;r&#232;se de l'Enfant-J&#233;sus, nous aimons demander &#224; notre M&#232;re du ciel de faire le tri entre toutes nos demandes et nos d&#233;sirs plus ou moins purs. Nous la chargeons de ne pr&#233;senter &#224; Dieu que celles qui sont acceptables ! &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Guillaume de Menthi&#232;re, o.c., p. 132.&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La partie &#171; Priez pour nous pauvres p&#233;cheurs &#187; a &#233;t&#233; ajout&#233;e &#224; la fin du XIIIe si&#232;cle. Et encore, le qualificatif de &#171; pauvre &#187; est-il une sp&#233;cialit&#233; fran&#231;aise, car nous avons sans doute particuli&#232;rement besoin d'humilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Comme ce serait beau si la contemplation de Marie visitant &#201;lisabeth dans sa maisonnette d'&lt;strong&gt;A&#239;n-Karim&lt;/strong&gt;, donnait le ton &#224; nos relations les plus courantes avec notre prochain... &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ren&#233;e de Tryon-Montalembert, L'an 2000 avec Marie, Paris, Ch&#226;let, 1991, p. 83.&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ... &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Card. de B&#233;rulle, &#171; Vie de J&#233;sus &#187;, &lt;i&gt;Les Myst&#232;res de Marie&lt;/i&gt;, Paris, Grasset, coll. Lettres chr&#233;tiennes, 1961, p. 221.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Guillaume de Menthi&#232;re, &lt;i&gt;Je vous salue Marie. L'art de la pri&#232;re&lt;/i&gt;, Paris, Mame-Edifa, 2003, p. 77.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Guillaume de Menthi&#232;re, &lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, p. 64.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Card. de B&#233;rulle, &lt;i&gt;o.c.&lt;/i&gt;, p. 224.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Card. de B&#233;rulle,&lt;i&gt; o.c.&lt;/i&gt; p. 219.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean-Paul II, enc. &lt;i&gt;Redemptoris Mater&lt;/i&gt;, 25 mars 1987, n&#176; 12.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Guillaume de Menthi&#232;re, &lt;i&gt;o.c.&lt;/i&gt;, p. 132.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ren&#233;e de Tryon-Montalembert, &lt;i&gt;L'an 2000 avec Marie&lt;/i&gt;, Paris, Ch&#226;let, 1991, p. 83.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Visitation et le Magnificat (suite)</title>
		<link>https://www.dominique-le-tourneau.fr/La-Visitation-et-le-Magnificat,292</link>
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		<dc:date>2009-08-02T09:43:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Le Tourneau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Nous n'aurions point de trop d'une s&#233;ance consacr&#233;e rien qu'au Magnificat. &#171; En Notre Dame, nous avons le plus bel exemple de la fid&#233;lit&#233; &#224; la Parole divine. (Marie) a cru en l'accomplissement des paroles qui lui avaient &#233;t&#233; dites de la part du Seigneur (cf. Lc 1, 45) ; elle a esp&#233;r&#233; contre toute esp&#233;rance en la r&#233;surrection de son Fils ; elle a aim&#233; l'humanit&#233; au point de lui &#234;tre donn&#233;e pour M&#232;re (cf. Jn 19, 27). Ainsi, &#171; dans la Parole de Dieu, Marie est vraiment chez elle, elle en sort (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.dominique-le-tourneau.fr/-La-priere-mariale-" rel="directory"&gt;La pri&#232;re mariale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.dominique-le-tourneau.fr/local/cache-vignettes/L100xH150/arton292-959ce.png?1769172501' class='spip_logo spip_logo_right' width='100' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous n'aurions point de trop d'une s&#233;ance consacr&#233;e rien qu'au &lt;i&gt;Magnificat&lt;/i&gt;. &#171; En &lt;strong&gt;Notre Dame&lt;/strong&gt;, nous avons le plus bel exemple de la fid&#233;lit&#233; &#224; la Parole divine. (Marie) a cru en l'accomplissement des paroles qui lui avaient &#233;t&#233; dites de la part du &lt;strong&gt;Seigneur&lt;/strong&gt; (cf. Lc 1, 45) ; elle a esp&#233;r&#233; contre toute esp&#233;rance en la r&#233;surrection de son Fils ; elle a aim&#233; l'humanit&#233; au point de lui &#234;tre donn&#233;e pour M&#232;re (cf. Jn 19, 27). Ainsi, &#171; dans la Parole de Dieu, Marie est vraiment chez elle, elle en sort et elle y rentre avec un grand naturel, dit &lt;strong&gt;Beno&#238;t XVI&lt;/strong&gt;. Elle parle et pense au moyen de la Parole de Dieu ; la Parole de Dieu devient sa parole, et sa parole na&#238;t de la Parole de Dieu &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Beno&#238;t XVI, enc. Deus caritas est, 25 d&#233;embre 2005, n&#176; 41.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Nous pouvons lui dire avec s&#233;r&#233;nit&#233; : &#171; Sainte Marie, M&#232;re de Dieu, notre M&#232;re, enseignez-nous &#224; croire, &#224; esp&#233;rer et &#224; aimer avec vous. Indiquez-nous le chemin vers son r&#232;gne ! &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Beno&#238;t XVI, enc. Spe salvi, 30 novembre 2007, n&#176; 50.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Beno&#238;t XVI, M&#233;ditation, cath&#233;drale Notre-Dame de Paris, 12 septembre 2008.&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#171; En saluant Marie, &lt;strong&gt;&#201;lisabeth&lt;/strong&gt; avait commenc&#233; par l'appeler &#171; b&#233;nie &#187;, &#224; cause du &#171; fruit de ses entrailles &#187;, puis &#171; bienheureuse &#187; en raison de sa foi (cf. Lc 1, 42.45). Ces deux b&#233;n&#233;dictions se r&#233;f&#233;raient directement au moment de l'Annonciation. Or, &#224; la Visitation, lorsque la salutation d'&#201;lisabeth rend t&#233;moignage &#224; ce moment primordial, la foi de Marie devient encore plus consciente et trouve une nouvelle expression. Ce qui, lors de l'Annonciation, restait cach&#233; dans les profondeurs de l'&#171; ob&#233;issance de la foi &#187;, se lib&#232;re maintenant, dirait-on, comme une flamme claire, vivifiante, de l'esprit. Les expressions utilis&#233;es par Marie (...) constituent une profession de foi inspir&#233;e, dans laquelle la r&#233;ponse &#224; la parole de la R&#233;v&#233;lation s'exprime par l'&#233;l&#233;vation spirituelle et po&#233;tique de tout son &#234;tre vers Dieu. Dans ces expressions sublimes, qui sont &#224; la fois tr&#232;s simples et pleinement inspir&#233;es par les textes sacr&#233;s du peuple d'&lt;strong&gt;Isra&#235;l&lt;/strong&gt;, transpara&#238;t l'exp&#233;rience personnelle de Marie, l'extase de son c&#339;ur. En elles resplendit un rayon du myst&#232;re de Dieu, la gloire de sa saintet&#233; ineffable, l'&#233;ternel amour qui, comme un don irr&#233;vocable, entre dans l'histoire de l'homme &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Paul II, enc. Redemptoris Mater, 25 mars 1987, n&#176; 36.&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est &#171; le chant des temps messianiques dans lequel convergent l'all&#233;gresse de l'ancien et celle du nouvel Isra&#235;l. En effet, comme semble le sugg&#233;rer &lt;strong&gt;saint Ir&#233;n&#233;e&lt;/strong&gt;, dans le cantique de Marie passa le tressaillement de joie d'&lt;strong&gt;Abraham&lt;/strong&gt; qui pressentait le Messie (cf. Jn 8, 56) et retentit, dans une anticipation proph&#233;tique, la voix de l'&#201;glise : &#171; Dans son exultation, Marie s'&#233;criait en proph&#233;tisant au nom de l'&#201;glise : - Mon &#226;me exalte le Seigneur... &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Saint Ir&#233;n&#233;e, Adversus h&#230;reses 3, 10, 2.&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Paul VI, enc. Marialis cultus, n&#176; 18.&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Remarquons que la pri&#232;re de Marie n'est pas centr&#233;e sur elle-m&#234;me, mais sur Dieu, comme le montre le &lt;i&gt;Magnificat&lt;/i&gt;. &#171; Marie a entonn&#233; ce sublime chant au terme d'une journ&#233;e harassante de voyage dans ces r&#233;gions montagneuses de Jud&#233;e o&#249; elle allait - &#171; en grande h&#226;te &#187; dit l'&#201;vangile - au-devant de sa cousine &#201;lisabeth, comme le fait remarquer l'&lt;strong&gt;abb&#233; de Menthi&#232;re&lt;/strong&gt;. Ce n'est pas dans un oratoire capiton&#233; et douillet que Marie exulte dans la glorification de Dieu. C'est dans la fatigue et le poids du jour qu'elle exalte son Seigneur &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Guillaume de Menthi&#232;re, Je vous salue Marie. L'art de la pri&#232;re, Paris, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Car le Puissant fit pour moi des merveilles. Saint est son nom &#187; (Lc 1, 49). &#171; Pas une allusion &#224; ses m&#233;rites &#224; elle. Toute sa grandeur, elle la rapporte au don de Dieu qui, subsistant par essence dans toute sa puissance et sa grandeur, ne manque pas de communiquer grandeur et courage &#224; ses fid&#232;les, si faibles et petits qu'ils soient eux-m&#234;mes. Et, fait remarquer &lt;strong&gt;saint B&#232;de&lt;/strong&gt;, c'est &#224; propos qu'elle ajoute : Saint est son nom (Lc 1, 49), pour exhorter ses auditeurs et tous ceux &#224; qui parviendraient ses paroles, pour les presser de recourir &#224; l'invocation confiante de son nom. Car c'est de cette mani&#232;re qu'ils peuvent avoir part &#224; l'&#233;ternelle saintet&#233; et au salut v&#233;ritable, selon le texte proph&#233;tique : Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauv&#233; (Jl 2, 32). C'est le nom dont elle vient de dire : Exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Saint B&#232;de, Hom&#233;lies 1, 4.&#034; id=&#034;nh2-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Beno&#238;t XVI, enc. &lt;i&gt;Deus caritas est&lt;/i&gt;, 25 d&#233;embre 2005, n&#176; 41.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Beno&#238;t XVI, enc. &lt;i&gt;Spe salvi&lt;/i&gt;, 30 novembre 2007, n&#176; 50.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Beno&#238;t XVI, &lt;i&gt;M&#233;ditation&lt;/i&gt;, cath&#233;drale Notre-Dame de Paris, 12 septembre 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean-Paul II, enc. &lt;i&gt;Redemptoris Mater&lt;/i&gt;, 25 mars 1987, n&#176; 36.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Saint Ir&#233;n&#233;e, &lt;i&gt;Adversus h&#230;reses&lt;/i&gt; 3, 10, 2.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Paul VI, enc. &lt;i&gt;Marialis cultus&lt;/i&gt;, n&#176; 18.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Guillaume de Menthi&#232;re, &lt;i&gt;Je vous salue Marie. L'art de la pri&#232;re&lt;/i&gt;, Paris, Mame-Edifa, 2003, p. 134.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Saint B&#232;de, &lt;i&gt;Hom&#233;lies&lt;/i&gt; 1, 4.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Visitation et le Magnificat (suite)</title>
		<link>https://www.dominique-le-tourneau.fr/La-Visitation-et-le-Magnificat,291</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.dominique-le-tourneau.fr/La-Visitation-et-le-Magnificat,291</guid>
		<dc:date>2009-08-02T09:43:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Le Tourneau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; D&#233;sormais, toutes les g&#233;n&#233;rations me proclameront bienheureuse ! &#187; (Lc 1, 48). &#171; Cette parole de la m&#232;re de Dieu rapport&#233;e par saint Luc, comporte tout &#224; la fois une proph&#233;tie et une mission confi&#233;e &#224; l'&#201;glise de tous les temps. (...) L'&#201;glise n'a pas d'elle-m&#234;me invent&#233; quelque chose de nouveau lorsqu'elle a commenc&#233; &#224; exalter Marie ; elle n'est pas descendue du sommet de l'adoration du Dieu unique pour tomber dans une simple louange humaine. Elle fait ce qu'elle doit faire et ce qui lui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.dominique-le-tourneau.fr/-La-priere-mariale-" rel="directory"&gt;La pri&#232;re mariale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.dominique-le-tourneau.fr/local/cache-vignettes/L137xH133/arton291-590f0.jpg?1769172501' class='spip_logo spip_logo_right' width='137' height='133' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; D&#233;sormais, toutes les g&#233;n&#233;rations me proclameront bienheureuse ! &#187; (Lc 1, 48). &#171; Cette parole de la m&#232;re de &lt;strong&gt;Dieu&lt;/strong&gt; rapport&#233;e par &lt;strong&gt;saint Luc&lt;/strong&gt;, comporte tout &#224; la fois une proph&#233;tie et une mission confi&#233;e &#224; l'&#201;glise de tous les temps. (...) L'&#201;glise n'a pas d'elle-m&#234;me invent&#233; quelque chose de nouveau lorsqu'elle a commenc&#233; &#224; exalter Marie ; elle n'est pas descendue du sommet de l'adoration du Dieu unique pour tomber dans une simple louange humaine. Elle fait ce qu'elle doit faire et ce qui lui a &#233;t&#233; demand&#233; depuis le d&#233;but. Lorsque Luc r&#233;digea ce texte, on &#233;tait d&#233;j&#224; &#224; la deuxi&#232;me g&#233;n&#233;ration, soulignait le &lt;strong&gt;cardinal Ratzinger&lt;/strong&gt; ; &#224; la &#171; race &#187; des Juifs s'&#233;tait ajout&#233;e celle des pa&#239;ens, qui &#233;taient devenus l'&#201;glise du Christ. Les expressions &#171; toutes les g&#233;n&#233;rations &#187;, &#171; toutes les races &#187;, trouvaient un d&#233;but de r&#233;alisation historique. L'&#233;vang&#233;liste n'aurait s&#251;rement pas transmis la proph&#233;tie de Marie si elle lui &#233;tait apparue sans int&#233;r&#234;t ou d&#233;pass&#233;e &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Joseph Ratzinger, &#171; Tu es pleine de gr&#226;ce &#187;, dans card. J. Ratzinger-H. U. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il a combl&#233; de biens les affam&#233;s, et il a renvoy&#233; les riches les mains vides &#187; (Lc 1, 53). Comme l'explique &lt;strong&gt;Ren&#233; Laurentin&lt;/strong&gt;, Marie &#171; proph&#233;tise ensuite la r&#233;volution de Dieu : il rend aux pauvres la premi&#232;re place en remettant &#224; la leur le pouvoir et l'avoir factice des dominateurs de ce monde. Elle recr&#233;e ainsi l'&#233;galit&#233; par l'amour, vers le partage et la communion que la communaut&#233; primitive &#233;tablira proph&#233;tiquement mais de mani&#232;re trop h&#226;tive pour &#234;tre durable, trente-trois ans plus tard. Elle l'entrevoit d&#233;j&#224; comme r&#233;alis&#233;e, quoique &#224; long terme &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ren&#233; Laurentin, Vie authentique de Marie, Paris, &#201;ditions de l'&#338;uvre, 2008, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Elle est profond&#233;ment marqu&#233;e par l'esprit des &#171; pauvres de Yahv&#233; &#187; qui, &#171; selon la pri&#232;re des psaumes, attendaient de Dieu leur salut et mettaient en lui toute leur confiance (cf. Ps 25 ; 31 ; 35 ; 55). Elle proclame en r&#233;alit&#233; l'av&#232;nement du &#171; Messie des pauvres &#187; (cf. Is 11, 4 ; 61, 1) &#187;, conduisant ainsi l'&#201;glise &#224; un amour pr&#233;f&#233;rentiel pour les pauvres, qui &#171; se trouve ensuite exprim&#233; dans les paroles et les actions de &lt;strong&gt;J&#233;sus&lt;/strong&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Paul II, enc. Redemptoris Mater, 25 mars 1987, n&#176; 37.&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il est venu en aide &#224; Isra&#235;l, son serviteur, se souvenant de sa mis&#233;ricorde, ainsi qu'il l'avait promis &#224; nos p&#232;res, en faveur d'Abraham et de sa descendance &#224; jamais &#187; (Lc 1, 54-55). Il est int&#233;ressant de noter avec Laurentin que &#171; la r&#233;troversion h&#233;bra&#239;que du cantique transmis en grec par Luc peut r&#233;server des surprises. Les trois mots cl&#233; de cette br&#232;ve phrase finale encha&#238;nent des allusions &#233;tymologiques aux trois personnes visit&#233;es par Marie :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le pr&#234;tre, &lt;strong&gt;Zacharie&lt;/strong&gt; : &#171; Yahweh s'est souvenu (verbe &lt;i&gt;zachar&lt;/i&gt;) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; son fils, &lt;strong&gt;Jean&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;Yehohanan&lt;/i&gt; signifie &#171; Dieu a fait gr&#226;ce et mis&#233;ricorde (racine &lt;i&gt;hanan&lt;/i&gt;) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&#201;lisabeth&lt;/strong&gt;, qui signifie &#171; Dieu a jur&#233; &#187; (racine &lt;i&gt;sh&#226;bah&lt;/i&gt; : &#171; jurer, promettre &#187;) &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ren&#233; Laurentin, Vie authentique de Marie, p. 76.&#034; id=&#034;nh3-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dieu a promis, c'est l'Alliance jur&#233;e &#224; nos p&#232;res ; Dieu se souvient de son amour pour &lt;strong&gt;Isra&#235;l&lt;/strong&gt; son serviteur ; Dieu fait gr&#226;ce en ces jours qui sont les derniers. C'est ce que la Vierge proclamera dans le &lt;i&gt;Magnificat&lt;/i&gt; : &#171; Dieu rel&#232;ve Isra&#235;l son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite &#224; nos p&#232;res &#187; (Lc 1, 54-55)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Guillaume de Menthi&#232;re, Je vous salue Marie. L'art de la pri&#232;re, Paris, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Nous sommes b&#233;n&#233;ficiaires de cet amour et de cette promesse. D'o&#249; notre pri&#232;re constante et fervente &#224; Marie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est salutaire de d&#233;sirer contempler le sourire de la Vierge. &#171; L'&#201;criture elle-m&#234;me nous le d&#233;voile sur les l&#232;vres de Marie lorsqu'elle chante le &lt;i&gt;Magnificat&lt;/i&gt; : &#171; Mon &#226;me exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur &#187; (Lc 1, 46-47). Quand la Vierge Marie rend gr&#226;ce au Seigneur, elle nous prend &#224; t&#233;moin. Marie partage, comme par anticipation, avec ses futurs enfants que nous sommes, la joie qui habite son c&#339;ur, pour qu'elle devienne la n&#244;tre. Chaque r&#233;citation du Magnificat fait de nous des t&#233;moins de son sourire &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Beno&#238;t XVI, Hom&#233;lie en la f&#234;te de Notre-Dame des Douleurs, Lourdes, 15 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Car nous adressons souvent notre pri&#232;re &#224; Marie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Joseph Ratzinger, &#171; Tu es pleine de gr&#226;ce &#187;, dans card. J. Ratzinger-H. U. von Balthasar, &lt;i&gt;Marie, premi&#232;re &#201;glise&lt;/i&gt;, Paris-Montr&#233;al, M&#233;diaspaul, 1998, p. 56-57.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ren&#233; Laurentin, &lt;i&gt;Vie authentique de Marie&lt;/i&gt;, Paris, &#201;ditions de l'&#338;uvre, 2008, p. 78-79.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean-Paul II, enc. &lt;i&gt;Redemptoris Mater&lt;/i&gt;, 25 mars 1987, n&#176; 37.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ren&#233; Laurentin, &lt;i&gt;Vie authentique de Marie&lt;/i&gt;, p. 76.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Guillaume de Menthi&#232;re, &lt;i&gt;Je vous salue Marie. L'art de la pri&#232;re&lt;/i&gt;, Paris, Edifa-Mame, 2003, p. 59.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Beno&#238;t XVI, &lt;i&gt;Hom&#233;lie en la f&#234;te de Notre-Dame des Douleurs&lt;/i&gt;, Lourdes, 15 septembre 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La pri&#232;re &#224; Marie</title>
		<link>https://www.dominique-le-tourneau.fr/La-priere-a-Marie</link>
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		<dc:date>2009-08-02T09:43:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Le Tourneau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;B) La pri&#232;re &#224; Marie &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s les origines de l'&#201;glise, au moins depuis saint Justin (+ 165), la M&#232;re de J&#233;sus est appel&#233;e &#171; La Vierge &#187;. Ce titre lui est attribu&#233; bien avant celui de &#171; M&#232;re de Dieu &#187;. Elle est et elle demeure dans le peuple chr&#233;tien : la Sainte Vierge. (...) &#171; Le Prince de ce monde a ignor&#233; la virginit&#233; de Marie et son enfantement, de m&#234;me que la mort du Seigneur : trois myst&#232;res retentissants, qui furent accomplis dans le silence de Dieu &#187; (saint Ignace d'Antioche, &#201;ph&#233;siens (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.dominique-le-tourneau.fr/-La-priere-mariale-" rel="directory"&gt;La pri&#232;re mariale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.dominique-le-tourneau.fr/local/cache-vignettes/L113xH150/arton290-07ff9.jpg?1769172501' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;B) &lt;strong&gt;La pri&#232;re &#224; Marie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s les origines de l'&#201;glise, au moins depuis &lt;strong&gt;saint Justin&lt;/strong&gt; (+ 165), la M&#232;re de &lt;strong&gt;J&#233;sus&lt;/strong&gt; est appel&#233;e &#171; La &lt;strong&gt;Vierge&lt;/strong&gt; &#187;. Ce titre lui est attribu&#233; bien avant celui de &#171; M&#232;re de &lt;strong&gt;Dieu&lt;/strong&gt; &#187;. Elle est et elle demeure dans le peuple chr&#233;tien : la Sainte Vierge. (...) &#171; Le Prince de ce monde a ignor&#233; la virginit&#233; de Marie et son enfantement, de m&#234;me que la mort du Seigneur : trois myst&#232;res retentissants, qui furent accomplis dans le silence de Dieu &#187; (saint Ignace d'Antioche, &lt;i&gt;&#201;ph&#233;siens&lt;/i&gt; 19, 1) &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Guillaume de Menthi&#232;re, Je vous salue Marie. L'art de la pri&#232;re, Paris, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Quant &#224; l'appellation&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. pour ce passage Robert Pannet, Marie dans l'&#201;glise et dans le monde, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#171; Sainte Vierge &#187;, Robert Pannet explique qu'elle appara&#238;t pour la premi&#232;re fois chez saint Hippolyte, pr&#234;tre de Rome, du moins dans l'usage d'une communaut&#233; chr&#233;tienne, au IIIe s. &lt;strong&gt;Saint Pierre Chrysologue&lt;/strong&gt; (406-450), &#233;v&#234;que de &lt;strong&gt;Ravenne&lt;/strong&gt;, est le premier, en Occident, &#224; parler de &#171; Notre Dame &#187;, autrement dit notre Reine. &#192; &lt;strong&gt;Rome&lt;/strong&gt;, la Vierge Marie est mentionn&#233;e au &lt;i&gt;Communicantes&lt;/i&gt; du canon de la messe : &#171; Nous v&#233;n&#233;rons en premier lieu la m&#233;moire de la glorieuse Vierge, M&#232;re de notre Dieu et &lt;strong&gt;Seigneur J&#233;sus-Christ&lt;/strong&gt; &#187;, pri&#232;re qui figure toujours au canon 1 de la forme ordinaire du rite romain. &#192; Rome toujours, une Vierge Imp&#233;ratrice ornait l'arc triomphal que le&lt;strong&gt; pape Sixte III&lt;/strong&gt; (432-440) avait fait faire pour la basilique Sainte-Marie-Majeure. En bas de cette mosa&#239;que, il avait fait poser cette inscription : &#171; Vierge Marie, vous avez vaincu toutes les h&#233;r&#233;sies dans le monde entier&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p. 45.&#034; id=&#034;nh4-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187; D'&lt;strong&gt;&#201;gypte&lt;/strong&gt; nous vient le premier manuscrit, un papyrus copi&#233; par un moine &#224; la fin du IIIe s., avec la pri&#232;re &#224; Marie m&#233;diatrice de toutes les gr&#226;ces : &lt;i&gt;Sub tuum pr&#230;sidium confugimus&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous nous r&#233;fugions sous votre protection, sainte M&#232;re de Dieu ! Ne vous montrez pas indiff&#233;rente &#224; nos pri&#232;res, dans la d&#233;tresse ; mais d&#233;livrez-nous sans cesse de tous les dangers, &#244; Vierge de gloire et de b&#233;n&#233;diction ! &#187; &lt;strong&gt;Marc-Antoine Charpentier&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Camille Saint-Sa&#235;ns&lt;/strong&gt;, parmi d'autres, nous aident &#224; le prier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons au po&#232;te &lt;strong&gt;S&#233;dulius&lt;/strong&gt;, de la 1&#232;re moiti&#233; du Ve s., le &lt;i&gt;Salve Sancta parens, enixua puerpera Regem&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Salut, sainte M&#232;re, qui avez mis au monde&lt;br class='autobr' /&gt;
Celui qui r&#233;git le ciel et la terre au long des si&#232;cles ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Lui dont le Nom demeure &#224; jamais,&lt;br class='autobr' /&gt;
Lui dont le domaine embrasse toutes choses&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans un si&#232;cle &#233;ternel ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &lt;i&gt;premi&#232;re apparition&lt;/i&gt; de Marie dont nous conservons une trace &#233;crite est rapport&#233;e par &lt;strong&gt;Gr&#233;goire le Thaumaturge&lt;/strong&gt; (v. 213-275), disciple d'&lt;strong&gt;Orig&#232;ne&lt;/strong&gt; : &#171; Une nuit, Gr&#233;goire r&#233;fl&#233;chissait sur la foi chr&#233;tienne... Voici qu'appara&#238;t devant lui un vieillard &#224; l'aspect solennel et religieux. Effray&#233;, il se leva et demanda &#224; l'apparition : &#171; Qui es-tu et que me veux-tu ? &#187; L'inconnu lui parla doucement de la foi. Gr&#233;goire le regardait avec un sentiment m&#234;l&#233; de joie et de frayeur...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'apparition &#233;tendit le bras dans la direction oppos&#233;e. Gr&#233;goire regarda de ce c&#244;t&#233; et vit une autre personne, une femme d'une beaut&#233; surnaturelle. Il ne pouvait supporter l'&#233;clat de cette vision. Or, il entendit les deux personnages converser entre eux du point de doctrine qui l'avait pr&#233;occup&#233; et se d&#233;signer chacun par son nom. La femme demandait &#224; l'&#233;vang&#233;liste &lt;strong&gt;Jean&lt;/strong&gt; d'expliquer &#224; Gr&#233;goire le myst&#232;re de la foi. Le vieillard r&#233;pondit qu'il le ferait pour le bon plaisir de la M&#232;re de Dieu. Puis l'apparition prit fin et Gr&#233;goire s'empressa d'&#233;crire ce qui lui avait &#233;t&#233; enseign&#233; et d'en faire part &#224; son &#201;glise, affirmant qu'une le&#231;on du ciel avait &#233;t&#233; donn&#233;e en h&#233;ritage &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233; par Robert Pannet, Marie dans l'&#201;glise et dans le monde, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faisons un saut dans le temps pour survoler les principaux aspects de la d&#233;votion mariale telle qu'elle est v&#233;cue de nos jours dans l'&#201;glise. Ce saut est d'ailleurs tout relatif, puisque notre pi&#233;t&#233; s'enracine dans celle des premi&#232;res communaut&#233;s chr&#233;tiennes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Guillaume de Menthi&#232;re, &lt;i&gt;Je vous salue Marie. L'art de la pri&#232;re&lt;/i&gt;, Paris, Mame-Edifa, 2003, p. 77-78.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. pour ce passage Robert Pannet, &lt;i&gt;Marie dans l'&#201;glise et dans le monde&lt;/i&gt;, Chambray-l&#232;s-Tours, C.L.D., 1987.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, p. 45.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cit&#233; par Robert Pannet, &lt;i&gt;Marie dans l'&#201;glise et dans le monde&lt;/i&gt;, Chambray-l&#232;s-Tours, C.L.D., 1987, p. 34-35.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La d&#233;votion mariale aujourd'hui</title>
		<link>https://www.dominique-le-tourneau.fr/La-devotion-mariale-aujourd-hui</link>
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		<dc:date>2009-08-02T09:43:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Le Tourneau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;II. La d&#233;votion mariale aujourd'hui &lt;br class='autobr' /&gt;
Puisque la pri&#232;re liturgique ou communautaire est la premi&#232;re manifestation du culte que nous devons rendre &#224; Dieu, aussi bien directement qu'indirectement en passant par les saints, je commencerai par cet aspect (A) avant de pr&#233;ciser quelques points relatifs aux pri&#232;res mariales les plus courantes (B). &lt;br class='autobr' /&gt;
A) La pri&#232;re liturgique &lt;br class='autobr' /&gt;
La liturgie, bien entendue, est une forme privil&#233;gi&#233;e de pri&#232;re mariale. &#171; Dans la liturgie terrestre, nous participons par (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.dominique-le-tourneau.fr/-La-priere-mariale-" rel="directory"&gt;La pri&#232;re mariale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.dominique-le-tourneau.fr/local/cache-vignettes/L68xH150/arton289-74834.jpg?1769172501' class='spip_logo spip_logo_right' width='68' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;II. &lt;strong&gt;La d&#233;votion mariale aujourd'hui&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisque la pri&#232;re liturgique ou communautaire est la premi&#232;re manifestation du culte que nous devons rendre &#224; &lt;strong&gt;Dieu&lt;/strong&gt;, aussi bien directement qu'indirectement en passant par les saints, je commencerai par cet aspect (A) avant de pr&#233;ciser quelques points relatifs aux pri&#232;res mariales les plus courantes (B).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A) &lt;strong&gt;La pri&#232;re liturgique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liturgie, bien entendue, est une forme privil&#233;gi&#233;e de pri&#232;re mariale. &#171; Dans la liturgie terrestre, nous participons par un avant-go&#251;t &#224; cette liturgie c&#233;leste qui se c&#233;l&#232;bre dans la sainte cit&#233; de &lt;strong&gt;J&#233;rusalem&lt;/strong&gt; &#187;, nous dit le Concile&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Concile Vatican II, const. Sacrosanctum Concilium, n&#176; 8.&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, liturgie &#224; laquelle &lt;strong&gt;Marie&lt;/strong&gt; prend toute sa part. &#171; Depuis les temps les plus recul&#233;s, la bienheureuse Vierge est v&#233;n&#233;r&#233;e sous le titre de &#171; M&#232;re de Dieu &#187;, et les fid&#232;les, en leurs pri&#232;res, se r&#233;fugient sous sa protection au milieu de tous les p&#233;rils et des difficult&#233;s qu'ils rencontrent &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Concile Vatican II, const. dogm. Lumen gentium, n&#176; 66.&#034; id=&#034;nh5-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;i&gt;Salve Regina&lt;/i&gt; est la plus ancienne antienne connue &#224; la Sainte Vierge, introduite dans la liturgie par &lt;strong&gt;Adh&#233;mard de Monteil&lt;/strong&gt;, &#233;v&#234;que du &lt;strong&gt;Puy&lt;/strong&gt; (+ 1098). Il est g&#233;n&#233;ralement r&#233;cit&#233; en conclusion de l'office divin. &#171; Cette pri&#232;re culmine dans la demande : &#171; Montrez-nous J&#233;sus. &#187; C'est ce que Marie r&#233;alise en permanence, comme cela est figur&#233; dans tant d'images de la Sainte Vierge r&#233;pandues (...). Elle, avec son Fils dans les bras, (...) nous le montre sans cesse comme &#171; le chemin, la v&#233;rit&#233; et la vie &#187; (Jn 14, 6). Parfois, avec son Fils mort sur ses genoux, elle nous rappelle la valeur infinie du sang de l'Agneau qui a &#233;t&#233; r&#233;pandu pour notre salut (cf. 1 P 1, 18s ; Ep 1, 7). En d'autres occasions, en s'inclinant vers les hommes, elle rapproche son Fils de nous, et nous fait sentir la proximit&#233; de celui qui est la r&#233;v&#233;lation radicale de la mis&#233;ricorde&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. Jean-Paul II, enc. Dives in misericordia, 30 novembre 1980, n&#176; 8.&#034; id=&#034;nh5-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, se manifestant ainsi elle-m&#234;me comme la M&#232;re de la Mis&#233;ricorde&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. Ibid., n&#176; 9.&#034; id=&#034;nh5-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Concile Vatican II, const. dogm. Lumen gentium, n&#176; 66.&#034; id=&#034;nh5-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; C'est surtout &#224; partir du Concile d'&lt;strong&gt;&#201;ph&#232;se&lt;/strong&gt; que le culte du peuple de Dieu envers Marie, &#224; la fois v&#233;n&#233;ration et amour, pri&#232;re et imitation, grandit admirablement, selon la proph&#233;tie de Marie elle-m&#234;me : &#171; Toutes les g&#233;n&#233;rations m'appelleront bienheureuse, parce que le Tout-Puissant a fait en moi de grandes choses (Lc 1, 48-49)6. &#187; Le calendrier liturgique fait obligation de suivre certaines c&#233;l&#233;brations mariales. D'autres sont des m&#233;moires universelles facultatives. D'autres encore rel&#232;vent de la pi&#233;t&#233; et de la d&#233;votion locales. Mais quel que soit le vocable invoqu&#233;, c'est toujours Marie, c'est encore notre M&#232;re, qui nous prend par la main pour la placer dans la main de son Fils afin qu'il nous conduise au P&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Par une hymne du VIIe-IXe si&#232;cle, donc depuis plus de mille ans, l'&#201;glise salue Marie, M&#232;re de Dieu, comme &#171; &#233;toile de la mer &#187; : &lt;strong&gt;Ave maris stella&lt;/strong&gt;. La vie humaine est un chemin. Vers quelle fin ? Comment en trouvons-nous la route ? s'interroge &lt;strong&gt;Beno&#238;t XVI&lt;/strong&gt;. La vie est comme un voyage sur la mer de l'histoire, souvent obscur et dans l'orage, un voyage dans lequel nous scrutons les astres qui nous indiquent la route. Les vraies &#233;toiles de notre vie sont les personnes qui ont su vivre dans la droiture. Elles sont des lumi&#232;res d'esp&#233;rance. Certes, &lt;strong&gt;J&#233;sus Christ&lt;/strong&gt; est la lumi&#232;re par antonomase, le soleil qui se l&#232;ve sur toutes les t&#233;n&#232;bres de l'histoire. Mais pour arriver jusqu'&#224; Lui nous avons besoin aussi de lumi&#232;res proches &#8211; de personnes qui donnent une lumi&#232;re en la tirant de sa lumi&#232;re et qui offrent ainsi une orientation pour notre travers&#233;e. Et quelle personne pourrait plus que Marie &#234;tre pour nous l'&#233;toile de l'esp&#233;rance &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Beno&#238;t XVI, enc. Spe Salvi, 30 novembre 2007, n&#176; 49.&#034; id=&#034;nh5-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;strong&gt;Titelouze&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Charpentier&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Massenet&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Chausson&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Fricker&lt;/strong&gt; et d'autres l'ont mis en musique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&lt;i&gt;Ave Regina c&#230;lorum&lt;/i&gt;, &#171; Je vous salue, reine des cieux &#187;, lui, est un chant liturgique, peut-&#234;tre compos&#233; par &lt;strong&gt;saint Bernard&lt;/strong&gt; (1090-1153) et qui figure &#224; l'office des complies depuis &lt;strong&gt;Cl&#233;ment VI&lt;/strong&gt; (1342-1352). &lt;strong&gt;Dufay&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Charpentier&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Haydn&lt;/strong&gt; nous le font vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours du salut au saint-sacrement, l'on peut chanter l'&lt;strong&gt;Ave verum&lt;/strong&gt;, &#171; salut corps v&#233;ritable n&#233; de la Vierge Marie &#187;, chant attribu&#233; &#224; Innocent VI (1352-1362). L'&lt;i&gt;Ave verum&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Mozart&lt;/strong&gt; est bien connu. Mais nous pourrions citer celui de &lt;strong&gt;Faur&#233;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Chausson&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Poulenc&lt;/strong&gt; et, plus pr&#232;s de nous, de &lt;strong&gt;Maz&#233;&lt;/strong&gt; (1995).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Orient, c'est pour la f&#234;te de l'Annonciation, le 25 mars, que &lt;strong&gt;Romanos le M&#233;lode&lt;/strong&gt; a compos&#233; au VIe s. l'Hymne acathiste, &#224; l'occasion d'un p&#233;ril &#233;cart&#233; de sa ville de &lt;strong&gt;Constantinople&lt;/strong&gt;, gr&#226;ce &#224; la victoire de &lt;strong&gt;Justinien&lt;/strong&gt; sur les rebelles du parti nika. Une fois termin&#233; le chant de l'hymne, les fid&#232;les viennent baiser la sainte image. Encore appel&#233; &lt;i&gt;Kontakion&lt;/i&gt;, cette hymne est chant&#233;e debout, comme le nom l'indique (&lt;i&gt;a-khathiz&#244;&lt;/i&gt;). Romanos le M&#233;lode met dans la bouche de J&#233;sus cette promesse adress&#233;e &#224; sa M&#232;re : &#171; Aie confiance, &#244; M&#232;re, car tu seras la premi&#232;re &#224; me voir sortir du tombeau. &#187; Il ne nous est pas loisible d'entrer davantage dans le monde oriental, &#224; la mariologie si riche et d&#233;velopp&#233;e. Voici simplement une pri&#232;re de&lt;strong&gt; saint Jean Chrysostome&lt;/strong&gt; : &#171; Il est vraiment juste de vous proclamer bienheureuse, &#244; &lt;i&gt;Th&#233;otokos&lt;/i&gt;, bienheureuse toujours, tout immacul&#233;e et M&#232;re de notre Dieu. Vous qui &#234;tes plus v&#233;n&#233;rable que les &lt;strong&gt;Ch&#233;rubins&lt;/strong&gt; et incomparablement plus glorieuse que les &lt;strong&gt;S&#233;raphins&lt;/strong&gt;, vous qui sans souillure avez engendr&#233; Dieu le Verbe, vous qui &#234;tes r&#233;ellement M&#232;re de Dieu, nous vous magnifions. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233;e dans Jean-Paul II, enc. Redemptoris Mater, 25 avril 1987, n&#176; 32.&#034; id=&#034;nh5-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Concile Vatican II, const. &lt;i&gt;Sacrosanctum Concilium&lt;/i&gt;, n&#176; 8.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Concile Vatican II, const. dogm. &lt;i&gt;Lumen gentium&lt;/i&gt;, n&#176; 66.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. Jean-Paul II, enc. &lt;i&gt;Dives in misericordia&lt;/i&gt;, 30 novembre 1980, n&#176; 8.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. &lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, n&#176; 9.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Concile Vatican II, const. dogm. &lt;i&gt;Lumen gentium&lt;/i&gt;, n&#176; 66.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Beno&#238;t XVI, enc. &lt;i&gt;Spe Salvi&lt;/i&gt;, 30 novembre 2007, n&#176; 49.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cit&#233;e dans Jean-Paul II, enc. &lt;i&gt;Redemptoris Mater&lt;/i&gt;, 25 avril 1987, n&#176; 32.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La d&#233;votion mariale aujourd'hui (suite)</title>
		<link>https://www.dominique-le-tourneau.fr/La-devotion-mariale-aujourd-hui,288</link>
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		<dc:date>2009-08-02T09:43:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Le Tourneau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Au nombre des solennit&#233;s, nous avons le 1er janvier la Maternit&#233; divine de Marie, premi&#232;re f&#234;te mariale de la liturgie romaine, au VIIe si&#232;cle et principale solennit&#233; de nos jours, celle qui commande toutes les autres c&#233;l&#233;brations des myst&#232;res de notre Seigneur ; l'Annonciation le 25 mars ; l'Assomption de Marie le 15 ao&#251;t, patronne principale de la France depuis Louis XIII ; l'Immacul&#233;e Conception de Marie le 8 d&#233;cembre. Le jour de la Nativit&#233; de Notre Dame est &#233;videmment aussi un jour de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.dominique-le-tourneau.fr/-La-priere-mariale-" rel="directory"&gt;La pri&#232;re mariale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.dominique-le-tourneau.fr/local/cache-vignettes/L150xH145/arton288-b37ad.jpg?1769172501' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='145' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au nombre des solennit&#233;s, nous avons le 1er janvier la Maternit&#233; divine de &lt;strong&gt;Marie&lt;/strong&gt;, premi&#232;re f&#234;te mariale de la liturgie romaine, au VIIe si&#232;cle et principale solennit&#233; de nos jours, celle qui commande toutes les autres c&#233;l&#233;brations des myst&#232;res de notre Seigneur ; l'Annonciation le 25 mars ; l'Assomption de Marie le 15 ao&#251;t, patronne principale de la &lt;strong&gt;France&lt;/strong&gt; depuis &lt;strong&gt;Louis XIII&lt;/strong&gt; ; l'Immacul&#233;e Conception de Marie le 8 d&#233;cembre. Le jour de la Nativit&#233; de Notre Dame est &#233;videmment aussi un jour de joie pour nous, ses enfants : &#171; Venez, hommes de toutes races, venez c&#233;l&#233;brer la f&#234;te de la naissance de la M&#232;re de Dieu et de la Cor&#233;demptrice de l'humanit&#233;. Si on f&#234;te le jour de la naissance des hommes, comment ne c&#233;l&#233;brerions-nous pas la naissance de cette femme qui transforma en joie la tristesse de notre M&#232;re &lt;strong&gt;&#200;ve&lt;/strong&gt; ? (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui a commenc&#233; le salut du monde... En effet, dans la &#171; maison probatique &#187;, c'est-&#224;-dire la maison des brebis, est n&#233;e le M&#232;re de Dieu, de qui devait na&#238;tre l'Agneau de Dieu, qui &#244;te les p&#233;ch&#233;s du monde, souligne saint Jean Damasc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui le Verbe divin, Cr&#233;ateur de toute chose, cr&#233;e un nouveau Livre (Marie) qui est sortie du c&#339;ur de son P&#232;re, et qui est &#233;crit par l'Esprit Saint &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Saint Jean Damasc&#232;ne, Sermon pour la Nativit&#233; de la Bienheureuse Vierge Marie.&#034; id=&#034;nh6-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous f&#234;tons aussi Notre-Dame de &lt;strong&gt;Lourdes&lt;/strong&gt; le 11 f&#233;vrier, Notre-Dame de &lt;strong&gt;Fatima&lt;/strong&gt; le 13 mai, la Visitation de la Vierge Marie le 31 mai, f&#234;te qui existait au XIIIe si&#232;cle, le C&#339;ur immacul&#233; de Marie, m&#233;moire institu&#233;e en 1944, Notre-Dame du &lt;strong&gt;Mont Carmel&lt;/strong&gt; le 16 juillet, la d&#233;dicace de Sainte-Marie Majeure le 5 ao&#251;t, Sainte Marie Reine le 22 ao&#251;t, la Nativit&#233; de la Sainte Vierge le 8 septembre, le tr&#232;s saint Nom de Marie le 13 septembre, Notre-Dame des Douleurs le 15 septembre, Notre-Dame de la Merci le 24 septembre, Notre-Dame du Rosaire le 7 octobre, Notre-Dame du Pilier le 12 octobre, la Pr&#233;sentation de la Sainte Vierge le 21 novembre, Notre-Dame de la M&#233;daille miraculeuse le 27 novembre, Notre-Dame de &lt;strong&gt;Lorette&lt;/strong&gt; le 10 d&#233;cembre, Notre-Dame de &lt;strong&gt;Guadalupe&lt;/strong&gt; le 12 d&#233;cembre, la Sainte Famille le dimanche apr&#232;s No&#235;l.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel pays ne peut s'honorer d'avoir &#233;t&#233; visit&#233; par la Reine des cieux et de la terre ? Notre-Dame de &lt;strong&gt;Willesden&lt;/strong&gt; en &lt;strong&gt;Angleterre&lt;/strong&gt;, Notre-Dame d'&lt;strong&gt;Eisielden&lt;/strong&gt; en &lt;strong&gt;Suisse&lt;/strong&gt;, Notre-Dame de &lt;strong&gt;Lorette&lt;/strong&gt; en &lt;strong&gt;Italie&lt;/strong&gt;, Notre-Dame de Guadalupe patronne des Am&#233;riques, Notre-Dame de &lt;strong&gt;Chestochowa&lt;/strong&gt; en &lt;strong&gt;Pologne&lt;/strong&gt;, Notre-Dame du Pilier en &lt;strong&gt;Espagne&lt;/strong&gt;, l'ic&#244;ne miraculeuse de la M&#232;re de Dieu &#224; &lt;strong&gt;Rila&lt;/strong&gt; en &lt;strong&gt;Bulgarie&lt;/strong&gt;, Notre-Dame de Montserrat en &lt;strong&gt;Catalogne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et en &lt;strong&gt;France&lt;/strong&gt;, dans la &#171; douce France &#187;, au-del&#224; des quatre lieux d'apparition du XIXe si&#232;cle, c'est une constellation de lieux de d&#233;votion &#224; notre M&#232;re, mille lieux de p&#232;lerinale marials&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Couturier de Chefdubois, Mille p&#232;lerinages de Notre-Dame, Paris, Spes, 3 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Notre-Dame de &lt;strong&gt;Liesse,&lt;/strong&gt; a &#233;t&#233; pendant des si&#232;cles un des trois sanctuaires les plus florissants avec Notre-Dame des &lt;strong&gt;Ardilliers&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Le Puy&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. Bruno Maes, Le roi, la Vierge et la nation. P&#232;lerinages et identit&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En &lt;strong&gt;Savoie&lt;/strong&gt;, les d&#233;mons sont contenus par la &#171; Noiraude &#187;, Notre-Dame de &lt;strong&gt;Myans&lt;/strong&gt;, qui les emp&#234;che de passer plus avant.&lt;br class='autobr' /&gt;
La pi&#233;t&#233; mariale, ce sont aussi les banni&#232;res que porte le vent de l'Esprit, les confr&#233;ries si m&#233;ritantes, que je ne peux h&#233;las que mentionner en passant, et les si nombreuses communaut&#233;s religieuses qui portent le nom de Marie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cantiques &#224; Marie &#171; qu'on prie &#224; genoux, qui sourit et pardonne &#187;, m&#233;riteraient un chapitre &#224; part. Et que dire des innombrables cath&#233;drales, basiliques, &#233;glises, prieur&#233;s, monast&#232;res, chapelles, ermitages et autres pac&#233;s sous un vocable de notre M&#232;re, aussi diversifi&#233; que les temps et la finesse d'&#226;me de ses enfants, que l'inspiration du Paraclet l'a sugg&#233;r&#233; et continue de le faire monter au c&#339;ur de ses enfants ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre pri&#232;re est aliment&#233;e aussi par le magist&#232;re de l'&#201;glise, notamment celui des Pontifes romains. Mentionnons pour faire bref le chapitre VIII de la constitution dogmatique &lt;strong&gt;Lumen gentium&lt;/strong&gt;, du Concile Vatican II, l'exhortation apostolique &lt;i&gt;Marialis cultus&lt;/i&gt;, de &lt;strong&gt;Paul VI&lt;/strong&gt; (1974), l'encyclique &lt;i&gt;Redemptoris Mater&lt;/i&gt;, de &lt;strong&gt;Jean-Paul II&lt;/strong&gt; (1987) et sa lettre apostolique &lt;i&gt;Rosarium Virginis Mari&#230;&lt;/i&gt; (2002). Paul VI &#233;crivait dans &lt;i&gt;Marialis cultus&lt;/i&gt; que &#171; la pi&#233;t&#233; de l'&#201;glise envers la Vierge est un &#233;l&#233;ment intrins&#232;que du culte chr&#233;tien. (... elle) constitue un puissant t&#233;moignage de sa &lt;i&gt;lex orandi&lt;/i&gt; et une invitation &#224; raviver dans les consciences sa &lt;i&gt;lex credend&lt;/i&gt;i. Et inversement : la &lt;i&gt;lex credendi&lt;/i&gt; de l'&#201;glise demande que, partout, se d&#233;veloppe d'une mani&#232;re florissante sa &lt;i&gt;lex orandi&lt;/i&gt; &#224; l'&#233;gard de la M&#232;re du Christ &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Paul VI, exhort. ap. Marialis cultus, 22 mars 1974, n&#176; 56.&#034; id=&#034;nh6-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ces textes rappellent des aspects de la pri&#232;re &#224; Marie, dernier volet de notre expos&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb6-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Saint Jean Damasc&#232;ne, &lt;i&gt;Sermon pour la Nativit&#233; de la Bienheureuse Vierge Marie&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Couturier de Chefdubois, &lt;i&gt;Mille p&#232;lerinages de Notre-Dame&lt;/i&gt;, Paris, Spes, 3 vol., 1953.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. Bruno Maes, &lt;i&gt;Le roi, la Vierge et la nation. P&#232;lerinages et identit&#233; nationale entre guerre de Cent Ans et R&#233;volution&lt;/i&gt;, pr&#233;face par Nicole Lema&#238;tre, Paris, &#201;ditions Publisud, 2002.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Paul VI, exhort. ap. &lt;i&gt;Marialis cultus&lt;/i&gt;, 22 mars 1974, n&#176; 56.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les prieres courantes</title>
		<link>https://www.dominique-le-tourneau.fr/Les-prieres-courantes</link>
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		<dc:date>2009-08-02T09:43:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Le Tourneau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;B) Les pri&#232;res les plus courantes &lt;br class='autobr' /&gt;
Les pri&#232;res mariales que nous r&#233;citons le plus fr&#233;quemment nous conduisent &#224; la proximit&#233; du Seigneur et de tout le myst&#232;re de la R&#233;demption : il s'agit avant tout de l'Ave Maria, de l'Ang&#233;lus et du saint Rosaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Ave Maria ne se compose, mis &#224; part la demande finale, que de paroles de la Sainte &#201;criture, &#224; commencer par le salut de l'archange : &#171; Je vous salue, pleine de gr&#226;ce, le Seigneur est avec vous &#187; (Lc 1, 28). Le nom &#171; Pleine de gr&#226;ce &#187;, car (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.dominique-le-tourneau.fr/-La-priere-mariale-" rel="directory"&gt;La pri&#232;re mariale&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.dominique-le-tourneau.fr/local/cache-vignettes/L137xH130/arton287-90b14.jpg?1769170179' class='spip_logo spip_logo_right' width='137' height='130' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;B) &lt;strong&gt;Les pri&#232;res les plus courantes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pri&#232;res mariales que nous r&#233;citons le plus fr&#233;quemment nous conduisent &#224; la proximit&#233; du Seigneur et de tout le myst&#232;re de la R&#233;demption : il s'agit avant tout de l'&lt;i&gt;Ave Maria&lt;/i&gt;, de l'Ang&#233;lus et du saint Rosaire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur ces trois aspects, voir H. Urs von Balthasar, &#171; &#212; Vierge, M&#232;re et fille (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&lt;i&gt;Ave Maria&lt;/i&gt; ne se compose, mis &#224; part la demande finale, que de paroles de la Sainte &#201;criture, &#224; commencer par le salut de l'archange : &#171; Je vous salue, pleine de gr&#226;ce, le &lt;strong&gt;Seigneur&lt;/strong&gt; est avec vous &#187; (Lc 1, 28). Le nom &#171; Pleine de gr&#226;ce &#187;, car c'est bien le nom que &lt;strong&gt;saint Gabriel&lt;/strong&gt; donne &#224; &lt;strong&gt;Marie&lt;/strong&gt;, appelle quelques pr&#233;cisions fournies par le&lt;strong&gt; cardinal Ratzinger&lt;/strong&gt; : &#171; Marie est appel&#233;e Pleine de gr&#226;ce. Le terme grec de &#171; gr&#226;ce &#187; (&lt;i&gt;charis&lt;/i&gt;) vient de la m&#234;me racine que les mots joie et se r&#233;jouir (&lt;i&gt;chara&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;chairein&lt;/i&gt;). (...) La joie vient de la gr&#226;ce. Celui qui est en &#233;tat de gr&#226;ce peut se r&#233;jouir de cette joie constante, jusque dans le tr&#233;fonds de son &#234;tre &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Joseph Ratzinger, &#171; Marie, M&#232;re de l'&#201;glise &#187;, Ibid., p. 67.&#034; id=&#034;nh7-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Nous disons en fran&#231;ais : &#171; Je vous salue Marie &#187;. Mais le mot grec correspondant, &lt;i&gt;Kaire&lt;/i&gt;, &#171; signifie en soi &#171; r&#233;jouis-toi &#187;, &#171; sois contente &#187;. Et il y a l&#224; un premier &#233;l&#233;ment qui surprend : le salut entre les juifs &#233;tait &#034;Shalom&#034;, &#034;paix&#034;, alors que le salut dans le monde grec &#233;tait &#034;Kaire&#034;, &#034;r&#233;jouis-toi&#034;. Il est surprenant que l'Ange, en entrant dans la maison de Marie, salue avec le salut des Grecs : &#034;Kaire&#034;, &#034;r&#233;jouis-toi, sois contente&#034;. Et les Grecs, lorsqu'ils lurent cet &#201;vangile quarante ans plus tard, ont pu voir ici un message important : ils ont pu comprendre qu'avec le d&#233;but du Nouveau Testament, auquel cette page de &lt;strong&gt;Luc&lt;/strong&gt; faisait r&#233;f&#233;rence, avait &#233;galement eu lieu l'ouverture au monde des peuples, &#224; l'universalit&#233; du Peuple de Dieu, qui d&#233;sormais n'embrassait plus seulement le peuple juif, mais &#233;galement le monde dans sa totalit&#233;, tous les peuples. La nouvelle universalit&#233; du Royaume du vrai Fils de David appara&#238;t dans ce salut grec de l'Ange &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Beno&#238;t XVI, Hom&#233;lie, 18 d&#233;cembre 2005.&#034; id=&#034;nh7-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; Je vous salue &#187; se poursuit par les merveilleuses paroles de &lt;strong&gt;sainte &#201;lisabeth&lt;/strong&gt;, qui nous montrent ce qu'est un vrai culte marial. Mais le centre de gravit&#233; de l'&lt;i&gt;Ave Maria&lt;/i&gt; se situe &#171; comme &#224; la charni&#232;re entre la premi&#232;re et la deuxi&#232;me partie &#187;. C'est &#171; le nom de &lt;strong&gt;J&#233;sus&lt;/strong&gt;. Parfois, lors d'une r&#233;citation faite trop &#224; la h&#226;te, ce centre de gravit&#233; dispara&#238;t, et avec lui le lien au myst&#232;re du Christ qu'on est en train de contempler. Mais c'est justement par l'accent qu'on donne au nom de J&#233;sus et &#224; son myst&#232;re que l'on distingue une r&#233;citation du Rosaire significative et fructueuse &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Paul II, lettre ap. Rosarium Virginis Mari&#230;, 16 octobre 2002, n&#176; 33.&#034; id=&#034;nh7-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les paroles de l'archange Gabriel et d'&#201;lisabeth &#171; expriment, pour ainsi dire, l'admiration du ciel et de la terre, et font, en un sens, affleurer l'&#233;merveillement de Dieu contemplant son chef d'&#339;uvre &#8211; l'incarnation du Fils dans le sein virginal de Marie &#8211;, dans la ligne du regard joyeux de la Gen&#232;se (cf. Gn 1, 31), de l'originel &#171; &lt;i&gt;pathos&lt;/i&gt; avec lequel Dieu, &#224; l'aube de la cr&#233;ation, a regard&#233; l'&#339;uvre de ses mains &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. Jean-Paul II, Lettre aux artistes, 4 avril 1999, n&#176; 1.&#034; id=&#034;nh7-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trois br&#232;ves formules de l'Ang&#233;lus sont elles aussi christocentriques : annonce de l'Incarnation, consentement de la Sainte Vierge, accomplissement de l'Incarnation elle-m&#234;me. Les trois &lt;i&gt;Ave&lt;/i&gt; qui ont &#233;t&#233; ajout&#233;s &#171; nous font demeurer aupr&#232;s de la cr&#233;ature humaine en qui s'est r&#233;alis&#233; le miracle de l'Incarnation, et par l&#224; entrer pour ainsi dire nous-m&#234;mes dans le rayonnement du miracle &#187;. En r&#233;citant l'Ang&#233;lus, nous sommes conscients d'&#234;tre impliqu&#233;s dans le myst&#232;re de l'Incarnation, qui doit se r&#233;aliser aussi en nous, si nous voulons &#234;tre dignes de notre condition de baptis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le christocentrisme se retrouve aussi avec l'antienne pascale du &lt;i&gt;Regina C&#230;li&lt;/i&gt;, par laquelle &#171; l'&#201;glise parle &#224; la M&#232;re, &#224; celle qui eut le bonheur de porter dans son sein, sous son c&#339;ur et plus tard dans ses bras, le Fils de Dieu, notre Sauveur. Elle l'a re&#231;u pour la derni&#232;re fois entre ses bras sur le &lt;strong&gt;Calvaire&lt;/strong&gt;, lorsqu'on l'a descendu de la croix. Sous ses yeux, on l'a mis dans le linceul et on l'a port&#233; au tombeau, sous ses yeux de M&#232;re. Et le troisi&#232;me jour, le tombeau fut trouv&#233; vide. Mais elle ne fut pas la premi&#232;re &#224; le constater. Il y eut auparavant les &#171; trois Marie &#187;, particuli&#232;rement &lt;strong&gt;Marie de Magdala&lt;/strong&gt;, la p&#233;cheresse convertie. Les ap&#244;tres, pr&#233;venus par les femmes, sont venus ensuite le v&#233;rifier. Et m&#234;me si les &#233;vang&#233;listes ne nous disent rien de la visite de la M&#232;re du Christ au lieu de sa r&#233;surrection, tous nous pensons qu'elle dut, en une certaine mani&#232;re, y &#234;tre pr&#233;sente en premier. Elle devait &#234;tre la premi&#232;re &#224; participer au myst&#232;re de la R&#233;surrection, parce que c'&#233;tait son droit de M&#232;re &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Paul II, Audience g&#233;n&#233;rale, 2 mai 1979.&#034; id=&#034;nh7-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb7-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur ces trois aspects, voir H. Urs von Balthasar, &#171; &#212; Vierge, M&#232;re et fille de ton Fils &#187;, dans card. J. Ratzinger-H. Urs von Balthasar, &lt;i&gt;Marie, premi&#232;re &#201;glise&lt;/i&gt;, Paris-Montr&#233;al, M&#233;diaspaul, 1998, p. 121-123.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Joseph Ratzinger, &#171; Marie, M&#232;re de l'&#201;glise &#187;, &lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, p. 67.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Beno&#238;t XVI, &lt;i&gt;Hom&#233;lie&lt;/i&gt;, 18 d&#233;cembre 2005.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean-Paul II, lettre ap. &lt;i&gt;Rosarium Virginis Mari&#230;&lt;/i&gt;, 16 octobre 2002, n&#176; 33.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. Jean-Paul II, &lt;i&gt;Lettre aux artistes&lt;/i&gt;, 4 avril 1999, n&#176; 1.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean-Paul II, &lt;i&gt;Audience g&#233;n&#233;rale&lt;/i&gt;, 2 mai 1979.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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