
samedi 28 novembre 2009
24. La nécessité de compléter la satisfaction (suite)
« Les jours et temps de pénitence pour l’Église tout entière sont chaque vendredi de toute l’année et le temps du Carême » (Code de droit canonique, canon 1250). « L’abstinence de viande ou d’une autre nourriture […] sera observée chaque vendredi de l’année ; mais l’abstinence et le jeûne seront observés le Mercredi des Cendres et le Vendredi de la Passion et de la Mort de Notre Seigneur Jésus-Christ » (Ibid., canon1251). L’abstinence oblige à partir de 14 ans. Le jeûne oblige tous ceux qui ont l’âge de la majorité canonique (18 ans) et jusqu’à 59 ans accomplis. Le jeûne établi par la loi ecclésiastique consiste à prendre un seul repas dans la journée, bien que l’on puisse aussi prendre quelque chose le matin et le soir. « La conférence des évêques peut préciser davantage les modalités d’observance du jeûne et de l’abstinence, ainsi que les autres formes de pénitence, surtout les œuvres de charité et les exercices de piété qui peuvent tenir lieu en tout ou en partie de l’abstinence et du jeûne » (Ibid., canon 1253). Par exemple, la Conférence des évêques de France a déterminé ceci : « 1. Tous les vendredis de l’année, en souvenir de la Passion du Christ, ils [les catholiques] doivent manifester cet esprit de pénitence par des actes concrets : soit en s’abstenant de viande, ou d’alcool, ou de tabac… ; soit en s’imposant une pratique plus intense de la prière et du partage. 2. Pendant le temps du Carême : a) tous les vendredis, ils doivent s’abstenir de viande s’ils le peuvent ; b) le mercredi des Cendres, jour où commence le Carême, et le Vendredi saint, jour de la mort du Sauveur, ils s’abstiennent de viande, ils jeûnent en se privant substantiellement de nourriture selon leur âge et leurs forces, et réservent un temps notable pour la prière » (Bulletin Officiel de la Conférence des évêques de France, n° 30, 28 janvier 1986). La pénitence corporelle sert aussi à expier les péchés et à nous unir à la Passion rédemptrice du Christ (cf. Catéchisme de l’Église catholique, n° 1505), comme l’enseigne saint Paul : « Je complète en ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps, qui est l’Église » (Colossiens 1, 24).
(à suivre…)