
samedi 28 novembre 2009
8. Le ministre du sacrement de la pénitence (suite)
Le confesseur se montrera aussi particulièrement disponible pour administrer le sacrement de pénitence aux fidèles qui le lui demandent raisonnablement — c’est une obligation de sa condition sacerdotale — et doit offrir aux fidèles qui lui sont confiés la possibilité « de se confesser individuellement à des jours et heures fixés qui leur soient commodes » (Code de droit canonique, canon 986 § 1). Il se rappellera qu’il est au service des fidèles, tout ministère dans l’Église étant d’ailleurs un ministère de service. Il doit réunir des « qualités humaines de prudence, de discrétion, de discernement, de fermeté tempérée par la douceur et la bonté. […] Il doit le premier parcourir lui-même ce chemin et donner — plus par des actes que par d’abondants discours — des preuves d’expérience réelle de l’oraison vécue, de pratique des vertus évangéliques théologales et morales, d’obéissance fidèle à la volonté de Dieu, d’amour de l’Église et de docilité à son magistère [son enseignement]. […] Quel trésor de grâce, de vie véritable et de rayonnement spirituel ne retomberait-il pas sur l’Église, si chaque prêtre veillait à ne jamais manquer, par négligence ou sous divers prétextes, le rendez-vous avec ses fidèles au confessionnal, et veillait avec encore plus de soin à ne jamais s’y rendre sans préparation, ou démuni des qualités humaines indispensables et des conditions spirituelles et pastorales » (Jean-Paul II, exhortation apostolique Réconciliation et pénitence, n° 29). Le confesseur doit donc réunir « une connaissance éprouvée du comportement chrétien, l’expérience des choses humaines, le respect et la délicatesse envers celui qui est tombé ; il doit aimer la vérité, être fidèle au magistère de l’Église et conduire le pénitent avec patience vers la guérison et la pleine maturité. Il doit prier et faire pénitence pour lui en le confiant à la miséricorde du Seigneur » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 1466). Le prêtre, lorsqu’il administre ce sacrement, agit en tant que Juge, Médecin, Père et Pasteur, à l’imitation du Christ qui « est, pour nous, Roi, Médecin, Maître et Ami » (saint Josémaria, Quand le Christ passe, n° 92). Il « accomplit le ministère du Bon Pasteur qui cherche la brebis perdue, celui du Bon Samaritain qui panse les blessures, du Père qui attend le fils prodigue et l’accueille à son retour, du juste juge qui ne fait pas acception de personne et dont le jugement est à la fois juste et miséricordieux. Bref, le prêtre est le signe et l’instrument de l’amour miséricordieux de Dieu envers le pécheur » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 1465).
(à suivre…)