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	<title>Mgr Dominique Le Tourneau</title>
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		<title>Un t&#233;moignage du Serviteur de Dieu Jean-Paul II</title>
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		<dc:creator>Dominique Le Tourneau</dc:creator>



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&lt;p&gt;Je termine cet expos&#233; sur l'Eucharistie par ce que le pape Jean-Paul II en disait au cours de l'audience g&#233;n&#233;rale du 13 juin 1979 : &#171; Il n'est de nation si grande qu'elle n'ait la divinit&#233; aussi proche que l'est pour nous notre Dieu par sa pr&#233;sence &#187; (saint Thomas d'Aquin, &#171; Office de la F&#234;te-Dieu &#187;). [&#8230;] Quel que soit le point de vue dont on part pour s'approcher de ce grand myst&#232;re de la foi et de la vie de l'&#201;glise, on y d&#233;couvre toujours quelque chose de nouveau. Non pas que nos paroles (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.dominique-le-tourneau.fr/-L-Eucharistie-" rel="directory"&gt;L'Eucharistie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je termine cet expos&#233; sur l'Eucharistie par ce que le pape Jean-Paul II en disait au cours de l'audience g&#233;n&#233;rale du 13 juin 1979 : &#171; Il n'est de nation si grande qu'elle n'ait la divinit&#233; aussi proche que l'est pour nous notre Dieu par sa pr&#233;sence &#187; (saint Thomas d'Aquin, &#171; Office de la F&#234;te-Dieu &#187;). [&#8230;] Quel que soit le point de vue dont on part pour s'approcher de ce grand myst&#232;re de la foi et de la vie de l'&#201;glise, &lt;em&gt;on y d&#233;couvre toujours quelque chose de nouveau&lt;/em&gt;. Non pas que nos paroles r&#233;v&#232;lent cette nouveaut&#233; &#8212; celle-ci r&#233;side dans le myst&#232;re m&#234;me &#8212;, mais toute tentative pour en vivre en esprit de foi apporte une nouvelle lumi&#232;re, un nouvel &#233;merveillement, une nouvelle joie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; S'&#233;merveillant de cela, et consid&#233;rant la sublimit&#233; de l'amour divin, le fils du tonnerre s'exclamait : &#171; Dieu a tant aim&#233; le monde &#187; (Jean 3, 16). [&#8230;] Saint Jean, dis-nous donc en quel sens il l'a tant aim&#233;. Montre-nous tout ce qu'il y a de sublime dans cette mesure, dans cette grandeur. Dieu a tant aim&#233; le monde&#8230; &#187; (saint Jean Chrysostome, &lt;em&gt;In cap. Genesis&lt;/em&gt; 8).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Eucharistie nous rend Dieu merveilleusement proche. C'est &lt;em&gt;le sacrement de sa proximit&#233;&lt;/em&gt; de l'homme. Dans l'Eucharistie, Dieu est pr&#233;cis&#233;ment Celui qui a voulu entrer dans l'histoire de l'homme. Il a voulu assumer l'humanit&#233;. Il a voulu devenir homme. Le sacrement de son Corps et de son Sang nous rappelle continuellement sa divine humanit&#233;. [&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le sacrement de Dieu qui descend vers l'homme, qui s'approche de tout ce qui est humain. C'est le sacrement de la divine &#171; condescendance &#187; (cf. saint Jean Chrysostome, &lt;em&gt;In Genesis homilia&lt;/em&gt; 3, 8). [&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mange la vie, bois la vie : tu auras la vie, et la vie dans son int&#233;gralit&#233; &#187; (saint Augustin, &lt;em&gt;Sermones ad populum&lt;/em&gt;, s&#233;rie 1, sermon 131, 1, 1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ce sacrement est continuellement &lt;em&gt;annonc&#233;e, dans l'histoire de l'homme, la mort qui donne la vie&lt;/em&gt; (cf. 1 Corinthiens 11, 26).&lt;br class='autobr' /&gt;
Continuellement cela se r&#233;alise dans ce sens tr&#232;s simple qu'est le signe du pain et du vin. Dieu y est pr&#233;sent et proche de l'homme, avec la proximit&#233; p&#233;n&#233;trante de sa mort sur la Croix, dont a jailli la puissance de la R&#233;surrection. Par l'Eucharistie, l'homme participe &#224; cette puissance. [&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un grand po&#232;te (Mickiewicz, &lt;em&gt;Entretiens du soir&lt;/em&gt;) a &#233;crit : &#171; Je m'entretiens avec toi qui r&#232;gnes dans les cieux et en m&#234;me temps habites en moi&#8230; Je m'entretiens avec toi. Les mots me manquent ; ta pens&#233;e conna&#238;t toutes mes pens&#233;es ; tu r&#232;gnes au loin et tu sers tout pr&#232;s. Tu es roi dans le ciel et sur mon c&#339;ur sur la croix. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de nous approcher de la communion eucharistique, nous r&#233;citons en effet le &#171; Notre P&#232;re &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La communion est un lien bilat&#233;ral. Il convient donc de dire non seulement que nous recevons le Christ, non seulement que chacun de nous le re&#231;oit sous ce signe eucharistique, &lt;em&gt;mais aussi que le Christ re&#231;oit chacun de nous&lt;/em&gt;. Dans ce sacrement, il accepte pour ainsi dire toujours l'homme. Il en a fait son ami, comme il l'a dit au C&#233;nacle : &#171; Vous &#234;tes mes amis &#187; (Jean 15, 14). Cet accueil et l'acceptation de l'homme par le Christ sont un bienfait inou&#239;. L'homme &lt;em&gt;&#233;prouve tr&#232;s profond&#233;ment le d&#233;sir d'&#234;tre accept&#233;&lt;/em&gt;. Toute la vie de l'homme tend &#224; cela : &#234;tre accueilli et accept&#233; par Dieu. C'est ce qu'exprime sacramentellement l'Eucharistie. Et pourtant, comme le dit saint Paul, l'homme doit &#171; s'examiner lui-m&#234;me &#187; (cf. 1 Corinthiens 11, 28) pour voir s'il est digne d'&#234;tre accept&#233; par le Christ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Eucharistie est, en un certain sens, un constant d&#233;fi pour que l'homme s'efforce d'&#234;tre accept&#233;, pour qu'il adapte sa conscience aux exigences de la tr&#232;s sainte amiti&#233; de Dieu &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La communion spirituelle</title>
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		<dc:creator>Dominique Le Tourneau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Au Moyen &#194;ge, alors que les fid&#232;les n'avaient l'habitude de communier qu'au temps de P&#226;ques, des personnes pieuses, g&#233;n&#233;ralement des femmes, exprim&#232;rent leur d&#233;sir de le faire plus fr&#233;quemment. C'est ainsi que l'on vit appara&#238;tre la coutume de la communion spirituelle. &#171; Vers la fin du XIIe si&#232;cle, la forme la plus populaire de communion spirituelle consistait &#224; exprimer une pri&#232;re et des demandes au cours de l'&#233;l&#233;vation qui suit la cons&#233;cration. [&#8230;] On estime que l'eulogie ou pain b&#233;nit (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.dominique-le-tourneau.fr/-L-Eucharistie-" rel="directory"&gt;L'Eucharistie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au Moyen &#194;ge, alors que les fid&#232;les n'avaient l'habitude de communier qu'au temps de P&#226;ques, des personnes pieuses, g&#233;n&#233;ralement des femmes, exprim&#232;rent leur d&#233;sir de le faire plus fr&#233;quemment. C'est ainsi que l'on vit appara&#238;tre la coutume de la communion spirituelle. &#171; Vers la fin du XIIe si&#232;cle, la forme la plus populaire de communion spirituelle consistait &#224; exprimer une pri&#232;re et des demandes au cours de l'&#233;l&#233;vation qui suit la cons&#233;cration. [&#8230;] On estime que l'eulogie ou pain b&#233;nit rempla&#231;ait de fa&#231;on tout &#224; fait acceptable la communion sacramentelle [&#8230;]. Selon certains auteurs, la b&#233;n&#233;diction des personnes ainsi que le baiser de paix pouvaient &#233;galement remplacer la communion. [&#8230;] On recommandait la communion spirituelle &#224; ceux qui &#233;taient trop malades pour recevoir les esp&#232;ces consacr&#233;es. [&#8230;] Des th&#233;ologiens confort&#232;rent cette pratique en enseignant que, par la communion spirituelle, on recevait autant de gr&#226;ces n&#233;cessaires &#224; notre salut que par la communion sacramentelle &#187; (G. Macy dans &lt;em&gt;Eucharistia. Encyclop&#233;die de l'Eucharistie&lt;/em&gt;, sous la direction de M. Brouard, Paris,2002, p. 182).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si, de nos jours, la pratique de la confession quotidienne est courante, l'&#201;glise invite cependant les fid&#232;les &#224; r&#233;citer souvent des communions spirituelles au long de la journ&#233;e pour s'enflammer en amour de Dieu, &#171; de mani&#232;re &#224; s'unir au R&#233;dempteur avec une foi vive, un esprit respectueusement humble et confiant dans sa volont&#233;, avec l'amour le plus ardent &#187; (Pie XII, encyclique &lt;em&gt;Mediator Dei&lt;/em&gt;, 20 novembre 1947).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici une formule de communion spirituelle : &#171; Je voudrais, Seigneur, te recevoir avec la puret&#233;, l'humilit&#233; et la d&#233;votion avec lesquelles ta tr&#232;s Sainte M&#232;re te re&#231;ut, avec l'esprit et la ferveur des saints &#187; (D. Le Tourneau, &lt;em&gt;Pri&#232;res du chr&#233;tien&lt;/em&gt;, Paris, &#201;ditions Le Laurier, 35&#232;me &#233;dition, 2004).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les assembl&#233;es dominicales en l'absence de pr&#234;tre</title>
		<link>http://www.dominique-le-tourneau.fr/Les-assemblees-dominicales-en-l</link>
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		<dc:creator>Dominique Le Tourneau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Si, faute de ministre sacr&#233; ou pour toute autre cause grave, la participation &#224; la c&#233;l&#233;bration eucharistique est impossible &#187; (Code de droit canonique, canon 1248 &#167; 2), le peuple chr&#233;tien a le droit d'obtenir que, le dimanche, l'&#233;v&#234;que dioc&#233;sain veille, selon les possibilit&#233;s, &#224; ce que la communaut&#233; elle-m&#234;me ait une c&#233;l&#233;bration, qui doit &#234;tre organis&#233;e sous sa propre autorit&#233; et selon les normes de l'&#201;glise. Toutefois, les c&#233;l&#233;brations dominicales particuli&#232;res de ce genre doivent (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.dominique-le-tourneau.fr/-L-Eucharistie-" rel="directory"&gt;L'Eucharistie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Si, faute de ministre sacr&#233; ou pour toute autre cause grave, la participation &#224; la c&#233;l&#233;bration eucharistique est impossible &#187; (&lt;em&gt;Code de droit canonique&lt;/em&gt;, canon 1248 &#167; 2), le peuple chr&#233;tien a le droit d'obtenir que, le dimanche, l'&#233;v&#234;que dioc&#233;sain veille, selon les possibilit&#233;s, &#224; ce que la communaut&#233; elle-m&#234;me ait une c&#233;l&#233;bration, qui doit &#234;tre organis&#233;e sous sa propre autorit&#233; et selon les normes de l'&#201;glise. Toutefois, les c&#233;l&#233;brations dominicales particuli&#232;res de ce genre doivent toujours &#234;tre consid&#233;r&#233;es comme ayant un caract&#232;re absolument extraordinaire. Ainsi, tous ceux qui ont &#233;t&#233; d&#233;sign&#233;s par l'&#233;v&#234;que dioc&#233;sain pour exercer une fonction durant de telles c&#233;l&#233;brations, qu'ils soient diacres ou fid&#232;les la&#239;cs, &#171; auront soin de maintenir vive dans la communaut&#233; une v&#233;ritable &#171; faim &#187; de l'Eucharistie, qui conduit &#224; ne laisser passer aucune occasion d'avoir la c&#233;l&#233;bration de la Messe, en profitant m&#234;me de la pr&#233;sence occasionnelle d'un pr&#234;tre, pourvu qu'il ne soit pas emp&#234;ch&#233; de la c&#233;l&#233;brer par le droit de l'&#201;glise &#187; (Jean-Paul II, lettre L'&#201;glise vit de l'Eucharistie, n&#176; 33) &#187; (instruction Redemptionis Sacramentum, n&#176; 164).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;viter toute forme de confusion entre des r&#233;unions de pri&#232;res de ce genre et la c&#233;l&#233;bration de l'Eucharistie, les &#233;v&#234;ques dioc&#233;sains &#171; sont tenus d'&#233;valuer avec prudence s'il faut distribuer la sainte communion au cours de telles r&#233;unions. [&#8230;] Il est opportun qu'une telle question soit r&#233;gl&#233;e au niveau de la Conf&#233;rence des &#233;v&#234;ques, afin de parvenir &#224; une r&#233;solution, qui doit obtenir la confirmation du Si&#232;ge Apostolique, c'est-&#224;-dire de la Congr&#233;gation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements. De plus, en l'absence du pr&#234;tre et du diacre, il est pr&#233;f&#233;rable de r&#233;partir les diff&#233;rentes parties de la c&#233;l&#233;bration entre plusieurs fid&#232;les plut&#244;t que de laisser &#224; un seul fid&#232;le la&#239;c le soin de guider l'ensemble de la c&#233;l&#233;bration. Il ne convient en aucun cas de dire &#224; propos d'un fid&#232;le la&#239;c qu'il &#171; pr&#233;side &#187; la c&#233;l&#233;bration &#187; (&lt;em&gt;Ibid.&lt;/em&gt;, n&#176; 165).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le culte de l'Eucharistie</title>
		<link>http://www.dominique-le-tourneau.fr/Le-culte-de-l-Eucharistie</link>
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		<dc:creator>Dominique Le Tourneau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La vertu de religion, qui est une partie de la vertu th&#233;ologale de charit&#233;, dispose l'homme &#224; rendre &#224; Dieu le culte qui lui est d&#251; &#171; comme Dieu, comme le Cr&#233;ateur et le Sauveur, le Seigneur et le Ma&#238;tre de tout ce qui existe, l'Amour infini et mis&#233;ricordieux &#187; (Cat&#233;chisme de l'&#201;glise catholique, n&#176; 2096). L'acte premier de la vertu de religion est l'adoration, qui ne peut s'adresser qu'&#224; Dieu. C'est d'ailleurs le premier des dix commandements : &#171; Un seul Dieu tu adoreras et aimeras (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.dominique-le-tourneau.fr/-L-Eucharistie-" rel="directory"&gt;L'Eucharistie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La vertu de &lt;em&gt;religion&lt;/em&gt;, qui est une partie de la vertu th&#233;ologale de charit&#233;, dispose l'homme &#224; rendre &#224; Dieu le culte qui lui est d&#251; &#171; comme Dieu, comme le Cr&#233;ateur et le Sauveur, le Seigneur et le Ma&#238;tre de tout ce qui existe, l'Amour infini et mis&#233;ricordieux &#187; (&lt;em&gt;Cat&#233;chisme de l'&#201;glise catholique&lt;/em&gt;, n&#176; 2096). L'acte premier de la vertu de religion est l'adoration, qui ne peut s'adresser qu'&#224; Dieu. C'est d'ailleurs le premier des dix commandements : &#171; Un seul Dieu tu adoreras et aimeras parfaitement &#187;. &#171; L'&#201;glise catholique a rendu et continue de rendre ce culte d'adoration qui est d&#251; au sacrement de l'Eucharistie non seulement durant la messe, mais aussi en dehors de sa c&#233;l&#233;bration : en conservant avec le plus grand soin possible les hosties consacr&#233;es, en les pr&#233;sentant aux fid&#232;les pour qu'ils les v&#233;n&#232;rent avec solennit&#233;, en les portant en procession &#187; (Paul VI, encyclique &lt;em&gt;Mysterium fidei&lt;/em&gt;, n&#176; 56). &#171; Les saints conciles enseignent comme une tradition de l'&#201;glise, remontant aux d&#233;buts de son existence, qu'il faut honorer &#171; d'une seule adoration le Verbe de Dieu incarn&#233; et sa propre chair &#187; (concile de Constance II ; concile d'&#201;ph&#232;se ; concile de trente, session XIII ; Pie VI, constitution &lt;em&gt;Auctorem fidei&lt;/em&gt;, n&#176; 61) &#187; (Pie XII, encyclique &lt;em&gt;Mediator Dei&lt;/em&gt;, 20 novembre 1947).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce &#171; &lt;em&gt;culte rendu &#224; l'Eucharistie en dehors de la messe&lt;/em&gt; est d'une valeur inestimable dans la vie de l'&#201;glise &#187; (Jean-Paul II, encyclique L'&#201;glise vit de l'Eucharistie, n&#176; 25). Il &#171; jaillit de l'amour et sert l'amour, auquel nous sommes tous appel&#233;s en J&#233;sus-Christ &#187; (Jean-Paul II, Lettre aux &#233;v&#234;ques sur le sacrement de l'Eucharistie, n&#176; 5), cr&#233;ant un style chr&#233;tien de vie. &#171; Notre Dieu a d&#233;cid&#233; de demeurer dans le Tabernacle pour nous alimenter, pour nous fortifier, pour nous diviniser, pour rendre efficace notre t&#226;che et notre effort. J&#233;sus est en m&#234;me temps le semeur, la semence et le fruit des semailles : il est le Pain de la vie &#233;ternelle. [&#8230;] Il me revient &#224; la m&#233;moire une merveilleuse po&#233;sie de Galice, l'une des Complaintes d'Alphonse X le Sage. C'est la l&#233;gende d'un moine qui, dans sa simplicit&#233;, supplia la Vierge Marie de lui laisser contempler le ciel, ne f&#251;t-ce qu'un instant. La Vierge acc&#233;da &#224; son d&#233;sir et le bon moine fut transport&#233; au paradis. &#192; son retour, il ne reconnaissait aucun des habitants du monast&#232;re : sa pri&#232;re, bien qu'elle lui e&#251;t paru tr&#232;s br&#232;ve, avait dur&#233; trois si&#232;cles. Trois si&#232;cles, ce n'est rien pour un c&#339;ur amoureux. C'est ainsi que je m'explique les deux mille ans d'attente du Seigneur dans l'Eucharistie : c'est l'attente de Dieu, qui aime les hommes, qui nous cherche, qui nous aime tels que nous sommes &#8212; limit&#233;s, &#233;go&#239;stes, inconstants &#8212; mais capables de d&#233;couvrir sa tendresse infinie et de nous donner enti&#232;rement &#224; Lui &#187; (saint Jos&#233;maria, &lt;a href=&#034;http://www.fr.escrivaworks.org/book/quand_le_christ_passe&#034;&gt;Quand le Christ passe&lt;/a&gt;, n&#176; 151).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce culte doit appara&#238;tre dans chacune de nos rencontres avec le Saint-Sacrement, quand nous visitons nos &#233;glises, ou quand les saintes esp&#232;ces sont port&#233;es et administr&#233;es aux malades. L'adoration du Christ dans ce sacrement d'amour doit trouver ensuite son expression en diverses formes de d&#233;votion eucharistique : pri&#232;res personnelles devant le Saint-Sacrement, heures d'adoration, expositions br&#232;ves, prolong&#233;es, annuelles (quarante heures), b&#233;n&#233;dictions eucharistiques, processions eucharistiques, congr&#232;s eucharistiques &#187; (Jean-Paul II, Lettre &#224; tous les &#233;v&#234;ques sur le sacrement de l'Eucharistie, 24 f&#233;vrier 1980, n&#176; 3). &#171; Ces exercices de pi&#233;t&#233; ont contribu&#233; d'une mani&#232;re &#233;tonnante &#224; la foi et &#224; la vie surnaturelle de l'&#201;glise militante [les chr&#233;tiens qui sont sur terre] ; par cette mani&#232;re de faire elle r&#233;pond en quelque sorte &#224; l'&#201;glise triomphante [les &#233;lus au ciel] qui &#233;l&#232;ve continuellement son hymne de louange &#224; Dieu et &#224; &#171; l'Agneau qui fut immol&#233; &#187; (Apocalypse 5, 12) &#187; (Pie XII, encyclique Mediator Dei, 20 novembre 1947). Le m&#234;me Pontife indiquait l'utilit&#233; de terminer des exercices de pi&#233;t&#233; par la b&#233;n&#233;diction du Saint-Sacrement : &#171; Rien de meilleur et de plus fructueux que le geste par lequel le pr&#234;tre, levant au ciel le pain des anges &#224; la vue de la foule prostern&#233;e, et dessinant avec lui le signe de la croix, demande au P&#232;re c&#233;leste de vouloir bien jeter avec bienveillance les yeux sur son Fils [&#8230;] qui voulut &#234;tre notre R&#233;dempteur et notre Fr&#232;re, et par m&#233;diation, de r&#233;pandre ses dons c&#233;lestes sur les hommes rachet&#233;s par le sang de l'Agneau immacul&#233; &#187; (Ibid.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saint Augustin enjoignait que &#171; personne ne mange cette chair sans l'avoir ador&#233;e &#187;, ajoutant que non seulement nous ne p&#233;chons pas en l'adorant, mais que nous p&#233;chons en ne l'adorant pas (Enarrationes in Psalmum 118, 9).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'au cours de la journ&#233;e, les fid&#232;les &#171; ne n&#233;gligent point de rendre visite au Saint-Sacrement. [&#8230;] Car la visite est, envers le Christ Notre-Seigneur, pr&#233;sent en ce lieu, une marque de gratitude, un gage d'amour et un hommage de l'adoration qui lui est due &#187; (Paul VI, encyclique Mysterium fidei).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est bon de s'entretenir avec le Seigneur, &#233;crit Jean-Paul II, en faisant part de son exp&#233;rience personnelle, et &#171; pench&#233;s sur sa poitrine comme le disciple bien-aim&#233; (cf. Jean 13, 25), d'&#234;tre touch&#233;s par l'amour infini de son c&#339;ur. [&#8230;] Comment ne pas ressentir le besoin renouvel&#233; de demeurer longuement, en conversation spirituelle, en adoration silencieuse, en attitude d'amour, devant le Christ pr&#233;sent dans le Saint-Sacrement ? Bien des fois [&#8230;] j'ai fait cette exp&#233;rience et j'en ai re&#231;u force, consolation et soutien ! &#187; (encyclique L'&#201;glise vit de l'Eucharistie, n&#176; 25).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attitude d'adoration et de v&#233;n&#233;ration se manifestera aussi &#171; en fl&#233;chissant les genoux ou en nous inclinant profond&#233;ment &#187; (Cat&#233;chisme de l'&#201;glise catholique, n&#176; 1378) en pr&#233;sence du Saint-Sacrement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La conc&#233;l&#233;bration</title>
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		<dc:creator>Dominique Le Tourneau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le concile Vatican II a r&#233;tabli l'ancienne pratique de la conc&#233;l&#233;bration, qui restait d'ailleurs en vigueur lors de la messe d'ordination d'un &#233;v&#234;que ou de celle des pr&#234;tres, ainsi qu'&#224; la messe pour la b&#233;n&#233;diction d'un abb&#233; et &#224; la messe chrismale. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La conc&#233;l&#233;bration manifeste de fa&#231;on heureuse l'unit&#233; du sacerdoce et du sacrifice, ainsi que l'unit&#233; du peuple de Dieu tout entier &#187; (Instruction g&#233;n&#233;rale du Missel romain, n&#176; 199). &#171; Elle contribue &#224; consolider la fraternit&#233; minist&#233;rielle (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.dominique-le-tourneau.fr/-L-Eucharistie-" rel="directory"&gt;L'Eucharistie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le concile Vatican II a r&#233;tabli l'ancienne pratique de la conc&#233;l&#233;bration, qui restait d'ailleurs en vigueur lors de la messe d'ordination d'un &#233;v&#234;que ou de celle des pr&#234;tres, ainsi qu'&#224; la messe pour la b&#233;n&#233;diction d'un abb&#233; et &#224; la messe chrismale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La conc&#233;l&#233;bration manifeste de fa&#231;on heureuse l'unit&#233; du sacerdoce et du sacrifice, ainsi que l'unit&#233; du peuple de Dieu tout entier &#187; (Instruction g&#233;n&#233;rale du Missel romain, n&#176; 199). &#171; Elle contribue &#224; consolider la fraternit&#233; minist&#233;rielle existant entre les pr&#234;tres &#187; (Sacr&#233; Congr&#233;gation des Rites, instruction &lt;em&gt;Eucharisticum mysterium&lt;/em&gt;, n&#176; 47). Lorsqu'elle est recommand&#233;e (le Jeudi saint, aux messes c&#233;l&#233;br&#233;es lors des conciles, des assembl&#233;es d'&#233;v&#234;ques et des synodes, &#224; la messe conventuelle et &#224; la messe principale, dans les &#233;glises et les oratoires, aux messes c&#233;l&#233;br&#233;es &#224; l'occasion de r&#233;unions de pr&#234;tres, aussi bien s&#233;culiers que religieux), il faut tenir compte de l'utilit&#233; des fid&#232;les, car le premier devoir du pr&#234;tre est le service des fid&#232;les qui sont confi&#233;s &#224; ses soins pastoraux. De plus, chaque pr&#234;tre conserve la libert&#233; de c&#233;l&#233;brer l'Eucharistie individuellement dans la mesure o&#249; il n'y a pas une conc&#233;l&#233;bration au m&#234;me moment dans la m&#234;me &#233;glise ou le m&#234;me oratoire (cf. &lt;em&gt;Ibid.&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La p&#233;nurie de pr&#234;tres en un lieu peut conduire l'&#233;v&#234;que &#224; les autoriser, &#171; pour une juste cause, &#224; c&#233;l&#233;brer deux fois par jour, et m&#234;me, lorsque la n&#233;cessit&#233; pastorale l'exige, trois fois les dimanches et les jours de f&#234;tes de pr&#233;cepte &#187; (&lt;em&gt;Code de droit canonique&lt;/em&gt;, canon 905 &#167; 2). On voit qu'en un tel cas, une conc&#233;l&#233;bration serait incongrue. Seul le Saint-Si&#232;ge peut accorder la facult&#233; de c&#233;l&#233;brer plus de messes que la norme g&#233;n&#233;rale mentionn&#233;e ci-dessus le pr&#233;voit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'unit&#233; de l'&#201;glise &#233;tant r&#233;alis&#233;e par l'Eucharistie, comme cela a &#233;t&#233; indiqu&#233; dans un texte pr&#233;c&#233;dent, la participation &#224; la c&#233;l&#233;bration &#171; comporte l'exigence, &#224; laquelle on ne saurait d&#233;roger, de la communion totale dans les liens de la profession de foi, des sacrements et du gouvernement eccl&#233;siastique &#187;, ce qui fait qu'il &#171; n'est pas possible de conc&#233;l&#233;brer la m&#234;me liturgie eucharistique jusqu'&#224; ce que soit r&#233;tablie l'int&#233;grit&#233; de ces liens. Une telle conc&#233;l&#233;bration ne saurait &#234;tre un moyen valable et pourrait m&#234;me constituer &lt;em&gt;un obstacle pour parvenir &#224; la pleine communion&lt;/em&gt;, minimisant la valeur de la distance qui nous s&#233;pare du but et introduisant ou avalisant des ambigu&#239;t&#233;s sur telle ou telle v&#233;rit&#233; de foi &#187; (Jean-Paul II, lettre apostolique L'&#201;glise vit de l'Eucharistie, n&#176; 44).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La sanctification du dimanche</title>
		<link>http://www.dominique-le-tourneau.fr/La-sanctification-du-dimanche,205</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Le Tourneau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; L'institution du Jour du Seigneur contribue &#224; ce que tous jouissent du temps de repos et de loisir suffisant qui leur permette de cultiver leur vie familiale, culturelle, sociale et religieuse &#187; (Cat&#233;chisme de l'&#201;glise catholique, n&#176; 2184). &#171; Si la participation &#224; l'Eucharistie est le c&#339;ur du dimanche, il serait cependant r&#233;ducteur de ramener &#224; cela seul le devoir de le &#171; sanctifier &#187;. Le jour du Seigneur est en effet bien v&#233;cu s'il est tout entier marqu&#233; par la m&#233;moire reconnaissante et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.dominique-le-tourneau.fr/-L-Eucharistie-" rel="directory"&gt;L'Eucharistie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; L'institution du Jour du Seigneur contribue &#224; ce que tous jouissent du temps de repos et de loisir suffisant qui leur permette de cultiver leur vie familiale, culturelle, sociale et religieuse &#187; (&lt;em&gt;Cat&#233;chisme de l'&#201;glise catholique&lt;/em&gt;, n&#176; 2184). &#171; Si la participation &#224; l'Eucharistie est le c&#339;ur du dimanche, il serait cependant r&#233;ducteur de ramener &#224; cela seul le devoir de le &#171; sanctifier &#187;. Le jour du Seigneur est en effet bien v&#233;cu s'il est tout entier marqu&#233; par la m&#233;moire reconnaissante et active des merveilles de Dieu. Cela engage chacun des disciples du Christ &#224; donner aussi &#224; d'autres moments de la journ&#233;e, v&#233;cus en dehors du contexte liturgique &#8212; la vie de famille, les relations sociales, les temps de d&#233;tente &#8212;, un style qui aide &#224; faire ressortir la paix et la joie du Ressuscit&#233; dans le tissu ordinaire de la vie. Par exemple, parents et enfants se retrouvant dans le calme, peuvent en profiter, non seulement pour s'ouvrir &#224; l'&#233;coute mutuelle, mais aussi pour vivre ensemble des moments de formation et de plus grand recueillement. Pourquoi ne pas pr&#233;voir, m&#234;me dans la vie la&#239;que lorsque c'est possible, des temps consacr&#233;s &#224; la pri&#232;re, comme en particulier la c&#233;l&#233;bration solennelle des v&#234;pres, ainsi qu'&#233;ventuellement des &lt;em&gt;rencontres de cat&#233;ch&#232;se&lt;/em&gt; qui, la veille du dimanche ou l'apr&#232;s-midi du jour, pr&#233;parent et compl&#232;tent dans l'&#226;me des chr&#233;tiens le don m&#234;me de l'Eucharistie ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette forme assez traditionnelle de &#171; sanctification du dimanche &#187; est peut-&#234;tre devenue plus difficile dans beaucoup de milieux ; mais l'&#201;glise manifeste sa foi en la pr&#233;sence agissante du Ressuscit&#233; et en la puissance de l'Esprit Saint en montrant, aujourd'hui plus que jamais, qu'elle ne se contente pas de propositions minimalistes ou m&#233;diocres sur le plan de la foi, et en aidant les chr&#233;tiens &#224; faire ce qui est plus parfait et plus agr&#233;able au Seigneur. Du reste, en dehors de ces difficult&#233;s, les signes positifs et encourageants ne manquent pas. Gr&#226;ce au don de l'Esprit, on voit appara&#238;tre, dans beaucoup de milieux eccl&#233;siaux, une aspiration nouvelle &#224; la pri&#232;re dans ses formes multiples. On red&#233;couvre aussi des expressions anciennes du sentiment religieux, comme le p&#232;lerinage, et les fid&#232;les profitent souvent du repos dominical pour se rendre dans des sanctuaires o&#249; ils vivent pendant quelques heures, peut-&#234;tre en famille, une exp&#233;rience de foi plus intense &#187; (Jean-Paul II, lettre apostolique Le Jour du Seigneur, n&#176; 52).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Aux disciples du Christ, en tout cas, il est demand&#233; de ne pas confondre la c&#233;l&#233;bration du dimanche, qui doit &#234;tre une vraie sanctification du jour du Seigneur, avec la &#171; fin de semaine &#187;, comprise essentiellement comme un temps de simple repos ou d'&#233;vasion. [&#8230;] Lorsque le dimanche perd son sens originel et se r&#233;duit &#224; n'&#234;tre que la &#171; fin de la semaine &#187;, il peut arriver que l'homme, m&#234;me en habits de f&#234;te, devienne incapable de faire une f&#234;te, parce qu'il reste enferm&#233; dans un horizon si r&#233;duit qu'il ne peut plus voir le ciel &#187; (Jean-Paul II, &lt;em&gt;Ibid.&lt;/em&gt;, n&#176; 4).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jour de repos, le dimanche est aussi &#171; jour de paix pour l'homme avec Dieu, avec lui-m&#234;me et avec ses semblables, le dimanche devient ainsi un moment o&#249; l'homme est invit&#233; &#224; porter un regard renouvel&#233; sur les merveilles de la nature, en se laissant saisir par son harmonie admirable et myst&#233;rieuse &#187; (Jean-Paul II, lettre apostolique Le Jour du Seigneur, n&#176; 67). &#171; &#201;tant donn&#233; que, pour ne pas se perdre dans le vide ou devenir une source d'ennui, le repos doit apporter lui-m&#234;me un enrichissement spirituel, une plus grande libert&#233;, la possibilit&#233; d'une contemplation et d'une communion fraternelle, les fid&#232;les choisiront, parmi les moyens de se cultiver et les divertissements offerts par la soci&#233;t&#233;, ceux qui s'accordent le mieux avec une vie conforme aux pr&#233;ceptes de l'&#201;vangile &#187; (n&#176; 68). &#171; Le dimanche doit &#233;galement donner aux fid&#232;les l'occasion de se consacrer aux &#339;uvres de mis&#233;ricorde, de charit&#233; et d'apostolat &#187; (n&#176; 69). &#171; De fait, d&#232;s les temps apostoliques, le rassemblement dominical a &#233;t&#233; pour les chr&#233;tiens un moment de partage fraternel avec les plus pauvres &#187; (n&#176; 70).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le dimanche chr&#233;tien est donc tout autre chose qu'une &#233;vasion. Il est plut&#244;t une &#171; proph&#233;tie &#187; inscrite dans le temps, une proph&#233;tie qui oblige les croyants &#224; suivre les pas de Celui qui est venu &#171; porter la bonne nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs la d&#233;livrance et aux aveugles le retour &#224; la vue, renvoyer en libert&#233; les opprim&#233;s, proclamer une ann&#233;e de gr&#226;ce du Seigneur &#187; (Luc 4, 18-19). &#192; son &#233;cole, dans la m&#233;moire dominicale de la P&#226;que et se souvenant de sa promesse : &#171; Je vous laisse la paix ; c'est ma paix que je vous donne &#187; (Jean 14, 27), le croyant devient &#224; son tour artisan de paix &#187; (n&#176; 73).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Eucharistie dominicale</title>
		<link>http://www.dominique-le-tourneau.fr/L-Eucharistie-dominicale</link>
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		<dc:date>2009-04-10T09:58:43Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Le Tourneau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'&#201;glise prescrit que &#171; le dimanche et les autres jours de f&#234;te de pr&#233;cepte, les fid&#232;les sont tenus par l'obligation de participer &#224; la messe &#187; (Code de droit canonique, canon 1427). &#171; Selon la tradition apostolique dont l'origine remonte jusqu'au jour m&#234;me de la r&#233;surrection du Seigneur, l'&#201;glise c&#233;l&#232;bre le myst&#232;re pascal chaque huiti&#232;me jour, qui est nomm&#233; &#224; juste titre jour du Seigneur ou jour dominical &#187; (concile Vatican II, constitution Sacrosanctum Concilium, n&#176; 106). &lt;br class='autobr' /&gt;
Le dimanche (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.dominique-le-tourneau.fr/-L-Eucharistie-" rel="directory"&gt;L'Eucharistie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#201;glise prescrit que &#171; le dimanche et les autres jours de f&#234;te de pr&#233;cepte, les fid&#232;les sont tenus par l'obligation de participer &#224; la messe &#187; (&lt;em&gt;Code de droit canonique&lt;/em&gt;, canon 1427). &#171; Selon la tradition apostolique dont l'origine remonte jusqu'au jour m&#234;me de la r&#233;surrection du Seigneur, l'&#201;glise c&#233;l&#232;bre le myst&#232;re pascal chaque huiti&#232;me jour, qui est nomm&#233; &#224; juste titre jour du Seigneur ou jour dominical &#187; (concile Vatican II, constitution &lt;em&gt;Sacrosanctum Concilium&lt;/em&gt;, n&#176; 106).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dimanche prend le relais du sabbat, jour de repos de l'Ancienne Alliance, &#224; la suite du repos de Dieu au terme de la Cr&#233;ation : &#171; Dieu se reposa le septi&#232;me jour de tout le travail qu'il avait fait. Et Dieu b&#233;nit le septi&#232;me jour et le sanctifia &#187; (Gen&#232;se 2, 2-3). Il prescrivit plus tard aux H&#233;breux de respecter ce jour saint. C'est le troisi&#232;me des commandements : &#171; Tu te souviendras que tu as &#233;t&#233; esclave au pays d'&#201;gypte et que Yahv&#233; ton Dieu t'en a fait sortir &#224; main forte et &#224; bras &#233;tendu. Voil&#224; pourquoi le Seigneur ton Dieu te commande de pratiquer le jour du sabbat &#187; (Deut&#233;ronome 5, 15).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le jour du repos est donc tel, d'abord parce qu'il est le jour b&#233;ni &#187; par Dieu et &#171; sanctifi&#233; &#187; par lui, autrement dit s&#233;par&#233; des autres jours pour &#234;tre, entre tous, le &#171; jour du Seigneur &#187; (Jean-Paul II, lettre apostolique Le jour du Seigneur, n&#176; 14).&lt;br class='autobr' /&gt;
J&#233;sus est ressuscit&#233; d'entre les morts &#171; le premier jour de la semaine &#187; (Matthieu 28, 1). &#171; En tant que &#171; premier jour &#187;, le jour de la R&#233;surrection du Christ rappelle la premi&#232;re cr&#233;ation &#187; (&lt;em&gt;Cat&#233;chisme de l'&#201;glise catholique&lt;/em&gt;, n&#176; 2174). En effet, en lui se r&#233;alise pleinement le sens &#171; spirituel &#187; du sabbat : &#171; Nous consid&#233;rons que la personne de notre R&#233;dempteur, notre Seigneur J&#233;sus-Christ, est le vrai sabbat &#187; (saint Gr&#233;goire le Grand, &lt;em&gt;Epistola&lt;/em&gt; 13, 1 ; Jean-Paul II, lettre cit&#233;e, n&#176; 18). &#171; En tant que &#171; huiti&#232;me jour &#187; qui suit le sabbat, il signifie la nouvelle cr&#233;ation inaugur&#233;e avec la R&#233;surrection du Christ. Il est devenu pour les chr&#233;tiens le premier de tous les jours, la premi&#232;re de toutes les f&#234;tes, le jour du Seigneur (&lt;em&gt;H&#232; kuriak&#232; h&#232;mera&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;dies dominica&lt;/em&gt;), le &#171; dimanche &#187; (&lt;em&gt;Cat&#233;chisme de l'&#201;glise catholique&lt;/em&gt;, n&#176; 2174).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le concile Vatican II a d&#233;clar&#233; que &#171; la principale manifestation de l'&#201;glise r&#233;side dans la participation pl&#233;ni&#232;re et active de tout le saint peuple de Dieu aux m&#234;mes c&#233;l&#233;brations liturgiques, surtout &#224; la m&#234;me Eucharistie, dans une seule pri&#232;re, aupr&#232;s de l'autel unique o&#249; pr&#233;side l'&#233;v&#234;que entour&#233; de son presbyt&#233;rium et de ses ministres (constitution &lt;em&gt;Sacrosanctum Concilium&lt;/em&gt;, n&#176; 41). Ceci vaut avant tout pour le dimanche, qui &#171; doit &#234;tre observ&#233; dans l'&#201;glise tout enti&#232;re comme le principal jour de f&#234;te de pr&#233;cepte &#187; (&lt;em&gt;Code de droit canonique&lt;/em&gt;, canon 1246 &#167; 1). De ce fait, l'Eucharistie dominicale, &#171; avec l'obligation de la pr&#233;sence communautaire et la solennit&#233; particuli&#232;re qui la distingue, pr&#233;cis&#233;ment parce qu'elle est c&#233;l&#233;br&#233;e &#171; le jour o&#249; le Christ est ressuscit&#233; d'entre les morts et nous a fait participer &#224; sa vie immortelle &#187;, souligne avec plus de force sa dimension eccl&#233;siale, se situant comme le mod&#232;le des autres c&#233;l&#233;brations eucharistiques &#187; (Jean-Paul II, lettre cit&#233;e, n&#176; 34).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Cette obligation de conscience, fond&#233;e sur un besoin int&#233;rieur que les chr&#233;tiens des premiers si&#232;cles &#233;prouvaient avec tant de force, l'&#201;glise n'a cess&#233; de l'affirmer, m&#234;me si elle n'a pas estim&#233; n&#233;cessaire de la prescrire d'embl&#233;e. C'est seulement plus tard, devant la ti&#233;deur ou la n&#233;gligence de certains, qu'elle a d&#251; expliciter le devoir de participer &#224; la Messe dominicale : elle l'a fait le plus souvent sous forme d'exhortations, mais elle a d&#251; parfois recourir aussi &#224; des dispositions canoniques pr&#233;cises. C'est ce qu'elle a fait en divers Conciles particuliers &#224; partir du IVe si&#232;cle (par exemple au Concile d'Elvire en 300, qui ne parle pas d'obligation mais des cons&#233;quences p&#233;nales de trois absences) et surtout &#224; partir du VIe si&#232;cle (comme cela a &#233;t&#233; fait au Concile d'Agde en 506). Ces d&#233;crets de Conciles particuliers ont abouti &#224; une coutume universelle &#224; caract&#232;re d'obligation, comme une chose tout &#224; fait &#233;vidente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Code de Droit canonique de 1917 donnait pour la premi&#232;re fois &#224; cette tradition la forme d'une loi universelle. Le Code actuel la reprend, disant que &#171; le dimanche et les autres jours de f&#234;te de pr&#233;cepte, les fid&#232;les sont tenus par l'obligation de participer &#224; la Messe &#187;. Cette loi a &#233;t&#233; normalement entendue comme impliquant une obligation grave : c'est ce qu'enseigne aussi le Cat&#233;chisme de l'&#201;glise catholique, et l'on en comprend bien la raison si l'on consid&#232;re l'importance que rev&#234;t le dimanche pour la vie chr&#233;tienne &#187; (Jean-Paul II, lettre apostolique Le Jour du Seigneur, n&#176; 47). &#171; Satisfait au pr&#233;cepte de participation &#224; la messe, qui assiste &#224; la messe c&#233;l&#233;br&#233;e selon le rite catholique le jour de f&#234;te lui-m&#234;me ou le soir du jour pr&#233;c&#233;dent &#187; (Code de droit canonique, canon 1248 &#167; 1). Ce n'est pas le cas de celui qui suivrait la messe &#224; la t&#233;l&#233;vision, ni des personnes qui participent &#224; une Assembl&#233;e dominicale en l'absence de pr&#234;tre, car pour satisfaire au pr&#233;cepte, il faut &#234;tre physiquement pr&#233;sent l&#224; o&#249; la messe est c&#233;l&#233;br&#233;e. On peut &#234;tre exempt&#233; de ce pr&#233;cepte pour des raisons graves : maladie, soin des nourrissons, par exemple, ou dispens&#233; par le pasteur propre dans des circonstances d&#233;termin&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'action de gr&#226;ces</title>
		<link>http://www.dominique-le-tourneau.fr/L-action-de-graces</link>
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		<dc:date>2009-04-10T09:58:25Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Le Tourneau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'attitude la plus logique quand nous recevons un cadeau est de manifester de la reconnaissance envers le donateur, une reconnaissance d'autant plus grande que le pr&#233;sent est d'importance. Dans l'Eucharistie, nous ne percevons pas un bien quelconque, mais l'auteur m&#234;me de notre vie et de la gr&#226;ce. Notre foi nous dit que J&#233;sus-Christ est &#171; vraiment, r&#233;ellement et substantiellement pr&#233;sent &#187; dans le Saint-sacrement, dans chaque hostie consacr&#233;e, et qu'il s'y trouve en entier, avec son corps, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.dominique-le-tourneau.fr/-L-Eucharistie-" rel="directory"&gt;L'Eucharistie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'attitude la plus logique quand nous recevons un cadeau est de manifester de la reconnaissance envers le donateur, une reconnaissance d'autant plus grande que le pr&#233;sent est d'importance. Dans l'Eucharistie, nous ne percevons pas un bien quelconque, mais l'auteur m&#234;me de notre vie et de la gr&#226;ce. Notre foi nous dit que J&#233;sus-Christ est &#171; vraiment, r&#233;ellement et substantiellement pr&#233;sent &#187; dans le Saint-sacrement, dans chaque hostie consacr&#233;e, et qu'il s'y trouve en entier, avec son corps, son sang, son &#226;me et sa divinit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, l'&#171; esp&#232;ce sacramentelle &#187; du pain consacr&#233; et devenu vrai corps de notre Seigneur ne se dissout en nous qu'au bout d'une dizaine de minutes. Pendant ce temps-l&#224;, notre &#226;me est un v&#233;ritable tabernacle qui abrite r&#233;ellement le Dieu fait Homme. Il est donc logique que nous t&#226;chions de consacrer ces dix minutes &#224; remercier le Seigneur d'&#234;tre descendu dans notre &#226;me, qui, quelle que soit notre pr&#233;paration, ressemblera toujours davantage &#224; l'&#233;table de Bethl&#233;em qu'au palais d'un grand roi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les saints, en particulier sainte Th&#233;r&#232;se, Bossuet aimait &#224; le rappeler, nous ont souvent dit que l'action de gr&#226;ces sacramentelle est pour nous le moment le plus pr&#233;cieux de la vie spirituelle. L'essence du Sacrifice de la Messe est bien dans la double cons&#233;cration, mais c'est par la communion que nous participons nous-m&#234;mes &#224; ce sacrifice d'une valeur infinie. Il doit y avoir en ce moment un contact de la sainte &#226;me de J&#233;sus, unie personnellement au Verbe, avec la n&#244;tre, une union intime de son intelligence humaine &#233;clair&#233;e par la lumi&#232;re de gloire avec notre intelligence souvent obscurcie, oublieuse de nos grands devoirs, obtuse en quelque sorte &#224; l'&#233;gard des choses divines ; il doit y avoir aussi une union non moins profonde de la volont&#233; humaine du Christ, immuablement fix&#233;e dans le bien, avec notre volont&#233; chancelante, et enfin une union de sa sensibilit&#233; si pure avec la n&#244;tre parfois si troubl&#233;e. Dans la sensibilit&#233; du Sauveur il y a les deux vertus de force et de virginit&#233; qui fortifient et virginisent les &#226;mes qui s'approchent de Lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, &lt;em&gt;J&#233;sus ne parle qu'&#224; ceux qui l'&#233;coutent&lt;/em&gt;, qu'&#224; ceux qui ne sont pas volontairement distraits. Nous ne devons pas seulement nous reprocher nos distractions directement volontaires, mais celles qui le sont indirectement, par suite de notre &lt;em&gt;n&#233;gligence&lt;/em&gt; &#224; consid&#233;rer ce que nous devons consid&#233;rer, &#224; vouloir ce que nous devons vouloir, &#224; faire ce que nous devons faire. Cette n&#233;gligence est source d'une foule de p&#233;ch&#233;s d'omission, qui passent presque inaper&#231;us &#224; l'examen de conscience, parce qu'ils ne sont rien de positif, mais l'absence de ce qui devrait &#234;tre. Bien des personnes, qui ne se trouvent pas de p&#233;ch&#233;s parce qu'elles n'ont &lt;em&gt;commis&lt;/em&gt; rien de grave, sont pleines de n&#233;gligences indirectement volontaires et par suite coupables. Ne n&#233;gligeons pas le devoir de l'action de gr&#226;ces, comme il arrive trop souvent aujourd'hui. Quels fruits peuvent porter des communions faites avec tant de sans-g&#234;ne ? &#187; (R. Garrigou-Lagrange, O.P., &lt;em&gt;La Vie Spirituelle&lt;/em&gt;, 44 (1935), p. 141-149).&lt;br class='autobr' /&gt;
Un ancien texte, la &lt;em&gt;Didach&#233;&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Doctrine des ap&#244;tres&lt;/em&gt;, qui remonte au IIe si&#232;cle, invite &#224; rendre gr&#226;ce &#224; Dieu pour le pain et le vin qui ont &#233;t&#233; offerts &#224; l'autel et qui, changeant de nature quoique non de constitution chimique, sont devenus vraiment le Corps et le Sang du Christ. Nous y lisons ceci, qui peut servir d'exemple :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pour l'Eucharistie, rendez gr&#226;ce ainsi :&lt;br class='autobr' /&gt;
D'abord pour la coupe :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous te rendons gr&#226;ce, notre P&#232;re, pour la sainte vigne de David, ton serviteur, que tu nous as r&#233;v&#233;l&#233; par J&#233;sus, ton serviteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gloire &#224; toi dans les si&#232;cles !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis pour le pain rompu :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous te rendons gr&#226;ce, notre P&#232;re, pour la vie et la connaissance que tu nous as r&#233;v&#233;l&#233;es par J&#233;sus, ton serviteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gloire &#224; toi dans les si&#232;cles !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme ce pain rompu autrefois diss&#233;min&#233; sur les collines a &#233;t&#233; recueilli pour ne plus faire qu'un,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'ainsi soit rassembl&#233;e ton &#201;glise des extr&#233;mit&#233;s de la terre dans ton royaume.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car c'est &#224; toi qu'appartiennent la gloire et la puissance, par J&#233;sus-Christ, dans les si&#232;cles ! &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>La communion sous les deux esp&#232;ces</title>
		<link>http://www.dominique-le-tourneau.fr/La-communion-sous-les-deux-especes</link>
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		<dc:date>2009-04-10T09:58:15Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Le Tourneau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Nous avons vu que le Christ est pr&#233;sent tout entier dans chaque esp&#232;ce sacramentelle et dans chacune de ses parties. Par cons&#233;quent, la communion au seul Corps du Christ remplit pleinement sa fonction de nous faire entrer dans la vie intratrinitaire et de nous apporter la nourriture n&#233;cessaire &#224; notre vie de chr&#233;tien. &#171; En ce qui concerne les fruits de la communion, ceux qui re&#231;oivent une seule esp&#232;ce ne sont priv&#233;s d'aucune gr&#226;ce n&#233;cessaire au salut &#187; (concile de Trente, cit&#233; dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.dominique-le-tourneau.fr/-L-Eucharistie-" rel="directory"&gt;L'Eucharistie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous avons vu que le Christ est pr&#233;sent tout entier dans chaque esp&#232;ce sacramentelle et dans chacune de ses parties. Par cons&#233;quent, la communion au seul Corps du Christ remplit pleinement sa fonction de nous faire entrer dans la vie intratrinitaire et de nous apporter la nourriture n&#233;cessaire &#224; notre vie de chr&#233;tien. &#171; En ce qui concerne les fruits de la communion, ceux qui re&#231;oivent une seule esp&#232;ce ne sont priv&#233;s d'aucune gr&#226;ce n&#233;cessaire au salut &#187; (concile de Trente, cit&#233; dans &lt;em&gt;Introduction g&#233;n&#233;rale du missel romain&lt;/em&gt; IIIe &#233;dition, 2000, n&#176; 282). Cependant, &#171; la sainte communion r&#233;alise plus pleinement sa forme de signe lorsqu'elle est faite sous les deux esp&#232;ces. En effet, sous cette forme, le signe du banquet eucharistique est davantage mis en lumi&#232;re, et l'on exprime plus clairement la volont&#233; divine d'accomplir la nouvelle et &#233;ternelle Alliance dans le Sang du Seigneur. De cette fa&#231;on, on montre aussi plus clairement la relation entre le banquet eucharistique et le banquet eschatologique dans le royaume du P&#232;re (&lt;em&gt;Ibid.&lt;/em&gt;, n&#176; 281). Ceci &#233;tant la communion est donn&#233;e sous les deux esp&#232;ces &#171; selon les lois liturgiques &#187; (&lt;em&gt;Code de droit canonique&lt;/em&gt;, canon 925), non selon l'arbitraire du c&#233;l&#233;brant, et ne peut pas non plus devenir une pratique habituelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En plus des cas indiqu&#233;s dans les livres liturgiques, la communion sous les deux esp&#232;ces est permise : a) aux pr&#234;tres qui ne peuvent c&#233;l&#233;brer ou conc&#233;l&#233;brer ; b) au diacre et &#224; tous ceux qui exercent une fonction au cours de la messe ; c) aux membres des communaut&#233;s, au cours de la messe conventuelle ou &#224; la messe dite de communaut&#233;, aux s&#233;minaristes et &#224; tous ceux qui font les exercices spirituels ou participent &#224; une r&#233;union spirituelle ou pastorale. L'&#233;v&#234;que dioc&#233;sain peut d&#233;terminer pour son dioc&#232;se des normes [&#8230;] qui devront &#234;tre observ&#233;es aussi dans les &#233;glises des religieux et par les petits groupes. Il a aussi la facult&#233; de permettre de donner la communion sous les deux esp&#232;ces, chaque fois que le pr&#234;tre c&#233;l&#233;brant estime opportun de le faire sans risque de faute, c'est-&#224;-dire pourvu que les fid&#232;les soient bien instruits et que soit &#233;vit&#233; tout danger de profaner le sacrement, ou encore que le nombre de participants ou une raison quelconque ne rende le rite trop difficile &#224; r&#233;aliser &#187; (&lt;em&gt;Introduction g&#233;n&#233;rale du missel romain&lt;/em&gt; IIIe &#233;dition, 2000, n&#176; 283). &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la pratique, cela peut se faire de plusieurs fa&#231;ons : soit le pr&#234;tre prend le Corps du Christ qu'il trempe dans le Sang ou &#171; intinction &#187; (ce n'est en aucun cas le fid&#232;le non clerc qui &#171; se communie &#187; lui-m&#234;me), soit le fid&#232;le communie d'abord au Corps, puis boit au calice, en principe avec une pipette pr&#233;vue &#224; cet effet : &#171; Il n'est pas permis aux fid&#232;les de prendre eux-m&#234;mes le pain consacr&#233; ou le calice, et encore moins de se le transmettre de main en main &#187; (&lt;em&gt;Ibid.&lt;/em&gt;, n&#176; 160). &#171; Il est possible de consommer le Sang du Christ soit en buvant directement au calice, soit par intinction, soit en employant un chalumeau, ou une cuiller &#187;. &#192; d&#233;faut, quand la communion est administr&#233;e par intinction, il faut utiliser des hosties, qui ne doivent &#234;tre ni trop minces ni trop petites, et celui qui communie doit recevoir le Sacrement de la part du pr&#234;tre uniquement dans la bouche &#187; (instruction &lt;em&gt;Redemptionis Sacramentum&lt;/em&gt;, n&#176; 103).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les fa&#231;ons de communier</title>
		<link>http://www.dominique-le-tourneau.fr/Les-facons-de-communier</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Le Tourneau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La communion peut &#234;tre administr&#233;e dans la bouche ou d&#233;pos&#233;e dans la main du fid&#232;le. Cette derni&#232;re pratique a &#233;t&#233; autoris&#233;e par le Saint-Si&#232;ge &#224; la demande de certaines conf&#233;rences d'&#233;v&#234;ques. Mais elle doit respecter &#171; le libre choix et la libre volont&#233; de ceux qui, l&#224; o&#249; a &#233;t&#233; autoris&#233;e aussi la distribution de la communion dans la main, pr&#233;f&#232;rent s'en tenir &#224; l'usage de la recevoir dans la bouche &#187; (Jean-Paul II, Lettre &#224; tous les &#233;v&#234;ques sur le sacrement de l'Eucharistie, 24 f&#233;vrier (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.dominique-le-tourneau.fr/-L-Eucharistie-" rel="directory"&gt;L'Eucharistie&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La communion peut &#234;tre administr&#233;e dans la bouche ou d&#233;pos&#233;e dans la main du fid&#232;le. Cette derni&#232;re pratique a &#233;t&#233; autoris&#233;e par le Saint-Si&#232;ge &#224; la demande de certaines conf&#233;rences d'&#233;v&#234;ques. Mais elle doit respecter &#171; le libre choix et la libre volont&#233; de ceux qui, l&#224; o&#249; a &#233;t&#233; autoris&#233;e aussi la distribution de la communion dans la main, pr&#233;f&#232;rent s'en tenir &#224; l'usage de la recevoir dans la bouche &#187; (Jean-Paul II, Lettre &#224; tous les &#233;v&#234;ques sur le sacrement de l'Eucharistie, 24 f&#233;vrier 1980, n&#176; 11). On n'oubliera pas que &#171; toucher les saintes esp&#232;ces, &lt;em&gt;les distribuer de ses mains&lt;/em&gt;, est un privil&#232;ge de personnes ordonn&#233;es, qui indique &lt;em&gt;une participation active au minist&#232;re de l'Eucharistie&lt;/em&gt;. Il ne fait aucun doute que l'&#201;glise peut conc&#233;der cette facult&#233; &#224; des personnes qui ne sont ni pr&#234;tres ni diacres, comme le sont les acolytes dans l'exercice de leur minist&#232;re, sp&#233;cialement s'ils sont destin&#233;s &#224; une future ordination, ou d'autres la&#239;ques qui y sont habilit&#233;s pour une juste n&#233;cessit&#233;, et toujours apr&#232;s une pr&#233;paration ad&#233;quate &#187; (Jean-Paul II, &lt;em&gt;Ibid.&lt;/em&gt;), selon les normes du droit (cf. &lt;em&gt;Code de droit canonique&lt;/em&gt;, canon 230 &#167; 3). Quand le communiant re&#231;oit le Sacrement dans la main, &#171; dans les r&#233;gions o&#249; la conf&#233;rence des &#233;v&#234;ques le permet, avec la confirmation du Si&#232;ge Apostolique, [&#8230;] il faut veiller attentivement dans ce cas &#224; ce que l'hostie soit consomm&#233;e aussit&#244;t par le communiant devant le ministre, pour que personne ne s'&#233;loigne avec les esp&#232;ces eucharistiques dans la main. S'il y a un risque de profanation, la sainte communion ne doit pas &#234;tre donn&#233;e dans la main des fid&#232;les &#187; (instruction Redemptionis Sacramentum, n&#176; 92).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les fid&#232;les communient &#224; genoux ou debout, selon ce qu'aura &#233;tabli la conf&#233;rence des &#233;v&#234;ques &#187;, avec la confirmation du Si&#232;ge Apostolique. &#171; Toutefois, quand ils communient debout, il est recommand&#233; qu'avant de recevoir le Sacrement ils fassent le geste de respect qui lui est d&#251;, que la conf&#233;rence des &#233;v&#234;ques aura &#233;tabli &#187; (&lt;em&gt;Ibid.&lt;/em&gt;, n&#176; 90). &#171; Il faut maintenir l'usage du plateau pour la Communion des fid&#232;les, afin d'&#233;viter que la sainte hostie, ou quelque fragment, ne tombe &#224; terre &#187; (&lt;em&gt;Ibid.&lt;/em&gt;, n&#176; 93).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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